‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 243 sur 386 · IMPRIMERIE · texte numérisé non relu

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phin, sui' la proposition des secrétaires du roi, décida qu’ils recevraient chaque mois une bourse en la chancellerie de France, sur les produits du sceau, au même titre que les autres secrétaires (1), et, le 29 novembre de l’année suivante, il leur renouvela ce privilège, que le roi Jean ratifia à son retour d’Angleterre, par lettres patentes du mois d’octobre 1 3 G 1 . Lorsque le Dauphin fut monté sur le trône, il confirma lui-même cette donation par ses lettres du mois de décembre 1 368 '■-) .

noslris episcopis parisiensibus, ex ampliori gracia (ranst'ei'imus in eumdera Ordinem et ei perpetuo concedimus et qnictamus, volentes quod, post morlem dictorum capellanorum seu alterius eorumdem , fruclus et cmolumenta dictarnm capella- 11 i arum ad usas et sustentationem dictorum reli-

giosorum convertanlur . Dalum etactumapud

Sanctum Viclorein, prope Parisius,in domo nostra, 12° die novembris, anno Domini i35a°.» (Arch. nat., S. 3 7 4 3 . )

Le 26 mars 1 356 , l’évêque abandonna aux Célestins une autre chapelle, fondée par Simon Le Grand, à la requête du titulaire, François de Montage, secrétaire du roi. ( Ibidem , S. 38oi.

loi. 2.)

Ces deux concessions furent rali liées par l'archevêque de Sens, le 7 mars 1 353 et le 8 juin 1 3 6 4 .

il convient de rappeler ici, parmi les premiers bienfaiteurs du couvent, Renaud de Moulins, secrétaire du roi , dont aucun historien n’a fait mention : cr Johannes, Dei gracia Francorum rex, notum facimus universis tam presentibus quam futuris fjuotl cum dilectus et lidelis clericus sécréta ri us noster magisler Reginaldus de Molinis, ad augmentum divini cultus, oh sue parentumque et benefactorum suorum remedium animarum, priori et fratrihus Ordinis Sancli Pétri de Murrone, quondam pape Celestini, pro sustentatione unius fraf ris in conventu suo Parisius, ubi noviter collo-

cati sont . dare intendat et in dictos priorem

et conventum transferre viginli libras parisienses annui et perpetui redditus, quas Guilhermus de Sancto Dionysio, hurgensis parisiensis, eidem secretario nostro assedere et assignare lenelur in terra nostra, sicut dicit, idemque secretarius noster nobis supplicaverit ut reddilum hujusmodi admortizare vellemus, nos, ejus laudabile propositum commendanles, supplicationi sue inclinati, ipsi priori et fratrihus concessimus et aucloritate nostra regia concedimus de speciali gracia, per présentes, quod lmjus modi redditum assignatum

vel assignandum, absque tamen feodo et justifia, tenere et possidere valeant perpetuo, pacifice et quiete . Actum et datum Parisius, anno Do¬

mini 1 354°, mense decembri. « (Arch. nat. ,S. 37/1/1.)

(l) La charte d’approbation constate que les notaires-secrétaires du roi avaient pris eux-mêmes l’initiative de cette libéralité : trDevotissime proposuerunt, volueruntque et eciam concesserunt, voluntate regia super bis prebabita, quod de et super emolumeuto quod in cancellaria seu sigillo regis , ratione officiorum notariatus eisdem collatorum recipere consueverunt et habere , certa pecunie sum ma capiatur, ex qua fiat una bursa prout unicui que eorumdem, mense quolibet, per audientiarium regium distribuenda et tradenda priori et fratribus Ordinis Celeslinorum, conventus parisiensis. « (Le P. Beurrier, Histoire du monastère , p. 9.)

(3) Le Traité des aliénations du couvent, rédigé par le F. Martin Hourlier, nous apprend que les Célestins cessèrent de jouir de ce privilège en 1 67 2 :

crLes Colleges des conseillers et secrétaires du roy, au nombre de cinq, ayant esté réunis en un seul College, suivant et au désir de la déclaration du roy, en date du 2/1 d’avril 1672, et les bourses que plusieurs desdicts secrétaires avoient droit de prendre par chaque mois sur le profit du sceau de la chancellerie ayant esté supprimées, nous avons esté du nombre de ceux qui ont souffert la perte du droit d’une bourse que nous prenions et recevions comme les sieurs secrétaires que l’on nommoit boursiers, et, pour nous indemniser en quelque façon de cette suppression , si desadvantageuse à nost.re communaulté, il a esté ordonné par la susdite déclaration que, sur le profit du sceau de la chancellerie nous prendrions et recevrions par chaque année la somme de trois cens livres, c’est à scavoir soixante et quinze livres par chaque quartier et que ceste somme nous tiendroit lieu d'une

bourse . ; et, telle peine, soinget diligence que

nous ayons peu apporter pour nous procurer le restablissement dans le droit d’une bourse duquel

