‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 5)Chapitre 288 sur 356 · AOA · texte numérisé non relu

AOA

aux vexations de l’autorité épiscopale, à ce qu’ils ne fussent ni dépossédés de leurs biens ni assujettis à des taxes indues, et à prescrire la restitution de tout ce qui avait pu être illégalement exigé d’eux. 11 avait mission de défendre et de maintenir les immunités des églises et des corps privilégiés, et de régler les conflits survenus entre des religieux d’un même ordre ou d’un même monastère. En un mot, quiconque se trouvait soustrait, soit par sa situation personnelle, soit par le bénéfice d’un privilège spécial, à l’autorité du clergé séculier ou à la justice civile , était tenu de s’adresser à lui pour la conservation de ses droits et la défense de ses biens. 11 nous suffira de citer parmi les plus marquants de ses justiciables, les officiers du roi et des enfants de France, leurs aumôniers, secrétaires, conseillers et clercs de chapelle, le Parlement, la Chambre des comptes, les généraux des finances et le Grand Conseil, les doyens et chanoines de la cathédrale de Paris et des églises dépendantes, les chanoines des Saintes-Chapelles, le chapitre et les dignitaires de la cathédrale de Meaux, les religieux de Saint-Denis, de Saint- Germain -des- Prés, de Sainte-Groix-de-la-Bretonnerie, de Saiiit-Martm-des- Champs, des Blancs-Manteaux et des Billettes, de Cluny, de Cîteaux, de Prémontré et les boursiers de divers collèges. L’ahbé avait, dans toutes les alfaires, la faculté de décerner des monitoires assimilés à ceux qui émanaient de l’autorité apostolique et qui, à ce titre, devaient être publiés et exécutés dans tous les diocèses de France. Il constituait, pour remplir sa fonction, un official ou vice-gérant, docteur en théologie ou licencié en droit canon, chargé d’examiner et de juger les causes en son lieu et place, et un greffier qui avait seul qualité pour faire tous les actes de procédure. Les parties qui voulaient appeler des sentences du vicegérant, ne devaient s’adresser ni aux archevêques ni aux primats, mais à l’ahhé lui-même, qui désignait un nouveau juge pour la révision de l’afl’aire. Dans le cas de suspicion légitime, il était loisible de former un a])pel contre l’abbé devant le Parlement, qui se bornait d’ailleurs à renvoyer le procès à l’abbé en le chargeant de prescrire une nouvelle instruction. Par une singularité dont on ne trouverait pas d’exemple dans la justice séculière, les appels pouvaient être renouvelés par l’une ou l’autre des parties et l’abbé devait commettre de nouveaux juges tant qu’il n’avait pas rendu trois sentences définitives conformes ou deux sentences interlocutoires également conformes; dans ces deux cas seulement, toute procédure ultérieure devenait impossible. Ce système compliqué avait pour résultat de retarder outre mesure la solution des différends. Aussi, lorsque Henri 111 eut institué une seconde Chambre des requêtes, bon nombre de j)laideurs rebutés par les lenteurs de la Chambre apostolique, s’empressèrent de porter leurs causes devant elle et ce fut ainsi que la plupart des procès ecclésiastiques rentrèrent dans les attributions du Parlement et plus tard du Grand Conseil.

La substitution des religieux de Saint-Victor aux chanoines séculiers ne fut pas, contrairement à ce que les réformateurs avaient espéré, le principe d’une trans-

Vue intérieure de i’abbaye royale de Sainte-Genevièvi

formation aussi radicale que salutaire. En assurant aux anciens le droit de résider dans l’abbaye durant leur vie, et de conserver leurs bénéfices, le pape Eugène 111 avait commis une imprudence qui devait produire les plus fâcheux résultats. Ces clercs, qui n’obéissaient à aucune règle, devinrent tout de suite un élément de discorde et leur indiscipline exerça sur les Victorins une inlluence pernicieuse. Les premiers abbés réguliers eurent constamment à lutter contre leurs perpétuelles ambitions, et, à ses débuts, Etienne de Tournai lui-même ne put que difficilement maîtriser leurs excès. Par la suite, leur disparition graduelle facilita sa tâche et lui permit d’assurer à l’abbaye, par une administration ferme et prudente, une longue période de calme et de prospérité. Mais ces révoltés laissaient après eux un ferment de discorde qui se raviva dès les premières années du xm'" siècle W. Le i8 janvier i2o5, le pape Innocent dut intervenir en autorisant Jean de Toucy à réprimer sévèrement, de concert avec les abbés de Saint-Denis et de Saint-Germain-des-Prés, l’indiscipline de ses chanoines Le bon ordre, d’ailleurs, ne put être rétabli que temporairement; après un quart de siècle, les chanoines recommencèrent à méconnaître toute autorité, à se battre entre eux et à s’approj)rier le bien d’autrui. Gomme la plupart avaient encouru, par ces agissements, l'excommunication majeure, les papes Grégoire Vlll et Innocent IV permirent cà l’abbé, en 128/1 et 12/1/1, de les absoudre de leurs méfaits, et de les relever de l’obligation d’aller solliciter en personne la clémence du Saint- Siège Non contents de se quereller entre eux, les divers membres de la communauté s’attaquaient parfois aux étrangers. En 1869, quelques docteurs de Sorbonne, qui s’étaient assemblés chez l’abbé Jean de Viry, eurent des démêlés avec ses officiers et furent assez durement malmenés. L’abbé porta naturellement la responsabilité de cette avanie et l’Université, pour le punir, le priva de tous les droits et honneurs dont il jouissait dans son corps, ainsi que de la garde des sceaux académiques qui furent aussitôt transférés au collège de Navarre. Bien

