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polygonales, qui occupent une ou plusieurs rangées ; pluson s'avance vers le milieu de ces formations plus les cellules s 'aplatissent. ‘Elles. : subissent un processus de kératinisation épidermique. Les cellules les
plus centrales sont devenues cornées, tout à fait lamellaires, elles ont
perdu leur noyau. Elles sont imbriquées. les unes sur les autres et for-
ment finalement les globes épidermiques. Quelquefois on a rencontré de véritables boules perlées. fs En avant mais surtout en arrière de la tumeur, l'urèthre présente
toutes les altérations d'une uréthrite: chronique, qu on observe dans.
les autres cas de rétrécissement. Nous trouvons un épithéliumé épaissi, les aréoles du corps spongieux plus ou moins oblitérées, les trabécules épaissies, les artères atteintes d'endartérite.
Cette description est applicable à presque tous les cas.
Dans la littérature allemande nous rencontrons souvent les mots:
Carcinome épithélial, cancer épithélial, cancroïde, comme diagnostic. Dans l'examen des tumeurs de la glande de Cowper nous trouvons même employée l'expression de : cylindrome, de fumeurs
hétéradéniques, pour caractériser ces tumeurs. Ce ne sont, d'après
Cornil et Ranvier, que certaines variétés d'épithéliomes. Cette
confusion dans la nomenclature est très regrettable ; il serait préfé- : rable de se servir du mot « épithélioma » pour l'affection en question.
Cependant nous trouvons deux cas où les auteurs insistent particulièrement sur la nature carcinomateuse de la néoplasie. Rupprecht en donnant la description microscopique dela tumeur
d'Oberländer dit qu'il ne s'agissait pas ici d’un cancroïde comme
dans plusieurs autres observations, mais d'un carcinome villeux à
grosses cellules fortement proliférant, sans cornification, sans boules
en forme de perles. |
Le diagnostic de Buday est : « Kystoma papillare carcinoma tosum ». La description de son cas ressemble assez à celle que nous avons donnée, il dit cependant que les cellules épithéliales ne forment
nulle part de véritables nids de cellules cancéreuses ou de groupes
atypiques de cellules cancéreuses, qu'on n'y voit pas d’ ARE de perles cornées. |
La présence ou l'absence de perles cornées ne devrait pas être un critérium pour le diagnostic d’épithélioma pavimenteux, car souvent ces formations manquent. Cela dépend probablement de l’état de
He
nm
développement de la tumeur, d ce de kératinisation qu ont subi les cellules.
. Le cancer des glandes de Cowper ne présente rien de spécial au point de vue anatomo-pathologique. Nous avons les mêmes caractères histologiques que dans les autres cancers glandulaires.
Les trajets fistuleux dans l’ épithélioma uréthral présentent un intérêt tout particulier. Nous verrons plus loin que ces fistules sont un des symptômes les plus constants de cette affection, aussi leur étude anatomique s’impose-t-elle à cet endroit.
IL faut distinguer trois parties dans les ras fistuleux : l'orifice interne, le trajet et l’orifice externe.
L'orifice interne est en général simple. La fistule Eee son origine au niveau ou immédiatement en arrière du point rétréci ; c’est la région bulbaire postérieure ou la région susbulbaire (point où le canal pénètre dans le bulbe), qui lui donne naissance. En ce point l'urèthre pathologique a le plus souvent la forme d’une fente trans- ï versale ; c'est au niveau de l'un ou des deux angles latéraux de la fente Hréthrile que le canal perforé se continue avec le trajet fistuleux. Celui-ci pour atteindre le périnée contourne latéralement la demicirconférence du bulbe et vient s'ouvrir soit à la peau, soit dans ce foyer de suppuration sous-cutané. Le bulbe scléreux, loin d'être traversé directement de haut en bas par ce trajet pathologique, est contourné latéralement ; on le voit parfois entièrement disséqué par deux trajets fistuleux dre et latéraux qui s'unissent en un foyer sous-uréthral unique. Cette disposition n’est point dénuée d'un certain intérêt chirurgical.
Plus intéressante encore est l'étude histologique du trajet fistueux.
Souvent ces trajets fistuleux sont tapissés par une couche villeuse, saignante, comparable à une muqueuse de nouvelle formation (mem- ‘brane pyogénique des anciens) ; dans d’autres cas, et nous en donnerons, à la fin de ce chapitre, quatre observations personnelles, les trajets sont limités par une paroi épithéliale. Il existe à la face interne de ces trajets un revêtement épithélial complet formé d’épithélium pavimenteux stratifié, continu toujours en haut avec l’épithélium uré- ‘thral pathologique du même type, quelquefois continu en bas avec l'épiderme cutané. Ce revêtement épithélial du trajet fistuleux atteint
souvent une épaisseur considérable : il s'enfonce dans toutes les anfractuosités du trajet, il semble proliférer en certains points et forme des bourgeons épithéliaux pleins qui s'enfoncent profondément dans le tissu conjonctif jeune qui limite le trajet.
Ainsi revêtu d'épithélium, le trajet fistuleux est un véritable organe constitué, définitif, qui n'a plus aucune tendance à s’oblitérer spontanément. Quelle est la signification de ce revêtement épithélial ? Bien probablement son apparition est secondaire ; il résulte d’une prolifération lente de l’épithélium uréthral irrité, qui s’insinue peu à peu dans le trajet pathologique que parcourt l'urine et arrive à le revêtir en totalité.