Mais là ne se bornèrent pas les libéralités de ce prince envers les CélesLins. Par ses lettres patentes du mois de juin i36o, que le roi Jean confirma au mois d’août i362, il leur permit d’acquérir deux cents livres de rente amortie 0). Plus tard, il voulut contribuer à la construction d’une église destinée à remplacer leur modeste chapelle, et, le 2Û mars 1 3 G 8 , il les gratifia à cet effet de dix mille francs d’or et de douze arpents de bois de haute futaie à prendre dans la forêt de Moret. Le 2G mai 1 3 G 5 , le roi avait posé lui-même la première pierre de cet édifice^, qui fut dédié sous le titre de l’Annonciation de la Sainte Vierge,

nous avons jouv l’espace de trois cens ans et plus, nous n’avons peu réussir dans ce desseing et nous avons este obligez de nous soubsmettre au bon plaisir de Sa Majesté, et sera remarqué que la susdite déclaration avoit esté publiée et enregistrée au Parlement, auparavant que nous en ayons eu aucun adiis.n (Bibl. de l’Arsenal, ms. 3382, p. 42 5.)

Le P. Beurrier et les historiens qui l’ont suivi prétendent que Charles V gratifia aussi les Célestins de deux cents livres de rente amortie. Nous n’avons trouvé aucun texte original qui constate cette donation, et il nous paraît vraisemblable que l’on a inexactement interprété Pacte suivant, par lequel le roi se bornait à octroyer aux religieux l’amortissement de deux cents livres de rente :

tfComme humble supplication des povres religieux du convent des Celeslins, n’a pas loue temps fondez hors des murs de Paris, ou lieu que l’en dit les Barrez, disans comme ils soient de nouvelle fondacion et ils n’aient aucune chose de quoy ils se puissent vivre et gouverner en faisant le divin service, si ce n’est des aumosnes que chacun jour leur sont faites de bonnes gens habitans de Paris et d’ailleurs, et lesquels ou aucuns d’eulx leur voudroient voulenliers donner, ou pourroient vouloir ou temps aucun, aucunes terres ou héritages, mais que icelles ils puissent tenir libéralement et franchement et de nous avoir admorties; Nous, voulans et désirant de tout nostre cœur le bien, proffit et augmenlement de la fondation de leur

ditle eglise . , octroions auxdis religieux qu’ils

puissent acquérir audit royaume, tant par dons comme par achat, jusques à deux cens livres de

terre ou rente à Paris, annuelle et perpétuelle . ,

lesquelles deux cens livres de terre ou rente par an nous voulons qu’ils puissent recevoir et perpétuellement avoir, user et posséder paisiblement .

Donné à Melun sur Seine, Pan de grâce 1 3 60, au mois de juing. » (Arch. nat., S. 8744.)

Toutefois le Nécrologe, en rappelant cet amortissement, signale bien un don de deux cents livres de rente fait par Charles V : « Insuper ducentas libras admortizalas perpelui redditus , pro sua fundatione superaddidit. n (P. 9 5.) Ce furent Charles VI et Isabeau de Bavière qui acquittèrent, paraît-il, cette donation : «Qui inter cetera bona, ad inslanliam præcellentis simi zelaloris nostre dornini Ludovici, ducis aurelianensis, ejusdem Regis germani, fundationem geniloris sui antea nobis factam . quæ liucusque dilata est, compleverunt, super terrain noslram de Porchefontaine ducentas libras perpetui redditus admortizalas assignantes. n (P. 3 1 . )

(2) crLe 27 octobre 1847, on découvrit la pierre de fondation de l’ancienne église des Célestins, ainsi que l’indique l’inscription dont elle est chargée; elle était placée sur le sol même dans l’axe principal du monument, et elle était engagée dans la maçonnerie du mur de face du chœur. La forme eu est à peu près cubique; le dessus présente une croix fleurdelisée gravée en creux. L’inscription qui se lit sur la face principale est précieuse pour l'I istoire; car elle fixe une date restée incertaine jusqu'à présent. En effet, la charte du 2 4 mars 1867. par laquelle Charles Y donne aux Célestins une somme de dix mille francs d’or pour édifier, parfaire et, achever leur église , apprend bien que ce monarque avait mis et assis la première pierre du monument. Le P. Beurrier fait également connaître que l’église fut dédiée le i5 septembre 1870 par Guillaume de Melun, archevêque de Sens; mais l’époque de la fondation même n’était point parvenue jusqu à nous». (Rapport au Préfet de la Seine sur les fouilles fiites aux Célestins en 1847 et 1 8 4 8. — Ce document, inséré dans le Bulletin du Comité historique des arts et monuments, t. III, p. 1 o5 -1 22 , a été publié à part, sous forme de brochure, par le secrétaire de la Commission, M. d’Affry de la Monnoye. — M. Albert Lenoir a donné un plan détaillé des fouilles dans la Statistique monumentale de Pans.)

ie i5 septembre 1870, par Guillaume de Melun, archevêque de SensW, en présence du Roi, de la Reine et du Dauphin.