Daus uue de ses lettres, Étieuae de Touiaiai déjdorait ce retour des désordres qui survint après son départ : n Ecce reviviscunt cineres incendioruni sub abbatibus Odoue et Alberto sevientium et in flammas voraces miserabiliter excrescunt ut otnnia in nobis virtulum eradicent genimina.n (Ed. Desilve, p. 34 1.)

rr . Tuis justis petitionibus, grato con-

currenles assensu, ut, secundum Deum et beati Augustini regulam , cum consilio dilectoriun liliorum Sancti Germani de Pratis et Sancti Dyonisii abbatuin , parisiensis dyocesis , auctoritate nostra possis corrigere que circa subditos tuos et donunn tibi commissam fuerint corrigenda, tam in capile quam in membris , tibi concedimus facultatein. n (Carlulaire, p. 97.)

rr . Petitio tua nobis exliibita contine-

bat quod nonnulli monasterii tui canonici et conversi , pro violenta manuuni injeclione in se ipsos et (piidarn pro detentione proprii alii, eciam pro denegata tibi et predecessoribus tuis obedieutia, seu conspirationis oITensa, in excomraunicationis laqueuni inciderunt et quidam ingressum habuerunt in monasterium ipsum per vicium symonie ; quorum canonicorum quidam divina celebrarunt officia et receperunt ordines sic ligati : discretioni tue presentium auctoritate concedimus ut eosdem excommunicatos bac vice absolvas et hnjusmodi excomrnunicationis seutentiis, juxta formam ecclesie, vice nostra, proviso ut injectores manuum quorum fuerit gravis et enormis excessus mittas ad sedem apostolicam absolvendos. « (Cartulaire, p. Sa.)

ABBAYE ROYALE DE SAINTE-CxENEVIÈVE-DU-MON T.

qu’il n’existe pas de témoignages précis sur ce point, il est permis de supposer que le désordre intérieur de l’abbaye se prolongea durant tout le xv® siècle, et l’on n’est pas surpris de constater qu’au mois d’avril iSSq le Parlement, sur la requête de l’avocat général Rémond, commit un de ses conseillers pour ouvrir une enquête sur les scandales et malversations dont l’abbaye était le théâtre et pour proposer telles mesures qu’il jugerait nécessaires. En i563, l’abbé Foulon ne pouvait s’entendre avec ses chanoines, qui refusaient de lui obéir et lui reprochaient non seulement de les traiter sans aucun égard, mais encore de ne pas subvenir à leurs besoins. Sur la plainte réciproque des parties, le Parlement n’hésita pas à intervenir, et après vérification des faits, un arrêt ordonna que le prieur et l’aumônier quitteraient l’abbaye pour se rendre jusqu’à nouvel ordre dans leurs bénéfices, et que les chanoines devraient rendre à l’abbé l’honneur et le respect qui lui étaient dus; quant à l’abbé il fut invité à traiter convenablement ses religieux et à leur fournir le vestiaire et l’entretien. Foulon ne paraît pas avoir promptement oublié cette admonestation, puisqu’il se rendit coupable par la suite d’un manquement grave au respect qu’il devait au Parlement. Les avocats généraux Christophe de Thou et Barnabé Brisson se fondèrent alors sur cette insurrection pour réclamer la réforme «tam in capite quam membrisii. Mais avant que la cour eût pris une décision, l’abbé s’empressa de s’excuser et de faire intervenir ses amis pour qu’aucune suite ne fût donnée à cette proposition dont il redoutait à bon droit les conséquences.

11 est aisé de se rendre compte du défaut d’entente qui régnait dans l’abbaye par les difficultés constamment renouvelées auxquelles donnait lieu l’élection d’un nouvel abbé. En 1298, les chanoines, plutôt que de porter leur voix sur l’un d’eux, préférèrent placer à leur tête un Victorin de Noyon. Lorsqu’il fallut le remplacer, l’élection ne put aboutir à un résultat définitif et le pape Boniface Vlll, après avoir obtenu au bout de huit mois le désistement des deux candidats qui avaient réuni le plus de voix, désigna lui-même le titulaire. En iSoy, la même situation se renouvela et le roi de France, pour empêcher, durant la vacance du siège abbatial, les troubles de la communauté et la dilapidation des biens, chargea l’un de ses officiers de veiller à la sécurité des chanoines et à fadministration du temporel. Mais le chambrier et ses adhérents, dont la présence de cet étranger paralysait les desseins personnels, se plaignirent de sa gestion et obtinrent ainsi qu’il fût révoqué. Une enquête contradictoire à laquelle le Parlement procéda sur l’ordre du roi démontra toutefois que cet officier s’était honorablement acquitté de sa fonction, et un arrêt de la cour obligea ses détracteurs à lui payer cent livres pour son salaire et à lui rembourser les dépenses qu’il avait faites pour le compte de l’abbaye Û),

trCum Petrus ad Parisienses, ex parte domini raiium monasterii Sancte Genovefe Parisius, abbaregis, ad custodiam et regimen bonorum tempo- tia vacante, et ad personas ipsius monasterii ab

