XX.XVIU
[taux, c’est-à-dire ceux qui, en raison de leur importance, ont e'të le plus fréquemment utilisés 1 .
Ms. A. — Recueil d’epitaphes de Paris, Bibliothèque nationale. F. fr. 8216 et 8217.
Le ms. 8216 (A1), paginé 1 à 77b, est précédé des tables alphabétiques des églises et des personnes. Il commence par o-Les Tombeaux des personnes illustres, nobles et célébrés inhumées dans l’eglise cathedralle de Nostre-Dame de Paiis, avec leurs eloges, généalogies, armes, devises et leurs seize Quartiers. v A la suite se trouvent les épitaphes de la première série des églises et édifices de Paris, depuis l’église de Saint-André-des-Arcs jusqu’à 1 hôpital de Sainte-Catherine.
fa1 ms. 8217 (A2), paginé 1 à 871, est aussi précédé de deux tables alphabétiques. Il comprend la seconde série des églises, depuis le prieuré de Sainte-
Ce recueil a été formé par le généalogiste J. Le Laboureur. Bien que le nom de fauteur n’y soit pas mentionné, il ne saurait y avoir de doute sur cette attribution. On lit en effet, en tête du volume 8217 et de l’article de Sainte-Catherine : rr.le mettray ici premièrement les seize Quartiers avec les généalogies en tableaux de ceux qui sont inhumez en cette eglise, desquels j'ai parlé en la première impression de mes Tombeaux ('2Kr> De même, à l’article de 1 Ave-Maria, à propos du roi don Antonio de Portugal dont le cœur reposait dans l’église de ce couvent, il est dit : r J obmettray ici l’epitaphe, parce qu’elle est dans mon premier volume
(l) Oa désigne assez souvent sous le titre de Grand épitaphier de Paris un recueil formé par Pierre Clairambault, qui fut distrait du cabinet de ce célèbre généalogiste, lorsque la Bibliothèque nationale en prit possession, pour être incorporé dans les manuscrits du fonds français, où il est actuellement conservé sous les numéros 82 16-82/10.
Ce recueil 11e constitue pas un ensemble méthodiquement classé, comme on parait l’avoir supposé le plus souvent, mais une série de manuscrits de provenance et de valeur très diverses. 11 se décompose ainsi qu'il suit: nos 8216 et 8217, recueil d’épitaphes de Paris, par J. Le Laboureur; — 8218, copie partielle du recueil précédent; — 8219, copie d’un épitaphier du Cabinet des litres; — 8220, églises de Paris; — 8221, Notre-Dame; — 8222, Les Tombeaux des personnes illustres , volume imprimé de J. Le Laboureur; — 8223, église Saint- Jacques; — 822A, églises de Paris; — 8225 à 8289, province et quelques églises de Paris; — 82/10, tables générales. Nous avons dû isoler et
désigner d’une façon particulière les divers volumes de ce recueil utilisés pour notre travail.
Il y a lieu d’être surpris que feu Paul Lacroix, en parlant de ce manuscrit, ait consigné l’observalion suivante dans la Revue universelle des arts : rrLe répertoire que le savant J. Le Laboureur avait commencé auxvn' siècle pour ses travaux généalogiques, et qui avait été continué par différentes mains, a perdu en 1790 la moitié de ses volumes. •» Cette assertion est complètement erronée : il n’y a pas de suite, à proprement parler, entre les divers volumes de ce recueil, et, d’autre part, la prétendue disparition d'une moitié des volumes est purement imaginaire, puisque le n° 8222 est le seul qui fasse défaut, et encore a-t-il été transféré au département des imprimés, où il était mieux à sa place.
(3) C’est évidemment par erreur que M. l’abbé Valentin Dufour, dans sa Bibliographie de Paris (p. 192), attribue cette note à Clairambault, qui n’a jamais publié, que l'on sache, un volume de Tombeaux.
INTRODUCTION
avec Reloge de ce prince, -n Et, à propos de Diane de Vivonne : «J’ay desja parlé de cette dame dans mon premier volume des Tombeaux, n Ces indications se réfèrent à l’ouvrage que Le Laboureur avait fait paraître en 1679 sous ce titre : Les Tombeaux des personnes illustres.
Il paraît vraisemblable que Le Laboureur avait dû préparer son recueil en vue de continuer la publication de cet ouvrage, puisque la disposition du manuscrit paraît très exactement calquée sur celle du volume imprimé. Pour cet érudit, préoccupé surtout de recherches historiques, les épitaphes n’étaient guère qu’un élément d’information ; aussi, bien qu’elles soient assez nombreuses dans son manuscrit, elles n’y occupent qu’une place secondaire et disparaissent, en quelque sorte, au milieu des commentaires biographiques et des tableaux généalogiques dont elles sont accompagnées.
Le Laboureur a rédigé son recueil, après l’année 1679, date de la publication de son volume, durant le dernier quart du xvnc siècle. Il a relevé, en général, d’après les monuments eux-mêmes, les épitaphes qui subsistaient de son temps, en suivant un ordre topographique qui n’a rien d’absolument régulier pour tous les édifices et qui n’est pas toujours exempt de confusion. Il ne s’est aucunement attaché à reproduire la disposition épigraphique des lignes, qui ne l’intéressait guère, et il a quelquefois résumé ou abrégé le texte même de l’inscription auquel il n’attachait qu’une importance secondaire. Ge qui le préoccupait surtout, c’étaient les noms et la filiation des familles, les titres des fiefs et seigneuries, les dates et les détails historiques et biographiques. Aussi a-t-il négligé parfois de transcrire des inscriptions qui ne pouvaient lui fournir à ces divers titres aucun renseignement utile. C’est ainsi qu’il écrivait, à propos de l’église de Saint-Barthélemy : «11 y a fort peu de personnes de condition inhumées dans cette eglise, parce qu’elle est dans le quartier de la ville qui abonde davantage en petites gens ; neantmoins il s’en rencontre quatre ou cinq de remarquables W. ■»
Aux textes qu’il avait transcrits lui-même d’après les originaux, Le Laboureur en a ajouté d’autres, copiés dans divers recueils et notamment dans celui ded’Hozier. À la suite de chaque épitaphe, il a toujours pris soin de blasonner les armoiries des personnages telles qu’elles figuraient sur les monuments funéraires.
Le recueil de Le Laboureur, après la mort de son auteur, était devenu par héritage, avec les autres manuscrits du savant généalogiste, la propriété de Pierre Glairambault, qui en avait formé les deux premiers volumes de sa grande collection d’épitaphes
(I) Bib. nat. , F. fr. 8216, p. 645.
(S) Sur le feuillet du litre du manuscrit 8216 on lit cette note : « Le présent premierfeuillet du premier volume du Recueil des epifaphes a esté cotté et paraphé au désir de l’ordonnance de M. le lieute¬
nant civil , porté au refferé fait en son hôtel et pardevant îuy, le onze mars mil sept cent quarante , pour statuer sur les contestations, énoncées au procèsverbal de M. le commissaire Menyer, de l’apposition , reconnoissance et levé des scellés par îtiv aposez