‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 279 sur 323 · Ibid., LL 411, fol. 28-30 v°; LL 414, fol. 29 v · texte numérisé non relu

Ibid., LL 411, fol. 28-30 v°; LL 414, fol. 29 v

9. Bibl. nat., ms. fr. 21 610, fol. 63 v°. Règlement de la paroisse (Paris, impr. Vitré, 1671), p. 36.

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

sence d’un magnifique retable d’albâtre peint, du xive siècle, représentant les scènes de la vie du Christ, qui appartient aujourd’hui au musée municipal de Compiègne.

Il est difficile d’expliquer pourquoi cette chapelle a porté également le titre de « chapelle du Grand Conseil » L Peut-être est-ce à cause de la proximité de la maison louée par cette cour souveraine dans le cloître de Saint-Germain l’Auxerrois pour y tenir ses séances. Après avoir siégé à la suite de la Cour dans ses déplacements, puis au couvent des Grands-Augustins, cette haute juridiction passa en 1583 un bail avec le chapitre de Saint-Germain l’Auxerrois pour l’occupation de la « Maison des Coquilles », située dans le cloître de la collégiale 2; en 1686, elle la quitta pour s’établir, toujours en location, sur la même paroisse, à l’hôtel que le marquis d’Aligre, Chancelier de France, avait acquis de la famille de Schomberg. Le Grand Conseil occupa cet hôtel d’Aligre jusqu’en 1754 3; à cette date, l’immeuble menaçant ruine, le Roi transféra le Grand Conseil aux Grands-Augustins, puis, en septembre de la même année, au Louvre, où il resta jusqu’à sa suppression, à la Révolution 4. A une date que nous n’avons pu préciser mais qui est probablement postérieure à 1641 et certainement antérieure à 1674 5, ses membres ont « fait reparer de neuf [leur chapelle] et orner de balustre de cuivre et de marbre et peindre et fleurdeliser d’or et d’azur la voulte..., en laquelle chapelle Monsieur le doyen ou l’un de messieurs les chanoines, comme curé primitif, célèbrent la messe paroissialle les quatre principalles festes de l’année et le jour de la feste de sainct Germain d’Auxerre, le 31 juillet, et aussy lesdicts sieurs du Grand Conseil font ceiebrer tous les jours la Sainte Messe à 11 heures, en ladicte chapelle, où ils assistent en leur banc 6 ».

Le 13 février 1526 (n. st.), Nicolas II de Neuville, chevalier, seigneur de Villeroy, Trésorier de France, agissant par l’intermédiaire de son maître d’hôtel Pierre Grouneau et de son chapelain Jean Bardin, avait obtenu du chapitre l’autorisation de placer dans cette chapelle un oratoire ( oratorium ) de bois, clos de

1. Sur cette haute juridiction, son histoire, sa compétence, ses archives, voir l’excellente étude de Jean-Paul Laurent, dans le Guide des recherches dans les fonds judiciaires de l’Ancien Régime, publié par la Direction des Archives de France (Paris, 1958, in-4°), p. 27-60.

2. Deux quittances délivrées les 6 juillet 1676 et 8 janvier 1677 par Voyer d’Argenson, doyen de Saint-Germain l’Auxerrois, au « receveur et payeur des gages de Messieurs du Grand Conseil », montent chacune à 1 050 1., pour deux quartiers de loyer de sa maison décanale, occupée par lesdits Messieurs » (Bibl. nat., ms. fr. 25 980, p. 3 899 et 3 900).

3. L’hôtel d’Aligre, précédemment de Schomberg, était situé sur l’emplacement occupé aujourd’hui par les maisons portant les nos 121-

125 de la rue Saint-Honoré (Jacques Boulanger, op. cit., p. 219 et suiv.). Certains agents du Conseil étaient logés dans cet hôtel, tel Nicolas Chaveneau, « greffier honoraire de l’Audience du Grand Conseil, décédé en son appartement au Grand Conseil » et inhumé à Saint-Germain l’Auxerrois le 17 avril 1742 (placard mortuaire, Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 727, doss. 16 565, p. 2).

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