Durant la guerre de Cent Ans, les chanoines qui étaient pourvus de prieuréscures, peu désireux d’échanger, le cas échéant, l’indépendance et la tranquillité de leur bénéfice contre les charges et les difficultés des fonctions abbatiales, se dispensèrent de venir à Paris pour prendre part au vote du chapitre, renonçant ainsi du même coup à être électeurs et éligibles. Pour justifier leur conduite, ils prétextèrent le défaut de sécurité des routes et les graves dangers auxquels devait , à coup sûr, les exposer leur déplacement. A diverses reprises, il fallut les contraindre par arrêt du Conseil à faire le voyage. Mais, par le fait de leur abstention persistante, les chanoines résidant à Paris restèrent seuls maîtres de f élection de fabbé, et en fin de compte, ils réussirent même, par une entente tacite, à la supprimer. Au début du xv® siècle, f un des abbés en fonctions, sous prétexte d’éviter que l’abbaye ne fût donnée en commende, trouva plus sûr, plus expéditif et surtout plus avantageux pour ses intérêts de traiter directement de sa charge avec sou successeur qui, le moment venu, prenait de plein droit le titre d’abbé. Le vote du chapitre ne fut plus dès lors qu’une simple formalité qui, tout en maintenant f apparence de la règle, se bornait à ratilier un état de choses arbitrairement réglé d’avance.

Bien (jue l’abbaye se trouvât pourvue de ressources largement suffisantes pour assurer l’entretien de ces chanoines, fadministration de certains abbés, les uns coupables d’incurie et les autres de cupidité û), eut des conséquences déplorables pour la situation financière de la maison, et les malheurs de la guerre consommèrent à diverses reprises sa ruine. Au cours des xv® et xvi® siècles, les chanoines se virent obligés, pour assurer leur propre subsistance et pour acquitter les taxes imposées au clergé, de vendre ou d’engager les ornements de f église, tout comme l’avaient fait les anciens chanoines séculiers, à la veille de leur suppression. Certains abbés durent mettre en gage leur mitre la plus précieuse pour payer les droits de leurs bulles de nomination. Enfin, au xviii® siècle, l’aumônier de l’abbé se procura les livres liturgiques qui faisaient défaut en échangeant des manuscrits

injuriis et violentiis flelFeiKleadas , propter discordiam persoiiarum dicti monaslerii partes contrarias inter se facientium, deputatus fnisset, tandem camerario dicti monasterii et sibi adlierentibus de dicti Pétri administratione prædicta conquerentibus et ipso Petro a dicta administratione revocato et petente misias quas ipse lecerat ima cuni satari competenli sibi reddi, præcepit dominas rex super premissis, omnibus vocatis partibus,

veritatern inquiri . Per cmâæ nostræ judi-

cium dictum fuit et pronunciatum predictum Petium bene et laudabiliter se habuisse in administratione predicta.n (Bibb Sainte-Geneviève, ms. 6i5, fol. 17.)

ff Cette maison, observait Du Molinet, estoit tombée dans le relasche et le desordre par le malheur des guerres et la corruption des temps et peut être aussy par la négligence des abbés, qui avoient plus soin du spirituel que du temporel, obtenant des tiltres d’évesques in partibus et voulant pai’oistre pai’my les grands, quoiqu’ils fussent de basse extraction et n’eussent point d’armes plus considérables pom’ relever leur noblesse que les épis et les gerbes qu’ils avoient tiré de la grange de leiu’s peres, qui étoient laboui’eurs, pour en composer leurs armes, au lieu de chercher leur gloire dans leur’ vertu et lexu-s propres mérites . '1 (P. 4 10.)

ABBAYE ROYALE DE SAINTE-GENEVIÈ VE-DU-MONÏ

précieux dont il ignorait absolument la valeur (’i. On peut juger par ce dernier trait combien la culture intellectuelle était peu en faveur chez les successeurs de ces \'ictorius cpii jadis avaient pris une part si active à la renaissance des études. Ainsi, tous les elforts de Suger n’avaient abouti, en liii de compte, (ju’à l’eplacer l’abbaye de Sainte-Geneviève dans une situation peut-être plus fâcheuse encore cjue celle à laquelle il avait entendu mettre un terme ])ar la dépossession des anciens chanoines séculiers” une réforme décisive s’imposait de nouveau, et les chanoines, tout les premiers, se rendaient parfaitement compte qu’ils ne réussiraient pas longtemps à en retarder la réalisation.

En 1619, lorsque Benjamin de Brichanteau, qui joignait à son titre d’abbé de Sainte-Geneviève celui d’évêque de Laon, mourut subitement de la peste, les chanoinesjugèrent indispensable de se prémunir, par une prompte élection, contre le danger de voir leur abbaye donnée en commende à quelque prélat capable d’y rétablir le bon ordre. D’un commun accord, ils portèrent donc leur choix sur le frère du défunt, Philibert de Brichanteau, qui, n’étant même ])as clerc, se déclara prêt, pour justifier son élection, à prendre l’habit de Saint-Augustin. Mais Louis XllI, qui avait eu personnellement l’occasion de constater, lors d’une récente visite cà Marmoutiers, le degré de relâchement des ordres religieux, et qui avait pu être exactement instruit par l’évêque de Paris de la lâcheuse situation de Sainte-Geneviève, refusa d’approuver cette nomination. Ge fut en vain que l’on lit agir auprès de lui de pressantes recommandations ; si le roi consentit à pourvoir Brichanteau, à titre de dédommagement, de l’évêché de Laon et de l’abbaye de Barbeaux, il ne voulut jamais le reconnaître comme abbé de Sainte-Geneviève. Les chanoines furent, en lin de compte, victimes de leurs propres machinations; comme ils avaient fait appuyer leur élu par le cardinal de La Rochefoucauld, alors évêque de Senlis, le roi Louis XIII, c[ui connaissait la piété de ce prélat et estimait avec raison qu’après avoir réformé i’abhaye de Saint-Vincent de Senlis il était bien capable de rétablir la discipline régulière à Sainte-Geneviève, lui offrit pour lui-même le titre d’abbé. Il lui réitéra cette offre, malgré ses refus persistants, et finit par triompher de ses hésitations; La Rochefoucauld, toutefois, ne consentit à céder qu’à la condition d’avoir pour successeur un abhé réguliei-. Le titre d’abbé de Sainte-Geneviève lui fut conféré par un brevet royal du i5 juillet 1619, et dans le brevet confirmatif, délivré le 8 août suivant par le pape

