‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 230 sur 323 · CHAPELLES DU CHOEUR. — CÔTÉ GAUCHE CHAPELLE SAINT-CHARLEMAGNE · texte numérisé non relu

CHAPELLES DU CHOEUR. — CÔTÉ GAUCHE CHAPELLE SAINT-CHARLEMAGNE

Par une délibération en date du 6 février 1569, les marguilliers, eu égard à la dépense considérable que représentera la construction et la continuation des « chapelles depuis la croisée jusques au chevet du costé du septentrion », estimant, en conséquence, qu’il sera nécessaire d’obtenir la participation « de ceux qui voudront avoir et tenir lesdites chapelles », acceptent l’offre faite par Charles Le Conte 1, marchand bourgeois de Paris, paroissien de Saint-Germain l’Auxerrois, et Jeanne Huré, sa femme : ceux-ci subviendront à la réédification de la chapelle qu’avaient toujours possédée les précédesseurs de Charles Le Conte, « la première à commencer au dessus de l’œuvre tirant au chevet »; Charles Le Conte livrera la pierre de Saint-Leu 2, la pierre dure de cliquart et le moëllon ; il pourra établir une « cave » dans la nouvelle chapelle et mettre tableaux, tombes et épitaphes 3. Cette chapelle prendra le nom de Saint-Charlemagne.

Après la famille Le Conte, la chapelle fut attribuée, nous ignorons à quelle date, à la communauté des Frères tailleurs de Paris, fondée en 1647 par Gaston de Renty et Henry Buch 4. Le 13 septembre 1692, Bernard Lhoste, bourgeois de Paris, y fondait des messes pour lui, pour frère Claude Chamois, premier maître de la communauté des Frères tailleurs de Paris, et pour tous les frères défunts de cette communauté 5. La communauté des Frères cordonniers, fondée en 1645 par les mêmes Gaston de Renty et Henry Buch, y avait également son siège 6.

1. Un sieur Charles Le Conte possédait une maison, rue d’Autriche, contiguë à celle dont Nicolas de Neuville, seigneur de Villeroy, faisait donation le 13 avril 1554 à Michel Lebouc, fruitier ordinaire du Roi (E. Campardon et A. Tuetey, Inventaire des registres des insinuations du Châtelet, Paris, in-4°, 1906, n° 4 948). En 1580, un personnage portant les mêmes nom et prénoms est cité comme Maître des œuvres de la Ville ( Registres ... du Bureau de la Ville..., t. XVI, p. 150, n. 1).

2. Saint-Leu d’Esserent, Oise, arr. de Senlis, cant., de Creil.

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