CHAPELLE DE SAINTE-ÉLISABETH
Cette chapelle fut édifiée et décorée par Aristarque Tardieu, seigneur d’Incarville, auquel elle avait été concédée par contrat du 29 janvier 1 6 1 3 . Le h mai 1671, Anne de Biart, héritier du fondateur, se désista de son droit de propriété en faveur de François Tambonneau, conseiller au Parlement^.
(1> Dans le manuscrit D, celte inscription est attribuée par erreur à l’église Saint-Gervais.
(2) trLa Chapelle de Ste Elisabeth, construitte, bastie et fondée par M. Aristarque Tardieu, seigneur d’Incarville , en vertu de la concession qui lui a esté faitte par le Discretoire sous le gardianat du R. P. Jacques Bellin, par contract passé par devant François et Antoine Le Moyne, nottairesau Cbastellet de Paris, le 29 janvier 161 3.
rtAnne de Biart, seigneur d’Incarville, unique heritier d’ Aristarque Tardieu, a cédé et vendu à M. François Tambonneau, abbé, conseiller de la Grande Chambre du Parlement de Paris , le droit de laditte chapelle moyennant la somme de 5, 000 livres, par contract du 4 mai 1671, passé par devant Gigaut et son confrère. * (Archives nat. , LL. 1823, p. 269.)
Le premier contrat de fondation porte que ffpar devant François Le Moyne et Anthoine Le Moyne , notaires et gardenottes du Boy nostre sire en son Cbastellet de Paris, soubzsignez, furent présents en leurs personnes Aristarque Tardieu, escuier, sieur d’incarvilîe, conseiller du Roy et trésorier de France et general de ses finances en Champaigne, demeurant en ceste Ville de Paris, rue de Bussy, parroisse S1 André des Arcs, d’une part, et venerables, sages et discrettes personnes freres Jacques Belin, docteur en théologie et gar¬
dien du Grand convent des Cordeliers de ceste
Ville de Paris, Claude de Nan, etc . , capitu-
lairement congregez et assemblés en leur Discretoire, où ils ont accoustumé de traicter des affaires et négoces dudit convent, d’autre part, disans lesdites parties, mesme ledit sieur d’Incarville que pour la dévotion qu’il a toujours eue en Nostre Seigneur Jésus Christ, à monsieur S‘ François, et pour la mémoire de feue vertueuse et sage damoiselle Elisabeth Le Roy, jadis sa femme, qui aussy par mesme zele a voulu eslire sa sépulture en l’eglise et convent desdils religieux, il desiroit bien laisser quelque signalé monument à la postérité, pour le salut de leurs aines, au bien de ladite eglise et surtout à la gloire de Dieu, et en ce faisant hastir et édifier une chapelle de nouveau en icelle eglise du costé de la main droite, comme l’on entre, venant du costé de la porte S1 Germain, à la première arcade de ladite eglise, prenant au millieu du premier pilier qui est enclavé dans le pignon de la nef et adboutissant au millieu du second , et dans ladite place ou chapelle y faire dresser un epitaphe à la mémoire de ladite damoiselle sa femme, et y faire transporter le corps d’icelle en un caveau qu’il fera faire et voûter au milieu de ladite chapelle, avec une tombe de pierre par dessus, plus y faire un mur pour cloison d’un costé, de deux thoises de haulteur, gardant deux niches