Charles V consacra en outre cinq mille livres à la construction des bâtiments conventuels et donna aux religieux une partie des jardins de l'hôtel Saint-Paul, et, le 2 (3 août 1878, il les gratifia de plus d’un grand hôtel, contigu à leur maison, qu’il venait d’acheter^. Au commencement du xvc siècle, les Gélestins étendirent leurs propriétés jusqu’aux murs de la ville et aux bords de la Seine par l’acquisition de vastes terrains^.

Le dessin de celte pierre, aujourd’hui conservée au Musée de Cluny, a été publié par Guithermv. (T. I, p. 4 32.)

L’église venait à peine d’être terminée que les Gélestins réclamèrent une extension de terrain : rr Depuis que noslre eglise fut construicte, pour ce que tes chariots degastoient, noslre dite eglise à en passer cy près comme ils faisoient lorsque la porte de la ville tirant des Begnines à la Grandie au mercier estoit près de la Tour de Billy, le Usines remonstrer au roy Charles le quint, qui, incontinant voulant pourveoirà nostre fait, ordonna lettres par lesquelles il mandoit au prevost de Paris que, à toute diligence, il se transportas! autour d’icelle nostre eglise et que lui, accompaigné de l’arcevesque de Sens et des maislres jurez charpentiers et maçons de la ville de Paris, appelé le prevost des marchans de ladite ville, se informast dudit dommaige et qu’il y pourveusl tellement que nous n’eussions plus cause de nous plaindre. Lequel prevost de Paris, accompaigné comme mandé lui estoit , déclara que nous povions bien avoir six piez de terre de largeur autour de noslre dite eglise, et iceulx faire clorre de muraille tant pour garder que lesdits chariots n’aprouchassent si près de nostre dite eglise, comme pour pouvoir faire nostre procession autour d’icelle nostre eglise; ce que, depuis, leroy confirma et nous en donna lettres en forme de chartre, qui sont datées de l’an 1870, le 7 mav. * (Arch. nat., S. 38o2, fol. 7 v°.)

(5) Cet hôtel avait appartenu à Robert Testard , commis à la recette des Aides pour les années 1,364 et 1.365, qui était resté reliquataire au trésor royal d’une forte somme. Ses biens furent par suite saisis, et 1 hôtel, adjugé par décret à Gobin Culdoe, fut racheté par le roi. L’acte de la donation faite aux Gélestins est ainsi conçu : irCum dudum a Gobino Culdoe, clerico Parisius residente, titulo perpétué emptionis certoque precio acquisiverimus quamdam domum in vico de

Petimuce Parisius situatam, que quondam fuit Roberti Testardi, habitationi dilectorum nostrorum religiosorum convenlus Ordinis Beati Pétri Celeslini Parisius a parte una conliguam et ab alia parle loco qui dicitur Parvi campi, una cum quodam viridario seu jardino predicte domui et una terre pecia jamdiclis parvis campis contiguis, sub et cum redditibus, arreragiis et ceteris omnibus que incumbunt et dehentur personis quibuslibet pro domo, jardino et terre pecia memoratis, prout lit— teiis confectis super venditione inspectio plenius condeclarat, notum facimus universis presentibus et futuiis quod nos, qui prefato convenlui ob Dei reverenciam et divini cultus augmentum, ac ex eo quia interiora corporis vila functe consortis nostre in conventu hujus modi sunt inhumata, afificimur vehementer, peroptantes insuper ut venturis temporibus religiosi ipsius convenlus opportunas ha-

beant mansiones et amphores . , eisdem reli-

giosis et convenlui prefatam domum , jardinum et terre peciam nostras una cum pertinenciis et appendenciis earumdem et ex causis prediclis ad nos, ut premitlitur, pertinentes, dedimus et concessimus, damus et concedimus ex nostris cerla scienlia et speciali gracia per présentes, liabendas, lenendas explectandasque in perpetuo, de cetero possidendas per eosdem religiosos et eorum suc-

cessores . Datum in Meloduno, prope P011-

lisaram, 26* die augusti, anno Domini 1078°, regni vero nostri i5°. ■» (Arch. nat., S. 3743.)