Ce fait a été rappelé à diverses reprises et notamment par Du Molinet lui-même qui s’était efforcé de réparer dans la mesure du possible la bévue de son prédécesseur : ff Je ne puis que je ne déploré la perte que nous avons faite, du temps de cet abbé, de plusieurs manuscripts considérables (jui estoient gardez eu une gallerie de cette abbaye ; car un de ses aumosniers qui n’en connaissoit pas

le prix, les voyant négligez , abandonnez et comme inutiles, les donna au ]ioids à des libi’aires pour avoir des livres de chant dont on avoit besoin afin d’espargner la bourse de son maisti'e; plusieurs bibliothèques s’en sont accommodées; j’en ai ti'ouvé quelques-uns en celle du cardinal de Mazarin et j’en ai rencontré d’autres chez des libraires, que j’ai racheptez.^ (P. 43 1.)

unninuK n.vtion.

KP[TAPH[ER l)C VIEUX PARIS.

Paul IV, la réserve qu’il avait imposée se trouvait rappelée comme condition expresse de sa nomination (‘i.

Au début de l’année t 620, le cardinal s’installa dans l’hôtel ahliatial de Sainte- Geneviève, et après avoir longuement pris conseil des chefs de quelques ordres leligieux, il établit, au mois d’octobre 1621, un règlement intérieur tendant à

I amener les chanoines aux pratiques de rol)servance régulière. Alais il ne tarda j)as à se convaincre ([ue la réforme dont il prenail l’initiative serait autrement dillicile que celle déjà réalisée par lui à Senlis, et que tous ses elforts risquaient de demeurer impuissants tant ([u’il se l>ornerait à agir en son nom pei’sonnel. Au mois de février j 622 , le roi consentit à délivrer des lettres patentes dans lesquelles il énonçait sa ferme intention de voir réorganiser l’abbaye de Sainte-Geneviève et, dans ce but, déclarait renoncer |)our l’avenir à son droit de nomination de rabl)é, dont la dignité deviendrait élective et triennale. De plus, le 8 avril suivant , le pape Grégoire \V confia à La Piochefoucauld la mission de travailler avec une autorité absolue à la réformation des ordres de Saint- Augustin, de Saint-Benoît, de Cluny et de Gîteaux, en France, durant une période de six années, qui devait être prorogée par la suite jus([u’en 1 (iô 1 , et Louis XIII , par ses lettres du 1 5 juillet, donna force de loi civile à la décision pontificale, en se réservant la connaissance de tout appui ou opposition (jiie pourraient soulever les décisions du cardinal, dont il attribuait exclusivement l’examen à douze commissaires nommés par lui. L’apj)ui du Saint-Siège se trouvait ainsi renforcé par celui du pouvoir royal, qui s’affirma, un mois après, d’une façon plus décisive encore, lorsque La Bocbefoucauld fut appelé à succéder au cardinal de Gondi dans les fonctions de premier ministre et de chef du Conseil du roi.

L’abbé de Saint-Geneviève, disposant dès lors de l’autorité nécessaire pouirégler souvei-aiuement toutes les questions d’ordre spirituel ou temporel soulevées par sa réforme, et assuré de pouvoir briser toutes les résistances, se mit aussitôt eu mesui’e de justifier la confiance que lui témoignaient le Saint-Siège et la royauté.

II forma tout d’abord le projet de restaurer et de ralîermir l’ancien groupement formé par plusieurs communautés de cliaiioiues, sous la suprématie de l’abbaye de Saint-Victor, et dont elles reconnaissaient le prieur pour leur général, mais qui, au xviU siècle, étaient réunies par un lien purement nominal. Comme les Victorins montraient fort peu d’empressement à entrei* dans ses vues et paraissaient décidés à rester isolés et à s’afistenii' de toute ingérence dans l’administration des autres maisons, le cardinal résolut de former, par l’union d’un certain nombre de monastères peu éloignés de la capitale, le premier élément d’une congrégation nouvelle de chanoines de Saint-Angustin , qui constituerait la Province de Paris.

C) ff . Te cedeMte vet (lecedeiite aut nioiias- sed illi de persona regidai'i idonea, ac si til)i minime

tei’imn ipsvim qiinmndolibel dirniUente vet amii- commendatns fuisset, ]n'ovidei'i debeat . . . 71 ( Arcli. tente, illnd ampliiis in commemiam non concedaliii- nat., L 880.)

