‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 143 sur 323 · JEAN CHARPENTIER + CATHERINE ROULIER · texte numérisé non relu

JEAN CHARPENTIER + CATHERINE ROULIER

Epitaphe sur une tombe au pied d’un pilier du déambulatoire, vis-à-vis la chapelle de Saint-Roch.

1. Ces deux obits, fondés le 4 juillet 1544 (voir la note 2), ont été réduits à un seul le 4 août 1637 (Arch. nat., LL 413, fol. 83 v°).

2. Le 19 octobre 1529, Mathurin Cartier a racheté, moyennant 81 1. t., la rente annuelle de 108 s. par. par lui due « nuper » à la communauté de Saint-Germain l’Auxerrois sur deux maisons rue Saint-Honoré auprès de celle où pend pour enseigne le Disque d’étain ( ibid ., LL 401, fol. 147 v°). [Est-ce la même maison que celle du Plat d’estain, n° 89 actuel, qui appartenait avant 1629 à Chesnelon, greffier du Conseil, citée par Jacques Boulenger, Dans la vieille rue Saint-Honoré, p. 134?] Le 4 juillet 1544, Mathurin Cartier et Adenette Hazard donnent aux chanoines de Saint-Germain l’Auxerrois une maison, même rue, à l’enseigne de VEscrevisse (Arch. nat., Y 89, fol. 367), n° 35 actuel (Boulenger, op. cit., p. 71), et 60 1. de rente sur David Charlet, contrôleur des guerres, demeurant à Argenteuil (Arch. nat., Y 89, fol. 367).

Le même jour, Adenette Hazard dorme aux mêmes partie d’une maison rue des Lavandières, à YÉcu de France, pour la fondation de deux obits (ibid., id., fol. 370). Le 16 mars 1547, Mathurin

Cartier et Adenette Hazard donnent à Philippe

Doc, marchand de vins, bourgeois de Paris, et à Jeanne Hazard, sa femme, leur cousin germain et cousine germaine, une portion de la maison de VÉcu de France et d’une rente sur Claude d’Orléans, maître fourbisseur et garnisseur d’épées à Paris (ibid., Y 92, fol. 336 v°). Le 14 août 1548, Mathurin Cartier donne à Antoine de Bray, receveur d’Argenteuil, une rente de 100 s. sur une maison à Argenteuil, rue des Gallardons (ibid., Y 93, fol. 432 v°). Le 17 juillet 1550, Jacques Boisselet, sergent de l’Hôtel de Ville de Paris, et Ysabeau Hazard, sa femme, donnent à Mathurin Cartier et à Adenette Hazard, leurs beau-frère, belle-sœur et sœur, une rente de 15 s. sur une maison à Argenteuil, carrefour du Regnard (ibid., Y 96, fol. 54 v°).

3. Après le 8 janvier 1560 si Mathurin Cartier doit être identifié avec le personnage des mêmes nom et prénom qui, qualifié « maître tailleur d’habits à Paris », avait pour servante Marie Doquet, lors du contrat de mariage passé à cette date entre ladite Marie Doquet et Guillaume Guynoye, maître chaudronnier à Paris, le 8 janvier 1560 (ibid., Y 101, fol. 100).

2 133. — Cy gist honorable homme Jehan Charpentier 1, en son vivant marchand

ET BOURGEOIS DE PARIS, JADIS MARGUILLIER DE CEANS, LEQUEL DECEDA LE 10e JOUR D’AVRIL

AuSSY GIST HONORABLE FEMME CATHERINE RoULIER 2, JADIS FEMME DUDIT CHARPENTIER, QUI DECEDA LE...

Armes. Charpentier : d'azur à la bande échiquetée d'or et de gueules et de deux traites 3, accompagnée de deux licornes d'argent.

Roulier : d'azur à trois mains droites ouvertes d'argent, au croissant du même en pointe, au chef de gueules à trois étoiles d'or 4.

Mss A2, p. 393; — B4, p. 407; — VP2, p. 700; — Troche, fol. 259 v°-260.

JEAN DE LA POTERNE + PERRETTE CLUTIN Tombe derrière le chœur, devant la chapelle de Saint-Roch.

