Ci-dessus, p. XXXV
4. Troche, Histoire... de l’église... de Saint- Germain l’Auxerrois..., ms., fol. 59 v°.
5. Offices propres de l’eglise royale et paroissiale de S. Germain l’ Auxerrois..., Paris, 1745, non paginé (p. 1-2).
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
des offrandes avec le doyen du chapitre; il assistait à l’office canonial, où il prenait rang après le dernier chanoine; le 23 décembre, il chantait l’antienne « O Emmanuel »; aux fêtes de Noël, de Pâques, de la Pentecôte, de la Toussaint et de Saint-Germain, il laissait au doyen l’administration des sacrements.
Partage des offrandes et administration des sacrements furent toujours l’objet de conflits entre le doyen et le vicaire perpétuel. Autre source de conflits : les nombreux « prêtres habitués » (ils pouvaient encore être jusqu’à cinquante au début du XVIIe siècle en vertu d’une décision prise à cette époque en vue d’en limiter le nombre) qui assistaient le vicaire perpétuel dans ses fonctions paroissiales. Le vicaire perpétuel les instituait, mais après les avoir présentés au chapitre; il pouvait aussi les destituer, à condition d’exposer au chapitre les raisons de cette mesure; les trente derniers par rang d’ancienneté étaient tenus d’assister à toutes les processions du chapitre. Nés dès le xive siècle, les conflits qui opposaient le curé et le doyen pour l’ensemble des points litigieux duraient encore lorsque le chapitre de Saint-Germain l’Auxerrois fut uni à celui de Notre-Dame, le 15 août 1744 1.
Du voisinage du chapitre et de la paroisse étaient encore nées, dès le xve siècle au moins, de nombreuses difficultés entre les chanoines et les marguilliers, principalement au sujet des dépenses d’entretien de l’église. En 1440, les registres de délibérations capitulaires font déjà mention d’un procès pendant depuis longtemps, mais sans en préciser l’objet 2. Le 26 février 1442 (n. st.), le doyen est prié de convoquer les paroissiens et fabriciens pour les entretenir d’un différend concernant des réparations à faire à l’église : il leur proposera de porter l’affaire devant le Parlement ou de s’en remettre à l’arbitrage de quatre membres de cette cour qui seraient choisis à raison de deux pour chacune des parties 3. En 1453 intervient un concordat, que confirmera un peu plus tard, le 3 août 1456, un arrêt du Parlement 4. Au terme de cet accord, marguilliers et paroissiens seront tenus de faire faire toutes les réparations de l’église, à charge pour le chapitre de supporter le tiers de la dépense. Les marguilliers entretiendront le chœur, le clocher et les cloches; cependant le chapitre paiera la fourniture des cordes et le salaire de celui à qui les marguilliers auront confié le soin de la visite périodique des cloches. Les doyen et chanoines « soutiendront à leurs despens » leurs livres, vêtements, ornements, croix, calices, luminaires, tapisseries et nattes de chœur. D’autre part, certaines contributions régulières du chapitre sont prévues afin d’alléger la charge des travaux d’entretien qui incombent aux paroissiens : le chapitre versera à la paroisse une rente annuelle de 8 livres parisis, payable en quatre termes, plus 6 livres parisis à chaque réception de nouveau chanoine. Une donation particulière complète ces dispositions : le doyen Cheneteau assure à l’œuvre de l’église une rente de six livres parisis payable aux mêmes temps que la précédente. Suit, dans le concordat de 1453, un règlement fixant le prix des messes, services, convois des défunts et sonnerie des cloches.
4. Du Breul, Le Theatre des Antiquitez de Paris..., Paris, 1612, p. 790.