‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 21 sur 323 · Arch. nat., LL 407, fol · texte numérisé non relu

Arch. nat., LL 407, fol

5. « Unum stemma pulcherrimum auro contextum cum figuris, vulgo parement d'autel nuncupatum » (Arch. nat., LL 407, fol. 277 v°).

Au XVIIe siècle, l’église s’enrichit à plusieurs reprises de dons de la reine Anne d’Autriche. En 1639, on voit le chapitre décider de faire fondre, pour en faire faire une nouvelle, la croix entourée de deux anges d’argent doré, placée au centre d’un grand bassin d’argent, qui avait servi jusqu’alors à exposer le Saint-Sacrement 1 ; sans doute en peut-on conclure que l’église était, à cette date, entrée en possession d’un ostensoir plus somptueux, celui qu’avait offert la reine : « soleil d’or... garni de pierreries 2 »; cet ostensoir formait seulement une partie du don fait par Anne d’Autriche que décrit plus tard Germain Brice :

. . . Un magnifique ornement... d’une étoffe d’or et d’argent très riche, dont la République de Gennes avoit fait présent à cette Reine; il ne fait pas cependant tout l’effet qu’on pourroit désirer, parce que les couleurs et les desseins en sont très mal entendus. Cet ornement est fort ample; les chapes, les chasubles et les tuniques sont rehaussés d’une riche broderie sur les orfrois, et les pentes des rideaux, ainsi que le devant d’autel sont enrichis d’une grosse campane toute de trait très pesante. Le soleil d’or est garni de quantités de pierreries, de même que le petit dais sous lequel on expose le jour des fêtes du Saint-Sacrement 3.

En janvier 1643, le chapitre reçoit encore de la Reine un pavillon en broderies de perles pour servir au Saint-Sacrement 4.

Le luminaire était assuré conjointement par les soins du chapitre et par la piété des fidèles. En 1528, la veuve de Philippe Chevart obtient du chapitre la permission de faire poser contre un pilier du chœur, devant l’image de la Présentation de la Vierge, un candélabre de cuivre pour y mettre un cierge qu’elle sera tenue de fournir elle-même 5. En 1711, on fait un règlement pour le luminaire des grandes fêtes :

Huit cierges pour le maître-autel, quatre aux quatre coins de la châsse de saint Landry qui est au-dessus de l’autel, douze petits cierges aux six pots qui sont au circuit de l’autel, quatre cierges aux quatre anges de bronze qui sont aux quatre coins du circuit de l’autel 6.

Le chœur était meublé de bancs. Ceux-ci pouvaient être installés aux frais et au profit de certains paroissiens comme l’indique, par exemple, cette mention des registres capitulaires, au 7 mars 1617 : le chapitre autorise deux paroissiens, les frères Gilles et Étienne Boucher, à placer un banc sous l’épitaphe de François de Carnavalet : le banc sera long de dix pieds ou environ et large d’un pied et demi; les frères Boucher en jouiront, eux et leurs enfants, leur vie durant, aussi longtemps qu’ils demeureront sur la paroisse; ils ne pourront le céder à qui que ce soit sans le consentement du chapitre; ils auront à acquitter une redevance annuelle de douze deniers parisis, payable au 1er août de chaque année 7. C’est aussi au décor du chœur qu’étaient principalement destinées les tapisseries dont

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