'ABBAYE ROYALE DE SAINTE-GENEVIEVE-DU-MONT

/(Il

Dès le 11 mars iGaS, il arrêta le règlement général qui serait imposé à cette congrégation et, le lo avril, il désigna comme visiteurs les PP. Beaudoin et Faure, ([ui, en trois mois, se transportèrent dans une quarantaine de monastères, pour se rendre compte de leur situation et de leurs dispositions. Sur leur rapport, La Pmcliefoucauld décida, le 2 août, que désormais il ne pourrait plus être admis de novices dans les divers centres de la congrégation, que les aliLayes de Sainte-Geneviève et de Senlis serviraient seules de noviciat et que toutes les autres maisons seraient tenues de contribuer à la dépense de leur entretien; et le 12 octobre, il promulgua les statuts concernant la réception à l’habit et à la profession. Ces décisions furent approuvées par lettres patentes du 22 octobre qui enjoignaient à tous officiers de justice de veiller à leur exécution. Le 26 novembre, les trois communautés que le cardinal avait unies d’office pour former la base de la congrégation, celles de Sainte-Geneviève, de Senlis et de Glairefontaine, nommèrent le P. Faure supérieur, pour une période de deux ans. Il ne suffisait pas de promulguer des règlements, il fallait encore les mettre en vigueur, et ce fut lorsque le cardinal voulut imposer sa réforme à Sainte-Geneviève que surgirent les plus graves difficultés. Dès le avril 162Û, le chapitre fut réuni et invité à adhérer à la nouvelle constitution de l’ordre ; mais cinq chanoines seulement sur dix-neuf consentirent à l’accepter. Les religieux qui constituaient le conseil ordinaire de La Rochefoucauld furent informés par lui de cet échec, le h avril, et décidèrent qu’il fallait sans retard introduire dans l’abbaye un certain nombre de religieux réformés. Douze d’entre eux, avec le P. Faure, furent aussitôt mandés de Saint-Vincent de Senlis, mais toutes les tentatives faites pour leur do,nner accès dans la maison échouèrent devant les vexations des anciens. Les chanoines opposants ne se bornèrent pas d’ailleurs à des manifestations violentes ; le 1 8 avril , ils présentèrent une requête au Parlement en vue d’être autorisés à assigner le cardinal et à lui faire défense d’opérer aucune innovation dans l’abbaye, tant qu’il n’en aurait pas été autrement disposé par la cour. Mais, dès le 20, un arrêt du Conseil suspendit toute procédure à ce sujet avec interdiction au Parlement de connaître du différend. Deux jours après, le cardinal qui avait réuni chez lui un certain nombre de prélats et de magistrats, ainsi que les religieux de Senlis, fit convoquer les chanoines de l’abbaye, et après leur avoir signifié son intention formelle de la confier aux réformés, il leur remit une déclaration écrite par laquelle il s’engageait à leur assurer leur entretien et leur nourriture, leur vie durant.

Le P. Faure et ses compagnons prirent alors possession de la maison par une visite au chœur, au réfectoire et au dortoir. Au moment même où ils entraient dans l’église pour célébrer f office, les opposants firent rédiger par deux notaires une protestation formelle contre la violation de leurs droits; ce même jour, ils profitèrent de ce que le nonce du pape était venu à l’abbaye, pour se plaindre des agissements du cardinal, et pour toute réponse ils n’obtinrent de

EPlTAPHIEli DE VIEUX PAlilS.

lui qu’un Itlàiiie sévèie de leur conduile. Coiuine ou leur avail donné la l'acuité d’assister aux déliltérations de la coimnunauté, ils ne manquèrent pas d’en useipour y porter constannnent le trouble, si bien qu’au bout de quelques mois, il l'allut les exclure du cbapitre. L’introduction de la réforme à Sainte-tleneviève constituait pour le cardinal un succès décisif qui lui permettait de poursuivre en toute confiance l’exécution de ses plans. Le 20 décembre j ()2/i, il ordonna la création de la Congrégation de Paris, qui paraissait assurée de l’adhésion d’une quarantaine de monastères, et le 2 janvier suivant, les religieux de Sainte-Geneviève se rallièrent avec empressement à cette décision. Un cbangement radical fut alors apporté dans l’administration intérieure de l’abbaye. Le P. Faure devint supérieur, avec la charge du spiiâtuel, de la direction des noxices et de l’organisation des études; le temporel fut confié à l’ancien prieur, le P. Guillemin, qui avait été dès le jn incipe l’un des meilleurs auxiliaii-es de la réforme, et le P. Branche reçut le titre de procureur.

Le cardinal, qui était impatient de mettre enfin à exécution les lettres patentes du mois de février 1 fi 2 2 , dont la réalisation avait été présentée comme purement éventuelle, insistait fréquemment poiu' qu’elles fussent renouvelées dans une forme définitive et obligatoire. Louis XIII lui donna satisfaction, en déclarant, par ses lettres du mois de novembre 1 62fi , que, dans le but de contribuer personnellement au succès de la réforme, il se démettait de son droit de nomination de l’abbé de Sainte-Geneviève et que la dignité abbatiale en cessant d’être collative deviendrait de plein droit élective et triennale, aussitôt après la démission ou le décès de La Rocbefoucauld . 11 stipulait en outre que les chanoines qui auraient embrassé la réforme pourraient seuls prendre part à l’élection et seraient tenus de porter leur choix sur l’un d’entre eux. Il ordonnait enfin que tous les revenus des offices claustraux et des bénéfices simples, exception faite des prieurés-cnres, devraient être réunis pour former une masse commune. Il laissait à La Rochefoucauld la faculté de s’adjoindre, lorsqu’il le jugerait utile, un coadjuteur préposé à l’administration de la nouvelle congrégation. Le 27 mai ifi2 7, le chapitre a])prouva la réalisation immédiate de ces mesures; le 2 juillet suivant, le Parlement eni'egistra les lettres patentes et le roi fit demander aussitôt au Saint-Siège l’expédition des bulles nécessaires pour leur donner la sanction canonique. Mais, par un arrêté du 1 i mars ifioo, le Grand Conseil décida qu’il devait être sursis à l’exécution des décisions royales tant qu’elles n’auraient pas reçu l’approbation de Rome.

