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L'examen microscopique montre des tracées fibreuses et des alvéoles de grandeur différente remplies d’epithélium. Les cellules épithéliales sont de grandeur moyenne, polyédriques pour la plupart. Quelques-unes ont pénétré à travers la lame fibreuse et infiltrent les tissus voisins. En général, l’image rappelle le carcinome ordinaire avec caractère squirrheux par places et épithéliomateux dans d’autres. Les parties les plus pro: fondes de la couche sous-muqueuse présentent le même aspect. Ges préparations furent soumises au professeur Winogradoff, qui confirma les résultats de l'examen.
OBSERVATION XVIII (RÉSUMÉE) Cancer primitif du vagin. — TEurFrEL.
Mt W. 32 ans; 2 accouchements, une fausse couche. Au moment du premier examen, le 5 janvier 1884, elle perdait depuis 4 semaines. Tumeur de la grosseur d’une noix, occupant la paroi postérieure du vagin, à4 centimètres au dessous du cul-desac.
Excision le 20 mai 1884. Le 28 octobre suivant, ablation d’une récidive, siégeant à l'extrémité supérieure de la ligne cicatricielle. Le 5 mars 84, on ne constate rien de suspect. L'examen microscopique montre qu'il s’agit d'un carcinome médullaire. Dans le centre des lambeaux examinés, les cellules{cancéreuses prédominent. Les travées alvéolaires sont minces ; les parois conjonctives sont plus larges, richement infiltrées de cellules.
OBSERVATION XIX (RÉSUMÉE) Carcinome du vagin. — MENZEL
Mre S., 65 ans ; 6 accouchements. Depuis le commencement d'août 83, la malade se plaint de tiraillements du côté gauche; elle remarque à ce moment un léger écoulement vaginal, légèrementsirié de sang ; légères douleurs au moment d'aller à la selle.
Sur la paroi vaginale postérieure, on trouve ane tumeur, de dimensions d’un thaler à peu près, atteignant en haut la portion
vaginale du col.
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3 Octobre 83.— Opération. La mise en place des écarteurs est rendue difficile, à cause de l’involution sénile qu'a subiele vagin. Ablation de la tumeur, et excision de la lèvre postérieure. Sutures transversales ; on place un drain dans l'angle inférieur de la plaie. L'examen microscopique a permis de constater un carcinome médullaire. Pas de récidive, bon état général, le 19 mars
OBSERVATIONS XX (RÉSUMÉE) (1) Cancer de la parot postérieure du vagin. — G. Scawarz.
12 Août 90.— Depuis deux mois écoulement aqueux et hémorrhagies ; la malade constate elle-même la présenced’une tumeur dans le vagin. En arrière de la vulve, sur la paroi postérieure, tumeur du volume d'un œuf de pigeon, à large base, inégale, friable. Les ganglions ne sont pas engorgés, mais sensibles. Opération par le prof. Olshausen. Ablation du néoplasme et des ganglions inguinaux du côté droit; ils ne sont pas cancéreux. Le 17 décembre 92, l’état est le suivant : Cicatrice souple à la région inguinale. Pas d'infiltration de la paroi postérieure du vagin, ni du rectum. Pas de récidivedeux ans et quatre mois après l’opération.
OBSERVATION XXI (RÉSUMÉE) Carcinome primitif du vagin. — STumrF
Femme de 32 ans. 1 accouchement normal en 1885. Depuis quelques mois hémorrhagies irrégulières ; douleurs profondes. Sur la paroi postérieure du vagin, ulcération de la dimension d’un thaler, en entonnoir, à bordsinfiltrés, durs, bossélés. Le fond de l’ulcération paraît adhérer aux parois du rectum, mais le toucher démontre l'intégrité de la muqueuse rectale.Dans les parois du vagin, on sent des cordes dures, épaisses, dont l'une fait le tour dela paroi antérieure du vagin, en formaut une espèce de valvuve saillante. Il y a une bande de deux centimètres de mu-
(1) De 16 malades observées par Schwarz à la clinique du prof. Olshau-
sen, celle-ci est la seule qui n’ait pas présenté de récidive, plus de deux ans après l'opération.
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queuse saine entre le col et le bord supérieurde l'ulcération. Col normal, sauf en un point de la lèvre postérieure où l’on remarque deux petites saillies grosses comme une tête d’épingle, mais encore recouvertes d'épithelium. La lésion étant trop avancée, l'on décide une opération palliative qui est indiquée par la douleur et les hémorrhagies. Ablation au bistouri des bords de l'ulcération ; graltage à lacurette du fond de l’ulcération ; cautérisation au thermo-cautère. Sort 16 jours après l'opération.