(3) Ces terrains étaient, à l’origine, la propriété du prieur de Saint-Éloi et de l’abbé de Sainte-Geneviève, qui avaient conclu, le 2 4 mars 1 3 5 8 , un accord pour délimiter leurs possessions respectives. Un ancien inventaire des titres des Célestins explique dans quelles conditions lut opéré le partage :

ffUne bourne fut mise contre nostre muraille à vingt piez près du coing de la rue de Petit. Muse, respondant à d’autres qui pareillement furent mises à ligne, descendons vers la riviere de Seine et que

A l’exemple du prince et à l’instigation de Robert de Jussy, les secrétaires du roi, qui méritaient d’être considérés, au même titre que Charles V, comme les fondateurs du couvent, avaient doté l’église d’un autel spécial affecté à la célébration de leurs services religieux moyennant une somme de mille livres et une rente annuelle de vingt-cinq livres parisis. Ils contribuèrent en outre de leurs deniers à la construction des bâtiments et ils y firent édifier et aménager deux salles W

l’au dessus desdiles bournes, c'est à scavoir ce qui est vers la tour de Biily et vers le Bouleverd neuf que fist faire le roy Loys, seroit et demoureroit audict abbé de Saincle Geneviefve, et l’an dessouds des dites bournes, c’est à scavoir ce qui est vers Paris, seroit et demeurerait audict prieur de Sainct Eloy, de telle maniéré que ceux de Saincte Geneviefve n’ont rien dans noslre verger ou jardin, ni dans noslre hostel." (Arch. nat. , S. 38oi, fol. 8.)

Dès l’année 1878, Charles V avait voulu faire céder aux Célestins les terrains de l’abbaye de Sainle-Geneviève, et, à sa requête, le pape Grégoire XI avait chargé l’évêque de Paris de régler, en qualité d’arbitre, celle cession, qui fut conclue seulement le 20 janvier 1 3 9 4 :

ff L’abbé de Saincte Geneviefve nous transporte tout ce que lui appartient et comporte en terres et héritages d’alenlour noslre maison dedans nos vignes et outre par deçà la riviere de Seine, tant censives que justice haute, moienne et basse, que autres choses qui lui estoient demourées par l’accord qu’il avoit fait avecques le prieur de Saint Eloy; en recompense desquelles choses nous lui donnasmes nostre terre des Grans ruelles en estimation de trente livres parisis de rente amortie. » (Ibid.) fol. 8 v°.)

L’abbé de Sainle-Geneviève accpiit, quelques années après, d’autres terrains voisins, que le duc Louis d’Orléans lui acheta pour les donner aux Célestins. Ces faits sont constatés ainsi qu'il suit dans l’Inventaire des titres :

cr Decret passé au Chastellet de Paris, à la requeste de l’abbé de Saincte Geneviefve, en vertu du privilège donné aux bourgeois de Paris par Philippe le Bel. . * . et criée des terres qui restoient apres l’eschange faict avec nous, à l'entour de nostre maison, qui estoient en sa censive et prétendue justice, et furent adjugées audict abbé; le decret en date du 4 janvier i4o3; auquel estoient annexées les lettres de vendition ou transport que nous en fait ledict abbé à la requeste du duc Loys d’Orléans, qui luy en donna en nostre nom

deux cens escus d’or, avec un admorlissement qu’il impetra du roy de la somme de vings cinq livres parisis de rente acquise ou à acquérir, en date de i4o4, le 27 de septembre." (Arch. nat., S. 38oi, foU 9-)

Les terres du Prieuré de Saint-Éloy, que i’011 désignait communément sous le nom de Champ-auplâlre, furent achetés, le 16 septembre 1457, parles Célestins à Gilles Martin, bourgeois de Paris, qui en était détenteur depuis l’année i4a-2. (Ibid., fol. 7-2 v°.)

La propriété des terrains qui s’étendaient de l’église des Célestins à la porte de Billv et de cette porte à la Bastille provoqua entre les religieux et le Bureau de la Ville de graves contestations qui se prolongèrent même après un arrêt du Parlement rendu le 18 mai 1 4 4 3 et 11e furent définitivement tranchées que par deux autres arrêts des a4 avril 1 45 6 et 9.4 mai i4Go. (Ibid., fol. 9.)

Il est dit à ce sujet dans l’Inventaire des titres : f Nous fusmes maintenuz et gardez en possession et saisine de toute la terre estant entre les murailles de nos vignes et celles de la ville pour aller eu Seine, et du grant Chemin royal tirant de la porte des Béguines à la Tour de Biily, lequel Chemin et fossé, à la largeur qu’il estoil auparavant que le roy l’eut pris, demeurerait à ladicte Ville, avec puissance de nous séparer d’avec ladicte Ville par muraille ou aultre chose de haulteur competente et telle qu’est celle de nostre vigne, en laissant entre icelle closture et la muraille de ladicte Ville une allée de trois toises de largeur, tout au long d’icelle muraille." (Ibid., fol. 10.)