Cet obstacle inqn-évu n’eut cependant ])as ]»our elfet d’arrêter le cardinal qui porta toute son activité sur la constitution de sa congrégation. Dans le courant de l’année ifid2, il fit procéder à une assemblée des supérieurs réformés pour obtenir d’eux qu’ils se démissent de leurs fonctions et il annonça qu’il se chargerait désormais lui-même de faire administrer leuis maisons; il nomma à cet efiet

AHHAVE ROYALE DE SAINTE-GENEVIÈVE-DL-MüAT.

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le P. Faure supérieui- général et le P. Beaudoin syndic général. Cependant l’expédition des Bulles traînait en longueur; l’aU'aire étant d’importance, la curie n’entendait pas se prononcer à la légère et des négociations répétées avaient été motivées par la nécessité d’arriver, sur certains points, à une entente parfaite. Elles furent enfin délivrées le 3 février i634, enregistrées au Grand Conseil le 3i août et au Parlement le 9 décembre suivant. Urbain VIII avait ratifié les lettres patentes de Louis XIII en accordant à la Congrégation des chanoines réguliers tous les privilèges des ordres religieux et en ajoutant que le supérieur général élu serait en même temps abbé de Sainte-Geneviève, constituée ainsi chef d’ordre, mais que, durant la vie de La Rochefoucauld, il resterait simplement abbé-coadjuteur et ne pourrait s’occuper de l’administration de l’abbaye que dans les conditions autorisées par le cardinal.

La Rochefoucauld se mit aussitôt en mesure de convoquer le premier chapitre général de l’ordre, qui fut tenu à Paris, au mois d’octobre i63û, et les douze monastères définitivement adhérents y furent représentés par leurs prieurs qui s’empressèrent d’élire pour supérieur le P. Faure, en lui donnant mission d’achever le rétablissement de la discipline régulière. Mais au cours de cette réunion, il parut que certains religieux conservaient des tendances nettement séparatistes qui risquaient de compromettre l’avenir de la l'éforme. Pour obvier à ce danger, La Rochefoucauld renonça à la constitution en provinces distinctes, ce qui eût risqué, à son avis, de faciliter une scission ultérieure, et, par son ordonnance du aS mars i635, il décida que tous les monastères réformés ne formeraient qu’un seul corps sous la direction d’un supérieur unique et qu’ils prendraient le titre de Province de Paris ou de France. Il laissait à la communauté la faculté de séparer, le cas échéant, les deux dignités de supérieur général et d’abbé de Sainte-Geneviève, mais il imposait au supérieur l’obligation de résider dans l’abbaye et il lui adjoignait deux assistants et un procureur général qui devaient comme lui être élus par le chapitre. Il lui attribuait le pouvoir de visiter ou de faire visiter tous les monastères et d’envoyer des chanoines dans chacun d’eux. 11 exigeait que l’on fît désormais dans chaque maison la partition de la masse abbatiale ou prieurale et de la tuasse conventuelle, et il reconnaissait aux religieux qui se refuseraient personnellement à accepter la réforme le droit de conserver leur résidence première et de prélever sur le fonds commun la dépense de leur entretien. Un arrêt du Conseil d’Etat du 3o mars 1 636 enregistra les lettres patentes de 1626, les bulles de i63û et l’ordonnance de i635, ainsi que les constitutions de l’ordre, en stipulant que le tout devrait être exécuté de point en point, sans préjudice toutefois du droit de nomination des abbés pour tous les monastères au sujet duquel le roi n’aurait ])as formulé de renonciation expresse.

D’importantes communautés s’eflbrcèrent de sauvegarder leur autonomie.

Saint~\ictor de Paris,, le Val-des-Ecoliers, le chapitre d’Uzès résistèrent de leur

mieux à la volonté du cardinal. Le pieux abbé de Gliancelade, Alain de Solmiiiibac, lutta énergiquement et non sans succès pour maintenir sa propre rél’orme dans les monastères dont il avait la direction. Des sentences que rendait La Rochel'oucauld, en vertu de ses pouvoirs de commissaire apostolique, les opposants interjetèrent appel à Rome, et les dillerends n’étaient point encore tous apaisés lorscjue le cardinal mourut, le i/i janvier i645.

Peu de temps auparavant, il avait abdiqué. Le P. Rlancliart, son coadjuteur, lui succéda dans la dignité de supérieur général de la Congrégation de France comme dans celle d’abbé de Sainte-Geneviève. Ce religieux et ceux qui, après lui, lurent placés à la tète des cbanoines réguliers, poursuivirent l’œuvre du réi'oi mateur avec un zèle constant. Us réussii’ent à incorporer à la Congrégation une quantité considérable de maisons religieuses. A la mort de La Rocbefoucauld, quarante monastères obéissaient à la règle commune. Au moment de la Révolution, ils étaient au nombre de cent six.

Cet accroissement amena le chapitre général à se déjiartir de l’un des principes adoptés par le cardinal. En 1667, il lut décidé que la Congrégation se partagerait en trois provinces (France, Bourgogne et Bretagne); et, en 1667, une nouvelle pi'ovince lut créée : celle de Champagne.

De la basilique primitive, élevée par Clovis en l’iionneur des saints apôtres Pierre et Paul, nous ne connaissons que l’emplacement qui était le même que celui de l’église postérieure, bâtie aux xii® et xiiU siècles.

Celle-ci a subsisté, dans ses parties principales, jusqu’en 1807. Lorsque, alors, elle fut détruite par mesure administrative, un relevé soigneux fut fait de l’état où elle se trouvait. 11 a servi à dresser les jdancbes très précises qu’ Albert Lenoir a données, en i8o5, dans \si Statistique monumentale de Paris.

