‹ Épithélioma primitif du vaginChapitre 24 sur 37 · HONTE · texte numérisé non relu

HONTE

médecin remarqua sur la paroi latérale droite du vagin, une saillie d’un rouge livide, formant une plaque indurée qui attira son attention et lui inspira des craintes trop justifiées par le développement ultérieur de la maladie. La malade me fut présentée vers le mois de février 1850.

Tumeur occupant la paroi latérale du vagin; tumeur dure, irrégulière, disposée sous forme d’une plaque dense de7 centim. de long suivant l'axe du vagin, et de 5 de largeur. Forme elliptique. Elle fait saillie à l'intérieur du vagin de 7 à 8 millim. et est limitée par un bord taillé à pic, légèrement renversé en dehors. Son bord antérieur est éloigné d’un travers de doigt de l'orifice vulvaire et son bord postérieur de 1 travers de doigt de l'insertion du vagin au col. Son bord supérieur s'approche donc beaucoup du bas-fond de la vessie, tandis que le quatrième côté, longe la face antérieure du rectum. La tümeur en rouge, ulcérée, saigne facilement au moindre contact. Traitement antisyphilitique sans résultat.

Excision. — On saisit avec une pince à griffes la paroi vaginale à 1 centimètre au devant du bord de la tumeur ; on la soulève légèrement, et on divise avec des ciseaux courbes le pli formé ; puis on prolonge celte incision en haut et en bas. Décollement avec le doigt ; puis l’excision est finie. Ligatures, chemin faisant, des vaisseaux. Quand la tumeur ne tient plus que par son bord postérieur ou quatrième côté, Nélaton juge prudent de terminer l'opération à l’aide d’une ligature passée dans cette espèce de pédicule. Pas de réunion. Irrigation froide. La malade est reportée dans son lit. M"° X. cesse de souffrir ; réaction fébrile modérée. La ligature tombe le dixième jour. Guérison rapide ensuite.

OBSERVATION XIII (RÉSUMÉE) Cancer généralisé ayant pour point de départ la paroi vaginale. — BoissiEr.

Femme de 47 ans... Le 12 avril, au toucher, on sent sur la paroi antérieure du vagin plusieurs noyaux indurésde consistance

SNA

squirrheuse, col mou ulcéré.La malade s’est aperçue de son mal il y a 6 mois. En outre, la malade présente une tumeur sternale, et une tumeur abdominale donnant la sensation de corps fibreux. Mort le 12 juillet. A l’autopsie on constate que le cancer a envahi, outre le col de l'utérus, les plèvres, les poumons, le péricarde, les reins, le foie. On trouve aussi du cancer au niveau du sternum et des vertèbres sacrées.

Partout, carcinomealvéolaire vrai. L'’utérus est entouré de poches kystiques qui donnent la sensation de corps fibreux.

D’après l’auteur, les noyaux vaginaux étaient primitifs.

OBSERVATION XIV (RÉSUMÉE) Epithélioma de la cloison recto-vaginale et de la fourchette. — Po: lype du vagin. — Ablation. — Guérison — PÉAN.

Femme de 63 ans, concierge, entrée le 22 juillet 1884. Début il y a un an par prurit vulvaire, pertes blanches. 11 y a 6 mois, douleur à la défécation ; constipation. Ulcération épithéliomateuse ayant envahi la fourchette et la cloison, la muqueuse rectale paraît saine. Petit polype de l'orifice uréthral. Rien dans les ganglions inguino-cruraux, ni dans les viscères abdomivaux et thoraciques. Etat général bon.

26 juillet. — Opération. Débridement de la fourchette sar la ligne médiane. L'incision est prolongée dans la direction de l'anus, dans une étendue de 2 centimètres. Puis section de la tumeur en deux moitiés, droite et gauche, et dissection de chaque moilié. Rapprochement et suture des bords de la plaie. Ablation consécutive du polype de l’urèthre. Les sutures sont enlevées le sixième jour ; réunion immédiate.Trois semaines après la malade quitte l'hôpital complètement guérie.

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