‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 298 sur 386 · MARIE-ANNE HOCQUART · texte numérisé non relu

MARIE-ANNE HOCQUART

Dans une niche en tiers-point pratiquée au bas de la muraille, du côté du

tlJ Lemaire écrivait en j 685 , au sujet de ce monument : rr Celle urne fut apportée du monastère de Charonne, après que les Religieuses en furent sorties, il y a environ deux ans.n (T. I, p. 437.) L’urne dont il est ici question n’est pas visible dans le dessin : elle était sans doute enfermée dans la muraille, derrière le monument.

(2) Albert Lenoir constate que rrce monument a été entièrement détruit lors de la suppression du couvent des Célestins». ( Statistique monumentale dc Paris, Texte, p. 1 83. )

(i) C’est le millésime donné par le père Anselme. ( Histoire génial. , t. I, p. 1 48. ) Lemaire a imprimé i656, ce qui est inexact.

chœur de l’église, on voyait une petite urne de stuc, à demi enveloppée d’un voile accompagné de branches de cyprès en plomb, qui était posée sur un cippe de marbre blanc, portant l’épitaphe suivante h) :

878. — A LA VÉRITÉ. || ICY REPOSE LA FEMME FORTE. || DÈS LE BERCEAU FILLE TEN¬ DRE ET SOUMISE, || MODÈLE DES FEMMES FIDELES ET CHRÉTIENNES, || AMIE DE SES EN¬ FANTS AUTANT QUE LEUR MERE, || BONNE ET INDULGENTE POUR SES DOMESTIQUES, || CHÉRIE DE SES AMIS. LA DOUCEUR DE SES VERTUS || ATTIROIT LES CŒURS DÈS LA PRE MIERE VUE ET LA || RENDOIT LE LIEN DE SA FAMILLE. HUMBLE, PATIENTE, || CHARI¬ TABLE, ELLE NE FIT JAMAIS REPANDRE DES || LARMES QUE DE RECONNOISSANCE , MO¬ DESTE || jusqu’à être surprise de se voir tant aimée. || Eprouvée dès sa jeunesse PAR DES PEINES || DU CŒUR ET PAR DES SOUFFRANCES DU CORPS, || ELLE s’Y SOUMIT AVEC JOIE; EN PROIE À LA || DOULEUR QU’ELLE SUPPORTA AVEC UNE PAIX || INALTÉRABLE, ELLE MOURUT CONSUMÉE PAR UNE || MALADIE DE LANGUEUR, SOUPIRANT APRÈS SA RÉUNION AVEC DlEU, CENTRE DE SES AFFECTIONS. || SA MORT FUT UN DOUX SOMMEIL, JUSTE RECOMPENSE || DE SES VERTUS. || ELLE PLONGEA DANS UN DEUIL ÉTER¬ NEL SES || ENFANS, QUE LEUR AMOUR PORTE À CONSACRER À || JAMAIS SUR CE MARBRE LEUR DOULEUR, LEUR || IMMORTELLE TENDRESSE ET SA GLOIRE. || PUISSE CE MONUMENT DURER AUSSI LONG-TEMS || QUE LA PIÉTÉ FILIALE EXISTERA PARMI LES || HOMMES VER¬ TUEUX.

Cy gît Marie Anne Hocquart, comtesse de Cossé, morte || le 29 septembre 1779, ÂGÉE DE 52 ANS.

Guilhermy, t. I, p. 48 1.

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