‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 39 sur 323 · Ibid., id., fol · texte numérisé non relu

Ibid., id., fol

Toute difficulté ne disparut pas pour autant. Dès 1454, on trouve mention d’un différend au sujet des réparations du chancel et des verrières 1. En 1457, le chapitre interdit aux clercs paroissiaux de l’église de sonner les cloches pour les messes célébrées par le curé ou son vicaire 2. En 1462, le doyen et le chapitre sont ajournés devant le Parlement « pour cas de novelleté » par le vicaire perpétuel Jean Lhuillier, prétendant qu’il lui incombe de diriger la confrérie du Saint-Sacrement 3. La même année, le 15 août, s’élève une contestation au sujet de l’eau bénite 4. L’année suivante, c’est à propos de la messe de la Sainte Vierge à l’autel paroissial, messe qui ne doit jamais commencer avant la fin des matines du chapitre 5.

Quand, en 1476, les marguilliers décidèrent de reconstruire toute la nef sur le modèle du chœur 6, ils durent soumettre leur projet à l’agrément des chanoines; ceux-ci, après mûre délibération, répondirent par la voix du doyen que, les réparations et l’entretien de l’église incombant aux seuls paroissiens, le chapitre n’avait pas l’intention de contribuer à la démolition et à la reconstruction de la nef, sinon de son bon vouloir, sans que les marguilliers et les paroissiens ou leurs successeurs puissent à l’avenir demander quoi que ce soit 7. Cependant, en 1482, les chanoines firent abandon aux marguilliers, à titre de « don gratuit », en considération de la reconstruction de la nef, d’une somme qui leur était due par un bourgeois 8.

Les sépultures.

En 1562, le Parlement confirma la transaction de 1453 en y ajoutant quelques nouvelles clauses : les marguilliers eurent désormais le droit d’autoriser les quêtes, de concéder des bancs et des chapelles à des particuliers et de leur permettre de placer des épitaphes dans l’église 9. Ce sont, en effet, les marguilliers qui ont la charge des sépultures. Dès 1454, le chapitre leur a concédé par contrat un tiers de la terre de l’église pour inhumer les paroissiens qui auront élu leur sépulture à l’intérieur de celle-ci 10. En 1577, il est précisé que les marguilliers ne doivent rien exiger pour l’ouverture de la terre du chœur n. Un arrêt du Parlement du 30 mars 1637 rappelle que nulle épitaphe ne pourra être mise dans l’église sans la permission des marguilliers 12. Le 1er mars 1671 intervient un règlement relatif aux inhumations :

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