L'orifice externe de la fistule est simple ou multiple. Le trajet s'ouvre sur une peau épaissie, indurée, éléphantiasique, en état d’irritation provoquée par l'écoulement d’une urine stagnante qui souvent est le véhicule d'agents infectieux. |
Les quatre cas suivants, qui sont de bons exemples de la description anatomique des trajets fistuleux, ont été publiés l’année dernière dans notre mémoire intitulé Uréthrite chronique et rétrécissements. :
OBSERVATION I. (Personnelle.)
F..., 67 ans, entre salle Velpeau, n° 16, le 26 janvier 1894.
Quatre blennorrhagies, dont la première à l’âge de 20 ans. A 45 ans, début des symptômes de rétrécissement. En 1885, uréthrotomie interne et dilatation jusqu’au n° 40 Béniqué, continuée par le malade pendant cinq mois seulement.
En 1887, le rétrécissement s’est reproduit et n’admet plus que le n° 11 ; plusieurs anneaux étroits à la.boule exploratrice dans la région bulbo-membraneuse; nouvelle uréthrotomie suivie de dilatation.
Le malade rentre dans un état général grave avec un rétrécissement filiforme et une infiltration d'urine gangréneuse, envahissant le périnée, le serotum et Ja verge. [ncisions multiples. On arrive à passer une bougie n° 7, mais la dilatation devient impossible; les bougies ressortent par la fistule périnéale. Cystostomie. Mort avec des lésions uréthro-rénales anciennes très accusées.
À l’Autopsie, dans la région pénienne postérieure, l’urèthre paraît légèrement rétréci ; le corps spongieux est un peu diminué de volume. Au niveau du bulbe, la paroi inférieure du canal est entièrement détruite par une perforation sur une longueur de cinq millimètres environ ; l’urèthre s'ouvre largement dans le foyer de suppuration périnéal. Le point le plus étroit du canal est à la région bulbaire: en arrière, légère dilatation des régions membraneuse et prostatique.
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L ü derme, s’aplatit dans ses couchés A Ge RE (Région bulbaire antérieure.) HS .
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Ne A A M Lo ut | De cet épithélium pathologique proliférant, on voit partir, au niveau d'un des . CT SN RNPRE angles latéraux du canal, un cordon plein, d’épithélium dérmoïde irrégulier, + AE SR renflé par places, et qui s'étend au milieu d’une infiltration embryonnaire GONE Pen = PNEUS <a fluente jusqu'à la périphérie, du bulbe (ébauche du trajet fistuleux). RTE ARE MES Segment IV. — (Région bulbaire postérieure.) PRE LS ; Immédiatement en arrière de la perte de substance, loretre a: D eme MEL ITS configuration que dans le segment précédent. La sclérose bulbaire est totale. À ss La paroi inférieure de la cavité uréthrale est interrompue par deux fentes étroï- Ce € ee ue tes, pénétrant profondément dans le bulbe, séparées par un bourgeon médian. 0 Ce sont probablement les deux conduits excréteurs des glandes de Cowper, No PAR dilatés.. Le derme uréthral, infiltré de petites cellules rondes, forme de volu= Re mineuses végétations, embryoñnaires et vasculaires, saillant dans la cavité. . Le canal, les végélations, les fentes sont revêtus d’un épithélium pavimenteux, < re ne dermoïde, non corné, très épais et très irrégulier.
"OBSERVATION IL. (Personnelle.) - VA ; A
Ch..., 49 ans, entré à la salle Velpeau, lit n° 4, le 21 novembre 1893. he 2 Première blennorrhagie il y a vingt-cinq ans : deuxième il y a vingt-deux ans. | PRES Re LR Début des symptômes de rétrécissement à cette époque. En 1874, incision et 2 drainage d'un premier abcès. De 1884 à 1889 le malade se sonde lui- -même PRE DS eue Ve a successivement plusieurs abcès périnéaux ouverts spontanément. : REUTERS Dilatation sans uréthrotomie, en 1889, à l'hôpital de la Pitié. En 1893, les “ & Ge # symptômes de cystite s'accentuent, le malade entre à la clinique de Necker. SE RH Rétr écissements voue et induration périnéale. Le canal admet une bou- APE Tes gie n° 4. 2 | , : | ve “£ s Uréthrotomie interne le 1er décembre 1893. | FOR PR ee Le malade succombe vingt-deux jours après l opération à des lésions urétéro- SFR rénales avancées. \ 3 TER Eee PES .. À l’Autopsie, l’urèthre antérieur est sain, paraît EE blanc, cicatriciel dans ss |
la région bulbaire antérieure. La région bulbaire postérieure et l'entrée de la membrane sont le siège d’une grande ulcération déchiquetée sans PRESS More Re particuliers? Il s’y ouvre l’orifice d’une fistule périnéale. PES Fe -EXAMEN HISTOLOGIQUE. — : Ségment TI. — (Région spongieuse antérieure. S ME a ee Épithélium pavimenteux, stratifié, non corné, pas très épais, conservé seu- FT R ONE 3 lement en quelques points ; sclérose sous-épithéliale fibro-élastique nette ; pas Res ES ïs d'infiltration embryonnaire récente. Quelques glandes légèrement diatées avec 1 1e RUE ee légères lésions de péri-adénite. ÈS SES Près de la surface uréthrale, coupe d’une cavité tapissée d’un épithélium pare SUR CNP INR menteux, stratifié, en partie desquamé (lacune de Morgagni). LE SH ÉRUS RENTE Segment IT, — (Région spongieuse postérieure.) ; BR C’est le siège du point rétréci. L’orifice uréthral est petit, béant, assez z régu- Pc se lièrement arrondi, au milieu d'un bulbe peu diminué de volume, La sclérose |