L’église Sainte-Geneviève occupait la place où est ouverte actuellement la rue

Clovis, entre l’église Saint-Etienne-du-Mont et le lycée Henri-lV. Elle mesurait 65 mètres de longueur et 20 de largeur. Le vaisseau central, llanqué de bas côtés, était divisé en deux j)ar un jubé : à l’Ouest, se trouvait la nef ouverte aux fidèles, à l’Est, le chœur des religieux. Des niches rectangulaires, prises dans l’épaisseur des murs, servaient de chapelles. Du chœur, on accédait ])ar quelques marches à l’abside en bémicyle sur laquelle s’ouvraient trois chapelles rayonnantes et une sacristie. Au Nord, une autre chapelle communiquait avec le sanctuaire, près de l’extrémité du bas côté.

Par ce même bas côté septentrional, on pénétrait autrefois dans la grande chapelle Saint-Etienne, bâtie vers 1222 pour le service paroissial et qui, transfoi’mée au xvi® siècle, est devenue l’église Saint-Etienne-du-Mont ù). Le bas

Voir ci-devant, tome III, p. 607 et suiv.

ABBAYE ROYALE DE SAINTE-GENEVl ÈVE-DU-MONT. Air>

coté méridional était en communication avec la tour de l’église et le cloître de l’abbaye.

La façade, élevée dans la première moitié du xiii® siècle, était percée de trois portes, de hautes fenêtres en arc brisé et d’une rose.

Une crypte, à laquelle on descendait par deux escaliers situés aux extrémités des bas côtés, était de même plan que le sanctuaire. Elle avait servi d’église paroissiale aux habitants de la Montagne jusqu’à la construction de la chapelle Saint-Étienne. En 1698, le cardinal de La Rochefoucauld y fit opérer des travaux importants et l’orna de colonnes et de marbres précieux.

Sous la nef et les bas côtés, on a retrouvé de nombreux cercueils de pierre, entre autre ceux que l’on a considérés comme ayant renfermé les restes de Clovis et des membres de sa famille.

La tour, accolée à l’église sur le flanc méridional, subsiste encore, encastrée dans les bâtiments du lycée Henri-IV. Elle comprend deux parties nettement distinctes : l’inférieure, de l’époque romane; la supérieure, de l’époque gothique.

Au flanc méridional s’appuyait le cloître des religieux, dont les trois autres côtés étaient formés par la salle capitulaire à l’Est, par le réfectoire à l’Ouest, et par un bâtiment comprenant, avec les cuisines, une chapelle dédiée à la Vierge, qu’on a appelée successivement Notre-Dame de la Cuisine et Notre-Dame de Consolation ou de Miséricorde, au Sud.

De très vastes constructions avec jardins s’étendaient au delà : le plan en a été dressé .par Lenoir.

L’église dont nous venons de parler était considérée, au milieu du xvm® siècle, comme insuffisante par ses dimensions. D’ailleurs, elle était dans un état de vétusté voisin de la ruine. Le 9 décembre 1764, les religieux de Sainte-Geneviève présentèrent une requête au roi pour obtenir de sa libéralité la construction d’ime nouvelle église. Louis XV accéda à leur demande. Plusieurs projets furent élaborés. On adopta celui de G. Soufflot, architecte du roi et contrôleur des bâtiments royaux. Les frais devaient être couverts par une part prélevée sur le produit des loteries. Plus tard, Louis XVI conclut un emprunt de quatre millions dont les deniers étaient entièrement destinés à la construction de l’église.

Les travaux furent commencés, en 1767, sur les terrains dépendant de l’abbaye situés vers l’Ouest. Les substriictions et la crypte étaient terminées en 176/1. Le 6 septembre de cette année, le roi posa la première pierre de l’église supérieure. L’édifice était à peine achevé lorsque survint la Révolution. Par décret, en date du k avril 1 791, promulgué sur la proposition du marqî,iis de Pastoret, à l’occasion de la mort de Mirabeau, le nouveau monument fut fc destiné à réunifies cendres des grands hommes, à dater de l’époque de la liberté française in

Les autres bâtiments furent, pour la plus grande partie, affectés à une école centrale. La bibliothèque qui, dispersée au xvii*^ siècle par l’abbé de Brichanteau,

i: PI TA P HIER Dü VIEUX PARIS.

AIG

avait été reconstituée par La Roclieroiicaiild, tut nationalisée. Elle resta en place jusqu’en 18/i'j. Le inédaillier fut transféré au Cabinet national. Les objets mobiliers se trouvèrent dispersés ; la célèbre cbâsse de sainte Geneviève, d’abord portée à Saint-Etienne-du-Mont, en fut enlevée en 1 798 pour être fondue; les reliques de la sainte lurent alors brûlées en place de Grève. Les quatre statues de Germain Pilon, qui soutenaient la cbâsse, subsistent encore, mutilées, au Musée du IjOuvre û).

C' Milliii, Antiqu'ilés nuùoiudvs, t. V, Ahhaije Saiiile-Genevirve à Parla. Albert Lenoir, Slutistiqne iiioiiainentale de Parla, \lbum , t. I (22 pl.) et lirpJlcatloa des planches, p. 60-70. Abbé Féret, L'(d>haqe de Sulnle-Generlère el la Congrégation de Crance. R. (liard, Illatolre de l’abbaije de Sainle- Generlère de Parla, jusqu'à Vannée t6i(j {Ecole

nationale des Chartes. Po.sltlons des thèses soutenues par les élèves de la promotion de i<)Oi , pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe, p. 71-80). Du même, Etude sur l’histoire de l'abbaye de Sainte- Geneviève de Paris, jusqu’à la JIn du Ain' siècle [M, hnolres de la Société de V histoire de Paris, t. XXX , p. A 1-1 26 b

ABBAYE ROYALE DE SAINTE-GENEVIÈVE-DU-MONT

INDEX ALPHABÉTIQUE

Ailly (Pierre d’), 1999.

