CHAPELLE DU SÉPULCRE DE JÉRUSALEM
Cette chapelle avait été concédée à Jean de Monceaux, au commencement du xvie siècle. Cette concession fut renouvelée à ses successeurs par contrat du ier mars 1611 W.
Lorsque la confrérie des Chevaliers voyageurs du Saint-Sépulcre de Jérusalem eut installé son siège aux Cordeliers, elle obtint la jouissance de cette chapelle pour y faire célébrer ses services religieux, mais sans qu’il lui fût accordé aucun droit de sépulture pour ses membres (2b
(1) rr Messieurs de Monceaux sont reconnus fondateurs, réparateurs et décorateurs de la chapelle du S' Sepulchre, par contract passé avec M. François de Monceaux, le 1er mars 1611, par lequel 011 reconnoist que plus de cent ans avant ledit contract ses prédécesseurs y avoient droit de sépulture et avoient réparé ladite chappelle après l’incendie de l’eglise arrivé l’an i58a.
rrL’an i555, la confrairie du S1 Sepulchre fut establie et receue dans le convent. On accorda cette chappelle aux confrères, pour y faire leurs dévotions seulement, sans droit de sépulture.» (Arch. nat.,LL. i523, p. 270.)
Le contrat du 1" mars 1611, passé par-devant Garnon et Le Moyne, notaires, entre M. François de Monceaux et le Discrétoire, constatait que tries ayeuls dudit Monceaux sont fondateurs et décorateurs de la chappelle du S' Sepulchre et réparateurs d’icelle, après l’incendie de l’eglise arrivé en l’an i582, et y ont droit de sépulture plus de cent ans avant ledit contract, et que, pour y augmenter le service, ledit de Monceaux a donné la somme de 8oott, faisant 5oott de rente pour estre employée au bastiment d’un logis commencé au bas de l’eglise dont le fonds appartient au convent parles bienfaits des seigneurs de Monceaux, à la charge de dire en laditte chappelle une messe basse tous les dimanches et un service le 21 mars , et s’est ledit sieur réservé le droit de sépulture m.
pour luy et les siens, avec exclusion de tous autres, sans son consentement, le tout receu par le Discretoire et approuvé par monsieur le President de Thon, pere spirituel. R. P. Parigot, gardien.» (Arch. nat. , LL. i523, p. 169.)
(2) L’origine des rrCroizez ou Palmiers» remontait au règne de saint Louis. Ce roi avait prescrit que ceux qui voudraient se rendre en Terre sainte devraient aller le trouver pour qu’il leur facilitât les moyens de faire le voyage, et que ceux qui revenaient de Jérusalem se présenteraient aussi à la cour pour lui rendre compte de la situation des Chrétiens d’Orient. Les voyageurs avaient comme insigne une croix de Jérusalem en drap rouge sur leur manteau, et, à leur retour, ils rapportaient des palmes, d’où leur double surnom. Ils s’assemblèrent d’abord à la Sainte-Chapelle, puis au palais des Tournelles, pour régler les questions de pèlerinages. Louis le Hulin leur donna une chambre aux Cordeliers et c’est là qu’ils instituèrent la confrérie au sujet de laquelle Du Breul nous fournit de curieux renseignements, ainsi que sur les transformations opérées par elle dans la chapelle du Sépulcre :
rr Environ 1 336 , huict bourgeois de Paris, voyagers dudit S. Sepulchre avec d’autres bourgeois meus de dévotion, mais empeschez d’entreprendre ledit voyage, establirent audit monastère des Cordpliers de Paris la société et confrairie par
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