(n rrDans le cloître on voit une porte, au-dessus de laquelle est cette inscription en lettres d’or et gothiques : Cameræ Collegii notariorui et secretariorum Begis, pareeque c’est ici que celle compagnie tint ses assemblées et où, tous les ans, le jour de saint Jean-Porte-Latine, elle nomme des officiers. Outre celte salle, elle en a encore une autre dans ce couvent, le lambris de laquelle est parsemé de fleurs de lis." ( Piganiol , t. IV, p. 25p.)

pour tenir leurs assemblées et conserver leurs archives. Le duc Louis d’Orléans, frère de Charles VI, fut aussi l’un de leurs principaux bienfaiteurs 0).

Charles V avait pris les Célestins sous sa protection et sauvegarde spéciales et commis leurs actions personnelles et possessoires aux Requêtes du Palais par ses lettres patentes du mois d’octobre 1 3 G 9 , que son successeur amplifia et confirma le (i octobre i38Zi. De plus, Charles VI exempta les religieux des contributions des gens de guerre, par ses lettres du 3 mai 1/102; il les dispensa de toutes tailles et impositions par celles du 20 septembre 1/112, et enfin, par celles du 26 septembre i/ii(i, il leur octroya le droit de prendre pour leur usage trois seliers de sel, sans avoir à payer aucun droit de gabelle. Ces divers privilèges furent renouvelés et confirmés à plusieurs reprises, par les rois de France, au xvi° et au xvuc siècle.

Les religieux avaient dû conclure, le 20 décembre 1372, une transaction avec le curé de Saint-Paul, qui prétendait exiger à titre de droit paroissial une partie des offrandes, et ils lui payèrent une somme de cent francs d’or pour mettre fin à ses réclamations

(1) Le Nécrologe a pris soin de rappeler les bienlaits de ce prince : rr Fnndavit intus dnos fratres . . . Dédit nobis Bibliamquæ fuerat pal ris Caroli quinti, fundatoris noslri , (juæ non i ta pridem sulis concinnis reparata et de novo auro veslila; item Bibliorum volumina manu scripta quæ legunlur in refeclorio; ilein diversis vicibus dédit nobis in eleemosinam i2i8nummos aureos; item pro fonte faciendo et slagnorum nostrorum reparatione una vice dédit

1 5oott . ; item duo millia francorum aureorum

pro augmenta tione nostri dormitorii.» (P. 26.)

(2) Le curé de Saint-Paul recevait depuis 1 2 5 y la rente de quatre livres parisis que saint Louis lui avait octroyée lorsqu’il établit les Carmes sur sa paroisse. Après l’arrivée des Célestins, il trouva ce dédommagement insuffisant: rr Ildisoitqueles quatre livres parisis de rente que le bon roy sainct Loys Iny avoit assignées sur la recepte de Paris pour tous droicts qu’il pouvoit avoir céans , à cause de sa paroisse, n’estoient suffisante recompense. « (Arcb. nat. , S. 38oi, fol. 2 v°.)

Charles V jugea (jue du moment où cette indemnité ne pouvait le satisfaire , il était tout naturel de la lui retirer et d’attribuer la rente aux Célestins : ffScavoir faisons à tous presens et avenir que, de la partie de nos amez les religieux prieur et freres Celestins du couvent de Paris, nous a esté donné à entendre que comme monsieur saint Louis, nostre prédécesseur, roy de France, eust donné et

assis perpétuellement au curé de Saint Pol quatre livres de rente sur nostre recepte de Paris pour recompensation de l’avenement et demourance perpétuelle des freres de Nostre Dame du Carme, ou lieu que l’on dit les Barrez, lesquels freres du Carme vendirent ledit lieu avecques le droit de leur perpétuelle demourance à Jacques Marcel, lequel lieu vint après par succession à Garnier Marcel, son fils, lequel Garnier Marcel donna ledit lieu ausdis religieux Celestins, avecques le droit de perpétuelle demourance, qui y demeurent à présent, toutevoies non contre estant ladite recompensacion faite dudit curé, comme dit est, pour la cause dessus dite, icelluy curé, non contens de ses termes mais voulans entreprendre contre raison sur lesdis freres Celestins, demande avoir, depuis le temps que iceulx freres Celestins sont venus demourer oudit lieu, les oblations et funérailles qui y sont avenues et y viennent de jour en jour, et sur ce a meu question et débat à l’encontre desdis freres; pourquoy il semble que ledit curé renonce paisiblement à ladite recompensation et par ainsy il n’en doit joir en aucune maniéré, mais doivent lesdites quatre livres retourner par devers nous. Or nous ont lesdis freres Celestins humblement supplié que il nous plaise à euls donner et octroyer pour Dieu et en aumosne et en accroissement de leurs rentes, afin que ils aient mieulx de quoy soutenir les frais et missions de leur eglise et sustenter

Le pape Clément VII, par sa bulle du 25 janvier 1377, avait autorisé les Célestins de France à former une congrégation particulière et à tenir tous les trois ans un chapitre pour l’élection du prieur provincial. Cet état de chose fut ratifié le 2 septembre 1618 par un accord conclu entre les religieux d’Italie et ceux de France, que le pape Martin V approuva par sa bulle du 27 septembre 1 423. Le couvent de Paris devint ainsi le chef de tous ceux de l’Ordre qui existaient en France.

