BLANCHE DE FRANCE
Tombeau de Blanche de France (1).
(lJ Réduction d’un dessin en noir et en couleurs de la Collection de Gaignières; Coll. Clairatnbaull, 682 , fol. i43.
Sous la première arcade, dans une disposition symétrique au tombeau de Charles d’Etampes, se trouvait le tombeau de Blanche de France, fille de saint Louis, qui avait été reconstitué après l’incendie de l’église.
Le sarcophage portait une statue de marbre blanc qui représentait la princesse vêtue du costume des religieuses de Sainte-Claire, la têle posée sur un coussin, les mains jointes sur la poitrine et les pieds appuyés sur deux petits chiens h).
L’épitaphe primitive, détruite par l’incendie, avait été remplacée par une inscription gravée sur une table de marbre noir, fixée à la tête du mausolée, contre le pilier du chœur, au-dessus d’un piédestal, qui portait le chillre de la princesse entre deux branches de laurier^.
Au pied du mausolée, une statuette représentant saint Louis était adossée au pilier.
Un grillage de fer, dont les montants se terminaient par des fleurs de lis, entourait le tombeau.
L’épitaphe de la princesse était ainsi conçue :
1165. — CY GIST MADAME DE || TRES BONNE MEMOIRE || MADAME BLANCHE, || FILLE DE SAINCT LOUYS, || JADIS RoY DE FRANCE, || ET FEMME JADIS DE MONSEIGNEUR Ferrant, aysné || fils du Roy de Chas||tille, laquelle tres||passa le xviie de JUIN, || l’an DE GRACE MIL IIIe XX.
Armes. D'azur semé de fleurs de Us d’or.
Texte d’après le dessiu ci-dessus; — Bonfons, fol. 8 U
Monuments et inscriptions derrière le maître-autel, dans la petite chapelle de Sainte-Catherine
(1) La statue de Blanche fut recueillie au Dépôt des Petits-Auguslins et cataloguée au Musée des monuments français sous le n° h h. Elle est actuellement conservée à Saint-Denis. On y a joint une épitaphe, composée et gravée de nos jours, dont Guilhermy a publié le texte. ( Monographie de Saint- Denis, p. 2Ôg.)
(2) On avait d’ailleurs reproduit exactement le texte de l’ancienne épitaphe, telle cpie Bonfons l'a imprimée en deux fragments.
(3) Cette chapelle était indifféremment désignée sous le titre de Sainte-Catherine ou des Onze mille Vierges. C’est ainsi qu’un contrat du 2/1 novembre 1612 constate que «madame Catherine de Joyeuse,
duchesse de Guise, a donné la somme de 1,600 livres pour mettre en fonds, faisant 100 livres de rente, à la charge de dire une messe tous les lundis dans la cbappelle des Onze mil Vierges, à l'i itenlion de madame Catherine de Nogaret, sa mere, femme de messire Henry de Joyeuse, seigneur de Bouchage, enterrée en ladite cbappelle, dont la propriété a esté accordée à ladite fondatrice et aux siens». (Arch. nat. , LL. i523, p. 170.)
D’autre part, un contrat du i3 mai i63i porte fondation de messes par Gaspard de Fieubet «en la chappelle et autel saincle Catherine, qui est derrière le grand autel». (Ibid. , LL. 1620, fol. 22 v°.)
PIERRE FILHOL.
Tombeau de Pierre Filboi W.
Du côté droit, sous la première arcade, se trouvait le tombeau de ce prélat, eu marbre blanc et noir et en pierre coloriée d’or et d’azur.
Un sarcophage de marbre orné sur les flancs de statuettes des douze apôtres portait la statue du défunt revêtu de ses habits pontificaux, la tête mitrée repo-
!l) Réduction d’un dessin en noir et en couleurs de la Collection de Galgnières; F. lat. 1 7021, fol. 90.
saut sur un coussin, les mains jointes sur la poitrine et la croix pastorale au côté droit.
Aux angles du tombeau, quatre piliers avec chapitaux corinthiens soutenaient un entablement surmonté d’un Calvaire oi\ le défunt était figuré près delà croix, à genoux devant un prie-Dieu, avec son patron saint Pierre debout à ses côtés.
Sur la frise était sculptée l’hydre symbolique, à sept têtes couronnées, accompagnée de cette légende, qui se déroulait sur une banderole :
Per unum iiominem peccatum intravit in hunc mundum et perpétua mors.
Sous le portique, aux pieds du tombeau, la Vierge tenant l’enfant Jésus était posée sur une console soutenue par un cartouche orné des armes du défunt, timbrées du chapeau.
A la tète, on lisait l’épitaphe de l’évêque gravée sur une table de cuivre ornée
d’une bordure à filets perlés, avec les médaillons des Evangélistes aux quatre angles 9).
1166. — CY GIST REVEREND PERE EN ||DlEU, AIESSIRE PlERRE FlLHOL, |] NATIF DE LA VILLE DE CANNAT EN BOURBONNOIS, EN SON |] VIVANT ARCHEVESQUE û’AlX EN || Provence, lieutenant || general pour le Roy nostre sire || au gouvernement de Paris || et Isle de France, lequel, || apres avoir vescu honora||blement en
CE MONDE CENS ET II || ANS, TRF.SPASSA EN CESTE VILLE || DE PARIS, LE XXII JOUR DE JANVIER, L’AN MIL ! CINQ CENS QUARANTE. PRIEZ DlEU POUR LU Y.
Armes. D’azur à la bande d’or accompagnée de deux branches de chêne du même.
Bibl. nat. mss.; F. lat. 17021, fol. 91 (reproduction figurée); — Bonfons, fol. 85.