Alençon (Catherine d’), 1925.

Amponville (Guillaume d’), 2028.

Andely (Guérin d’), 199^^

Arüenne (Jean d’), 1967.

Arnoül de Romainville, 1975.

Aynel (Eudes d’), 1974.

Bachival (Simon de), 1990.

Bar (Pierre de), 1991.

Bécart (Guy), 1987.

— (Jean), 1987.

Bécoud (Pierre de), 1986.

Benoit (Thomas), 1968.

Bethisy (Simon de), 1986.

Beurrier (Paul), 1951.

Blanchart (François), 1955.

Blanchet (Simon), 1993.

Boülart (François), 1954.

Bouvier (Jean), 1964.

Bressuire (Pierre de), 2009.

Bricbanteau (Benjamin de), 1945.

Brisfault (Jacques), 1978.

— (Nicolas), 1972.

Bruneau (Jean), 1981.

Bruyères (Guy de), 1984.

Caillou (Pierre), 1949.

Casse (Jean), 1940.

Céraune (Saint), 1939.

Chagrin (Eudes), 1988.

Chambroy (Lazare), 2027.

Chaubert (Jean-Baptiste), 1957.

Chenvot (Claude), i960.

Clovis I" (Le roi), 1926-1980.

Cousin ( Philippe ) , 1981.

CousiNOT (Nicolas), 1947.

Cracovie (Renaud de), 201 4.

Crepet (Alain), 2002.

Cresson (Guillaume de), 2012.

Descartes (René), 1914, 1915.

Despoigny (Etienne), 1946.

Douté (Simon), 1982, 1988.

Du Hestray (Jean), 1919.

Du Molinet (Claude), 1989.

Durais (François), 1920.

Eudes (L’ahhé), 1978.

Faure (Charles), 1948.

Fécamp (Richard de), 2008.

Ferry (Guillaume), 1971.

Fieffé (Raoul), 1992.

Floriot (Érard), 1966.

Foulon (Joseph), 1944.

Fourqueux (Guillaume de), 1976.

Gapsinge, 1965.

Gérard, archevêque de Nicosie, 1984.

Gonesse ( Adam de ) , 2011.

Guérin (Charlotte), 1920.

Guermelin (Jean), 1996.

Guillaume, 2082.

Hangest ( Constant-Louis de), 1921.

Hangest (Jacques de), 2007.

Herbert, 2008.

Hubans (Jean de) , 1922.

Hugues, 2001.

JossiGNY (Raoul de), 1997.

La Cour (Jean de), 1979.

Lallemant (Pierre), 1988.

La Pierre (Étienne de), 1988.

La Pille (Denis de), 2028.

La Rochefoucauld (François de), 1987.

La Rochelle (Bernard de), 2018.

La Tour (Guillaume de), 1989.

Le Comte (Richard), 2088.

Lefebvre (François), 1961.

Le Flament (Jacques), 1942.

Le Geôlier (Armand), 20o4.

Le Marnois (Guillaume), 2021.

Lestournelle (Renaud de), 2018.

Le Sueur (Gaucher), 2022.

Le Viel (Nicolas), 2024.

Lurd (Pierre), 2028.

Marcet (Jean), 2016.

IStPïlTMEBIE NATIOMAT.E.

Marigny (Guillaume de), 1977.

Mattioli (Coi’uelio), 1924.

Michon (Robert), 1928.

Montenay (Jeau de), 1950.

Montigny (Aubert de), 2000.

Morin (François), 1952.

Nicosie (Ge'rard de), voir Gérard.

OsBER (Laurent), 2017.

Godet (Robert), 2026.

OüLCHY (Guillaume d’), 1985.

Paissy ( Herbert de), 2o3o.

Paris-Branscodrt (Thomas de), 1962.

Phelypeadx (Victor), igAS.

Pierre, 1980.

PiGEN (Vincent), 2019.

PoLiNiER (Jean), 1968.

Pommard (Hugues de), 1988.

PooLY (Guillaume de), 2088.

Prégilbert (Renaud de), 1941.

Prddence (Saint), 1988.

Rouadlt (Jacques), 1916-1918.

Roissy (Jean de), 1969.

— (Jean de), 2006.

Romainville (Arnoul de), 1976.

Saint-Germain (Geoffroy de), 2oo5.

Saint-Led (Nicolas de), 2010.

Saint-Martin (Renaud de), 2018.

Saonier (Jean), 2020.

Savoie (Agnès de), 1982.

Troyes (TbiboutDE), 1998.

Ulvy (Pierre), 2029.

Varennes (Jean de), 1966.

Vémars (Pierre de), 1996.

— (Renaud de), 2 o34.

Vincent (Guillaume de), 2081.

Vy (Jean de), 1970.

Watrée (Antoine), 1988.

EPITAPHIER DY VI EVX PARIS

EGLISE DE L'ABBAYE ROYALE DE S'^.e GENEVIEVE DY MONT

Plan. Elévation et Coupe longitudinale

lmp . Ch. IV/ttmann

ABBAYE BOYALE DE SAINTE-GENEVIÈVE-DU-MONT

ÉPITAPHES DE L’ÉGLISE

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