L’enclos des Célestins avait occupé, jusqu’au milieu du xvie siècle, un vaste emplacement compris entre les rues du Petit-Musc et de la Cerisaie, la Seine et les murs de la ville. A cette époque, son étendue fut notablement réduite par la cession au roi d’une partie des jardins destinée à l’établissement de l’Arsenal (‘4 Les constructions du couvent qui s’élevaient au nord de l’église, en bordure sur la rue du Petit-Musc, formaient un bâtiment quadrilatéral dont la cour intérieure était coupée en deux parties égales par une aile transversale; le grand

cloître, réédifié au milieu du xvic siècl

leurs povres vies , lesdites quatre livres de rente à nous advenues par la maniéré que dit est; pourquoy nous, eue considération et esgarl ad ces choses ausdis freres Celeslins, pour euls et leurs successeurs perpétuellement, avons donné et octroyé, donnons et octroyons de nostre autorité royal et certaine science et grâce spéciale par ces présentes lesdites quatre livres de rente à les prendre et avoir doresenavant sur nostre dite receple de Paris, avecques tous les arrerages qui e:i ont esté levez et reçus par ledit curé, depuis le temps dessus dit, ou cas que ledit curé ne voulut tenir et avoir ferme

et agréable la recompensation dessus dite .

Donné à Paris, en l’hostel desdis freres Celestins, le x.xnc jour du mois d’octobre, l’an de grâce 1871 et de nostre régné le 8e.» (Arcb. nat. , S. 3743.)

Cette mesure devait tout naturellement rendre plus acerbes les réclamations du curé de Saint- Paul; au bout d’un an, le roi dut imposer une transaction pour y mettre fin. Il fut stipulé qu’il renoncerait à toute prétention, «mediantibus centum francis auri vocatis vulgariter francs, quos diclus curatus recognovit et confessus est realiter récépissé et habuisse de religiosis, supradictis ipsosque religiosos et eorum successores de diclis

centum francis auri quittavit . ; quatuor libræ

quas dicli Celestini a dicto domino nostro llege ex dono se obtinuisse dicebant, de eetero dicto curalo et successoribus suis perpetuo remanebunt, absque eo quod dicli religiosi et eorum successores in eisdem a modo valeant aliquod jus reclamare. . . n (Sauvai , 1. 111, p. 468.)

, se trouvait d’un côté et la cour des

(1) Le 1 5 juin 1 54 4, les Célestins avaient donné une partie de leur terrain pour faciliter le percement de la rue de la Cerisaie, en échange d’un terrain de même étendue pris sur les jardins de l’holel d’Eslampes. (Arch. nat., S. 38o3.)

Par un contrat du i3 novembre i55o, ils vendirent au roi Henri 11 mine grande place que ledit seigneur a fait prendre et app’iquer pour faire l’atleiier de la fonte de son artillerie, contenant seize cens toises six pieds, assise à Paris entre le clos des vignes de la maison desdits Celestins et les murs de la closture de la ville de Paris du coslé de la rivière de Seine . moyennant le prix de douze cens

livres tournois par iceluy seigneur ordonnez estre baillez à iceux religieux, pour icelle place. » {Ibid.)

Par lettres patentes du mois de juin 1 56 1 , le roi céda aux religieux la haute justice de Porchefontaine et Villelain, «pour demeurer quittes et déchargés de la somme de mille livres ou environ, à quoy ont été estimées quatre cens soixante et une toises, quatre pieds et demy de terre admorties prises dans leur jardin et clos, pour applicquer au bastiment et édifice servant à l’eslargissement de nostre arcenal et artillerie et de tout ce dont ils nous pourraient faire demande à cause de ce . n Ces lettres furent enregistrées en Parle¬

ment, le i5 avril 1 58 1 . {Ibid.)

Enfin, le 20 septembre 1601, les Célestins cédèrent à Henri IV deux autres terrains, l’un «au derrière des chapelles de l’eglise, vers le pont de

l’Arsenal, l’autre au bout de leur clos . pour

deux mille trois cens vingt ecusn. {Ibid.)

cuisines de l’autre (1). Les dépendances occupaient à la suite deux corps de logis parallèles à la rue du Petit-Musc et séparés par la basse-cour^; celui qui bordait les jardins se prolongeait au nord et au midi et se rattachait à d’autres constructions situées derrière le chevet de l’église, qui comprenaient 1 infirmerie et le petit cloître. De vastes jardins et des vignes s’étendaient derrière ces divers corps de logis du côté du levant; au nord, le couvent était borné, sur les rues du Petit-Musc et de la Cerisaie, par des maisons que les Célestins avaient fait construire au xvie et au xvue siècle.

