Voir ci-dessus, n
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
par semaine 1 pour le repos des âmes de leurs père et mère, de leurs parents et amis, outre deux services solennels de trois messes chacun aux jours anniversaires de la mort de leursdits parents 2. En vertu des mêmes dispositions testamentaires de son père, la marquise de Lavardin remit au chapitre, en 1682 et en 1683, deux ornements en velours rouge avec passements d’or aux armes du défunt, l’un pour le service du chœur, l’autre pour la chapelle de l’Annonciation 3, et, en 1686, un ornement de deuil en velours noir aux armes de Lavardin pour servir spécialement aux obits de ses père et mère 4.
Le 15 février 1756, les héritiers du fondateur — Marie-Thérèse d’Albert, veuve de Louis de Rougé, marquis du Plessis-Bellièvre, et Charles-Louis, marquis de la Chastre — renoncèrent à la possession de la chapelle. La fabrique l’adjugea pour trente ans, le 14 mars suivant, à Marie-Madeleine Mercier, veuve de Claude- François Lavechef Duparc, écuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison et couronne de France, Intendant général des postes et relais de France; la fabrique se réservait la propriété et la jouissance de la cave existant sous cette chapelle. L’adjudicataire avait été la seule soumissionnaire 5.
Le vocable de l’Annonciation apparaît pour la première fois en 1490 6. Le 12 mars 1499 (n. st.), Guillaume Prévost, « serviens ecclesie », fit don à cette chapelle d’une statue de sainte Gemme, en bois 7. Le 15 juillet 1558, Marguerite Ribier, veuve de Louis Vachot, lui offrit une image des Onze mille Vierges 8. En 1840, la chapelle reçut le nom de saint Louis. En 1843, on y transféra des boiseries et la statue placée jusque là dans l’ancienne chapelle de la Vierge, aujourd’hui chapelle paroissiale 9. En 1850, elle prit, pour cette raison , le nom de Notre-Dame de Bonne Garde.
Nous avons relevé dans le livre de testaments de Saint-Germain l’Auxerrois déjà cité10 l’élection de sépulture dans cette chapelle faite le 5 janvier 1574 par Jean Boucher, seigneur de Monmort, mari de Catherine Cure.
1. Le 19 février 1686, le chapitre, à ce autorisé par l’archevêque de Paris, réduisit ces messes au nombre de 116 par an (trois les premières semaines de chaque mois, deux les autres semaines), les honoraires annuels du chapelain, primitivement fixés à 240 1., ayant été ramenés à 143 1. 18 s. en raison de la réduction des rentes de la Ville (Arch. nat., LL 415, fol 122 v°).
2. Bibl. nat., ms. fr. 25 990, p. 841 (extrait délivré par les notaires Paris et Ogier, devant qui Pacte avait été passé. L’acte ne figure pas à sa date parmi les minutes de l’étude du notaire François Ogier, Arch. nat., Min. centr., LXXXIII, 108).