Les douleurs cessèrent pendant deux mois ; puis une fistule recto-vaginale s'établit, et la malade mourut 10 mois après cette complication. Peu de temps avant la mort, on avait constaté l’envahissement du col. Le diagnostic histologique fut : Epithélioma à cellules pavimenteuses.
OBSERVATION XXIT (RÉSUMÉE) Cancer de la parot antérieure du vagin. — Hydronéphrose. — Mort. HERMAN.
Femme de 41 ans. Dans les quatorze premières années deson mariage, 11 enfants (2 fois des jumeaux) et 2 fausses couches.Il y a 7 mois, douleur subite, à la suite d’un effort, puis peu après perte desang, ensuite pertes blanches qui deviennent jaunâtres et fétides. En même temps violentes douleurs pendant l'émission de l'urine. Entre à l'hopital pour rétention d'urine.
10 Octobre 83. —Malade très-amaigrie. Ganglions inguinaux des deux côtés augmentés de volumeetindurés, surtout à gauche. La paroi vaginale antérieure est épaisse, dure et ulcérée. L’épaisissement dela paroi se prolonge jusqu’au méat urinaire qu’il recouvre. Petits noyaux indurés sur la petite lèvre gauche.Col normal. On a sondé la malade à son entrée à l’hôpital, et depuis elle urine librement.
16 jours après son entrée, nouvelle rétention d'urine. Cathétérisme impoïsible, car la tumeur recouvre le méat. Ponction de la vessie par le vagin. Le jour suivant, on introduit la sonde après avoir endormi la malade, et on y laisse à demeure pendant 3 jours. Ensuite l'urine est évacuée spontanément jusqu’au
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13 Novembre, où survient une nouvelle rétention d'urine, que l’on traite par le cathétérisme ; et comme elle persiste,nouvelle ponction par le vagin, et par l'orifice de la ponction, introduction d'une sonde en caoutchouc. Les ganglions inguinaux ‘du côté gauche sont ulcérés. Le pied droit est légèrement œdématié. Le 28 novembre, le membre inférieur du côté droit est entièrement envahi par l’œdème. Mort le 11 décembre.
Autopsie. — Garcinome des ganglions inguinaux de deux côtés. La vessie est contractée et ne renferme qu'une once et demie de liquide. Carcinome de la paroi vaginale antérieure et de l’uréthre, ainsi que de toute la paroi postérieure de la vessie. Hydronéphrose des deux reins, surtout du rein droit. L’uretère est rempli d'urine. L'utérus est sain, l'ovaire droit est carcinomateux Métastase dans lefoie.
OBSERVATION XXIIT (RÉSUMÉE) Epithélioma du vagin. — Occlusion de la veine iliaque primitive. — BELLAMY.
Femme de 58 ans, pas d’hérédité cancéreuse ; 10 enfants, 4 fausses couches. Dans le mois de décembre, en faisant un effort, la malade éprouva une violente douleur dans l'aine gauche. Le lendemain matin elle remarque une tuméfaction sur le côté gauche de la vulve et à la région inguinale gauche; en même temps, écoulement aqueux par le vagin. Une semaine plus tard, la jambe gauche commence à enfler, prend une teinte rouge violacée, devient très-douloureuse, et la malade doit s’aliter, puis entrer à l'hôpital.
Etat présent. OEdème considérable de la jambe gauche ; on ne sent pas de cordon veineux induré; la peau n’est ni chaude, ni sensible à la pression. Par le vagin s'écoule un liquide vert sale. Constipation, garde-robes très-douloureuses ; pas de troubles vésicaux.
Dans le vagin ; tumeur bosselée qui occupe toute la paroi latérale gauche ; sa surface est ulcérée et secrète un liquide purulent très-lélide. La grande lèvre gauche présente ainsi un
noyau ulcéré.
Cet état se prolonge un cerlain temps. Le 6 juin élévalion de température (39° 3.) Douleur dans la région hypogastrique, écoulement vaginal très-abondant, affaiblissement. La fièvre persisle les jours suivants. Le 8 juin une tache rouge apparaît sur l'abdomen, et la malade accuse de la douleur à ce niveau. Le membre inférieur gauche est très-enflé et rouge ; la peau du pied a même l'aspect érysipélateux.
Mort le 11 juin. Autopsie. Toute la paroi latérale gauche du vagin et la paroi postérieure en partie étaicnt envahies par le cancer. Le col est légèrement atteint ; les parois du rectum sont euvahies. Dans le bassin les ganglions du côté droit sont engorgés légèrement; ceux du côté gauche forment une grosse masse qui comprime la veine iliaque primitive, ce qui explique l'æœdème de la jambe. Dans l'articulation tibio-tarsienne gauche, liquide demi-purulent. Pas de dépôts cancéreux dans les autres organes.