Le monastère avait son entrée principale dans une petite cour en bordure sur la rue du Petit-Musc, qui s’étendait devant la façade de l’église; vers le bout de la rue, une porte de service ouvrait sur la basse-cour

L’église s’élevait à l’extrémité sud du couvent, près de la Seine; son aspect extérieur était d’une extrême simplicité, mais elle formait à l’intérieur un véritable musée de sculptures, et aucun autre édifice religieux du vieux Paris n’olî'rait un aussi merveilleux ensemble de richesses artistiques W.

(1) ffLe cloître de ce monastère est un des beaux de Paris et le plus enrichi de sculpture très bien exécutée et à laquelle il ne manque que le goût et le dessein. Le côté du jardin est formé par des arcades portées par de petites colonnes corinthiennes, couplées de quatre pouces de diamètre et d’une assez belle proportion, très bien travaillées et parfaitement conservées. On voit dans un compte du moine qui étoit procureur de ce monastère en ce temps là, qu’il fut commencé le 8 août de l’an 1 5 3 9 et achevé en i55o, que l’entrepreneur se nommoit Pierre Hannon, tailleur de pierre et masson, et que la dépense de ce bâtiment monta à la somme de dix mille sept cent soixante-dix huit livres, neuf deniers, et qu’elle fut fournie par la communauté.

cr Vis-à-vis le réfectoire est un lave-mains de pierre de liais qui est ingénieusement composé. Le plan du petit bâtiment qui le renferme est circulaire et est à pans. Il est voûté en dôme et la voûte est soutenue par des colonnes et terminée par un lanternin, fermé par un vitrage d’une couleur de feu très vive.” (Piganiol, t. IV, p. 25a.)

M. A. de Montaiglon a publié le compte des dépenses de la construction, d’après les documents conservés à la Bibliothèque de l’Arsenal. ( Archives de l’art français , t. V, p. 68-75 et 385-386.)

La vue du cloître, publiée ci-dessus, a été prise du côté de la rue du Petit-Musc; on voit à droite la porte latérale de l’église, en face l’entrée du chapitre et à gauche le lave-mains dont parle Piganiol.

Au milieu du préau, on entrevoit la grande croix de pierre qui, d’après le P. Beurrier, avait été dressée, vers i35o, aux frais de Julien de Langée, ancien libraire de l’Université.

(2) c On sort du cloître pour entrer dans un vestibule qui conduit à la basse-cour, au jardin et au pied du grand escalier.

rrLa basse cour règne le long de la rue du Petit Musc, de laquelle elle est séparée par un grand bâtiment fort solide que fit construire Aldus de M011lauban, archevêque de Bourdeaux, et dans lequel sont les caves et les greniers de ce monastère. Sur la principale porte de ce bâtiment est une pierre de liais, où sont deux vers assez mauvais, gravés en lettres gothiques :

Hanc fabricam isobis Artures Burdigaleksis CoXDIDIT ULTRONEUS; DET S1RI DOSA DeUS.

rrLa plupart des édifices ont été bâtis Pan 1682 , en la place des anciens qui menaçoient ruine et sont également magnifiques et commodes. En 1780, on a bâti un grand corps de logis où sont les infirmeries . Le jardin est spacieux et en bon air

et règne le long des cours de l’Arsenal.” (Piganiol, t. IV, p. 260-261.)

l3) rrCe couvent est une des plus belles et une des plus riches maisons religieuses qu'il y ait à Paris, mais la grande porte est mal placée; elle est petite, sans ornemens et ne répond en aucune façon à la richesse de la maison.» ( Ibid . , p. 186.)

: rr L’église est tout à fait gothique et n’a rien

Cet édifice se composait de deux parties distinctes et juxtaposées, l’église proprement dite et les chapelles latérales. La grande église, qui avait remplacé l’ancienne chapelle des Carmes, bâtie en forme de rectangle très allongé et terminée par une abside polygonale, était divisée en deux parties que séparait une clôture en boiserie; l’une, de cinq travées, était occupée par le sanctuaire et le chœur; l’autre, de sept travées, formait la nef. Elle avait sa façade sur la cour d’entrée du couvent, avec un portail décoré de trois slalues^ : sur le pilier-trumeau du milieu, celle de saint Pierre Célestin ; à droite, celle du fondateur, Charles V, tenant dans sa main droite un petit modèle plan en relief de l’église; à gauche, celle de la femme de ce prince, la reine Jeanne de Bourbon!2). Une porte pratiquée à droite du chœur ouvrait sur la sacristie, à laquelle faisait suite la salle du Chapitre; une autre porte, au milieu de la nef, du même côté, servait de passage pour entrer dans le cloître.

