Toujours chapelle Saint-Michel, voir cidessous, p
6. Ces deux chapelles ne forment pas de véritables chapelles, ayant été établies en partie aux dépens du cloître. Voir ci-dessus, p. XX et n. 4-6.
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
trois branches d’ogives. Autour du chœur sont disposées quatorze chapelles, auxquelles il faut ajouter, au sud, une ancienne sacristie et, au nord, la « Tribune de la Reine » (où Marie-Antoinette assitait à la messe) et son escalier.
Le transept et la nef, on l’a vu, sont du début du XVe siècle : ils sont caractérisés par de grandes arcades plus hautes que celles du chœur et des fenêtres hautes, découpées en cinq compartiments par quatre meneaux simples; disposition bien caractéristique de l’époque, il n’y a pas de chapiteaux : les nervures des voûtes pénètrent directement dans les piliers, et les colonnettes engagées, du côté de la nef, montent directement jusqu’au départ des voûtes et reçoivent les nervures de celles-ci et des arcs doubleaux. Chaque bras du transept est terminé par une chapelle.
La chapelle de la Vierge, au bas-côté sud, longue de quatre travées, date de la fin du XIIIe siècle. Elle a été conservée dans son état primitif lors des réfections du xve, à l’exception de la dernière travée, dont la voûte fut alors refaite à liernes et tiercerons. Cette partie était indépendante de l’église : fermée par une clôture, elle fut jusqu’au xvme siècle réservée aux paroissiens et, pour cette raison, dénommée « la Paroisse ». Du côté de la façade, dans le prolongement de la chapelle de la Vierge, le bas-côté sud se termine par la chapelle de la Communion. Au bas-côté nord sont encore disposés quatre chapelles et les fonts baptismaux.
Le mobilier.
Le témoignage des historiens de Paris et celui des auteurs de descriptions de la capitale nous renseignent dans une certaine mesure sur les transformations apportées au cours du xvme siècle aux aménagements intérieurs de l’église. A ces informations occasionnelles s’ajoutent les données que fournissent assez régulièrement, de la fin du xve siècle au milieu du xvme, les registres des délibérations capitulaires.
Nous avons vu 1 comment, au xvme siècle, on avait transformé le chœur et installé un nouveau maître-autel. Derrière le maître-autel, au moins aux xve et xvie siècles, il y avait un autel dit « des obits »; le 19 novembre 1451, le chapitre décide qu’une image de sainte Barbe, donnée par un bourgeois, sera placée sur cet autel 2; en 1548, il n’est permis à aucun prêtre autre que les chanoines, chapelains ou vicaires du chœur de cette église de célébrer la messe à cet autel 3.
Le maître-autel était orné, aux jours de fête, d’un parement d’autel. En 1584, le chapitre décide de faire mettre dans le chœur une barre de fer sur laquelle on puisse accrocher les « stemmata » données par le doyen Le Sueur 4. Le 8 mai 1587, le chanoine François Le Camus donne pour le maître-autel un très beau parement décoré de figures et tissé d’or 5.