2 134. — Cy gist a honorable homme 6 sire Jehan de la Poterne 5, jadis bourgeois

1. Jean Charpentier habitait en 1563 rue Tirechappe [absorbée en 1854 par la rue du Pont-Neuf], sans doute dans la maison acquise de la fabrique des Saints-Innocents par son père, Fiacre Charpentier, marchand drapier, bourgeois de Paris et échevin. Il participa, cette même année, le 1er juillet, à la succession de celui-ci (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 686, doss. 16 016, p. 454). Il n’est pas certain qu’il puisse être identifié avec le « marchand trafiquant de sel sur la mer » qui habitait en 1575 et en 1576 rue des Prêcheurs et portait les mêmes nom et prénom ( Registres ... du Bureau de la Ville..., t. VII, p. 261, 279 et 385). Le volume 685 des Pièces originales (doss. 16 016, p. 228 et suiv.) contient, de Jean Charpentier, plusieurs quittances de rentes des années 1579 et 1581. Une généalogie de sa famille se trouve dans le volume 686 (doss. 16 016, p. 454). — L’épitaphe d’un de ses frères, Michel, marchand drapier comme leur père, mort en 1590, se trouvait à Saint-Eustache ( Épitaphier ..., t. IV, n° 1530). — Voir ci-dessous n° 2173, l’épitaphe de Jacques Le Peultre, gendre de Jean Charpentier.

2. D’après une généalogie manuscrite (Bibl. nat., Dossiers bleus, vol. 585, doss. 15 365, fol. 103 et 106), Catherine serait la dernière fille de Jean Rouillé, écuyer, et de Charlotte Leschassier; le même document la donne comme étant la mère de Marie Charpentier, femme de Jacques I a-, Peultre, secrétaire du Roi le 9 janvier

3. Une note contenue dans un ms. de la Bibliothèque nationale (Pièces orig., vol. 686, doss. 16 016, p. 456), l’ordonnance de confir¬

mation des commissaires généraux sur le fait des armoiries (13 août 1700) [ibid., p. 468] et le ms. de 1 Institut (p. 1320) disent ; « trois traits ».

4. Institut, p. 1320 : de gueules à trois mains ouvertes d’or, au croissant d’argent en pointe, au chef d’or à trois étoiles de gueules.

5. Jean de la Poterne, seigneur de Trappes (Yvelines, arr. et cant. de Versailles-ouest), avocat en Parlement (Bibl. nat., ms. fr. 18 660, fol. 246 v°, généalogie Clutin; Pièces orig., vol. 786, doss. Cleutin, p. 27). Peut-être doit-il être identifié avec un échevin des mêmes nom et prénom, cité de 1424 à 1428 ( Comptes du domaine de la Ville, t. I, col. 54, 97, 105, 160 et 171). C’est très vraisemblablement lui qui fit partie d’une association formée au début de 1430, à l’instigation des échevins de Paris, association qui fit charger en Normandie un bateau de blé, de lard, de beurre et de denrées diverses pour le ravitaillement de Paris ( Journal d'un bourgeois de Paris, éd. Al. Tuetey, p. 250, n. 4 de la p. 249). Il y avait en 1457-58 un Jean de la Poterne, changeur, habitant rue Jean-Tison ( Comptes du domaine de la Ville, t. II, col. 50). Il ne peut s’agir de notre personnage, si celui-ci est bien mort en 1440, comme le dit le seul manuscrit VP1; mais ce pourrait être le fils de ce premier Jean de La Poterne et de Perrette Clutin, donc le petit-fils d’Henri Clutin, aussi « marchand changeur » (ci-dessous, p. 77, n. 1). Un autre La Poterne, Pierre, est fréquemment cité, au milieu du xve siècle, avec la qualité de bourgeois de Paris, dans le Registre... des compagnies françaises (Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 1 062, passim).

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

de Paris, et dame Perrette Clutin 1, sa femme, en leur c vivant d seigneur et dame de

FrESNE e, VIVANT ADVOCAT EN PARLEMENT f, ET LEURS ENFANS, LEQUEL MAISTRE JEAN DE LA

Poterne ? trépassa le 10e jour D’Aoust 1440 *.

Armes. La Poterne : de gueules à deux haches adossées d'argent emmanchées d'or. Clutin : d'argent au chef crénelé1 d'azur à l'étoile d'or au franc quartier.

Mss A2, p. 393; — B4, p. 406; — VP1, fol. 40; — VP2, p. 700; — Troche, fol. 252 v°.

a) Cy gisent, VP1; — b) personne, VP1; — c) son. B4, VP2; — d) en leur vivant om. VP1; — e) Fresne om. A2,

B4, VP2; de . de . , Tr.; — f) Fresne, luy et Me Pierre de la Poterne, advocat en Parlement, VP1; — g) de la

Poterne om. VP1; — h) 14.., A2, B4, VP2, Tr.; — ï) bretessée (Bibl. nat., ms. fr. 18 660, fol. 246 v°).

Page 1