Jusqu’au commencement du xvue siècle, le maître-autel resta placé au milieu du chœur, et l’abside formait une chapelle où se trouvait l’autel fondé par le Collège des notaires-secrétaires du roi. En 1608, on supprima cet oratoire el le maître-autel fut reconstruit et adossé au chevet.

A l’entrée de la nef étaient installés deux petits oratoires fermés par des balustrades de marbre et dédiés, celui de droite sous les vocables de Saint-Jacques et de Saint-Pierre Célestin!3), celui de gauche sous le titre de la Résurrection on de Notre-Dame de Reconfort. Plus avant dans la nef, on avait installé deux autres oratoires, dénommés de Sainte-Marguerite et de Saint-Mammès W.

Les trois chapelles qui s’élevaient sur le côté gauche de l’église avaient été construites à différentes époques et étaient d’inégale importance. Contre le chevet, dans lequel elle avait son entrée, était placée la chapelle de Saint-Martin concédée à la famille de Rostaing, sous le nom de laquelle elle était généralement

que de simple et de fort grossier dans sa structure, observait Brice. (T. It, p. 27 4.) Mitlin constatait de même qix’frelle avaiL plutôt l’air d’une grange que d’un temple. . . : la nef est noire, obscure et presque entièrement nue». ( Les Célestins, p. 16.)

(1) Ce portail se trouve reproduit dans une estampe de Mitlin. (Ibid., pl. Il; Carpentier sculp.)

(2) ffLes deux effigies royales furent enlevées de leur place séculaire, au moment de la Révolution, pour le Musée des monuments français; par suite d’une confusion qui n’était peut-être pas complètement involontaire, on les y classa comme provenant de l’hospice des Quinze-Vingts et comme représentant saint Louis et Marguerite de Provence,

sa femme . Ces deux statues, transférées à

Saint-Denis, s’y trouvent maintenant dans la cha¬

pelle de Sainl-Jean-Baptisle, que Charles V avait fait disposer pour sa sépulture et pour celle de sa famille; elles ont repris leurs véritables noms, rr Leurs dais sculptés et leurs piédestaux sont restés aux Célestins jusqu’au jour de la démolition de la façade; on les a réunis aux statues en 18^17.» (Guilhermy, t. I, p. 435.)

(3) Elle avait été dédiée, dans le principe, sous le titre de Saint-Jacques et de Saint-Christophe. (Arch. nat. , LL. i5o5, p. i54.)

(4) Le Registre des fondations signale dans la nef deux autres chapelles, dites de Saint-André el de Saint-Jean-Baplisle, qui avaient été sans doute supprimées lors de la construction du cloître et de la chapelle des Dix mille martyrs. ( Ibid. , LL. 1 5o5 , p. 36 et 4 1 .)

désignée (l). \ la suite se trouvait la chapelle d’Orléans, que le duc Louis d’Orléans, frère de Charles VI, avait fait bâtir à la fin du xive siècle^, et dont la longueur correspondait à celle du chœur de l’église, avec lequel elle communiquait par trois arcades. A côté de la nef, dont elle avait exactement l’étendue et à laquelle elle était rattachée par sept arcades, la chapelle des Dix mille martyrs formait pour ainsi dire une seconde nef. Elle avait été fondée par la confrérie de ce nom, instituée dans l’église des Célestins (3), qui l’avait construite sur l’emplacement du

(l; Aucun document ne constate l’époque de sa construction. Il nous paraît probable qu'elle avait été bâtie en même temps que la chapelle d’Orléans, dont elle devait former, dans le principe, une simple dépendance.

-’i Ua date exacte ne nous est pas connue, et le seul document signalé par l’Inventaire, qui se rattache à cette construction, est le suivant : « Amortissement du lieu où est située la chappelle d’Orleans et de son enclos faicl par l'abbé de Saincte Geneviefve à monseigneur Loys, duc d’Orléans, daté du 90 janvier, l’an ioq^i.h (Archives nal. , S. 38o 1 , fol. cj. )

>! tr A coslé méridional de l’église des Céleslins (qui est voûté et distingué par piliers de l’ancienne église) est la chapelle des Dix mille martyrs où se lit ce qui ensuit :

tr R I V ER END PERE EN DlEU, MONSIEUR CHARLES DE Bourdon, cardinal archevesque de Lyon, mit la

PREMIERE PIERRE DE L’EGLISE DE CEANS, A l’hONNEUR ET REVERENCE DES DlX MIL MARTYRS. La FESTE EST CE- I.ERRÉE LA SURVEILLE DE SAINCT JeAN BAPTISTE.

:r Le reverend pere en Dieu, monseigneur Louys de Beaumont, evesque 99e de Paris, a dédié ce nouvel baslimenl d’eglise en l’honneur des susdits martyrs, comme eu font foi les deux subsequens distiques, escrils contre les murailles :

PoNTIFICIS DIGNI LuDOVICI PARISIENSIS FaRAICV QUAM CERNIS OHE DICATA NITET.

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