TIQUE ( I
Ci) Avant le 12^. siècle.
ai) Préparation. = (Alcuin, Maur, Luidger, Haymon ou Haymo, etc.).
/32) Établissement. = ( Scot-Érigène , Gerbert, Bérenger, Lanfranc,
Damian, Anselme de Canterbury, Hugo, Hildebert, Othlo, Alphon-
sus, Adelger, etc. ).
fi) Depuis le 12^ siècle. ^= Philosophie scholastique propre. (Roscehn).
ai) Tendance dialectique. = ( Depuis Abeilard jusqu'à Albert -le -
Grand ).
/32) Tendance métaphysique. = (Depuis Albert -le -Grand jusqu'à la Restauration des classiques).
b4) Éléments primordiaux ou polaires .-
a5) Manifestation du Savoir in abstracto ( E. S.). ^ Les Réalistes
( Depuis Alexandre de Haies jusqu'à Durand ) ( II )
b5) Manifestation de l'Être in abstracto (E. E. ). = Les Nomînalistes
( Depuis Occam jusqu'à la Réformation ) ( III )
b3) Éléments dérivés ou organiques. = (Dans la 1". partie de la 4^ période historique ).
a4) Éléments dérivés immédiats ou distincts .-
a5) Être in abstracto combiné avec la réalité in abstracto ( U. E. ). =
Prépondérance des Nominalistes ( ÏV )
«) Élaboration immanente de l'Empirisme des Grecs ( Transition de la 3'. à la 4^ période historique). = Péripatétisme moderne, en remontant jusqu'à V École ionienne { Bérigard ). «2) Péripatétisme dans l'Église romaine. = ( Pomponat, Niphus, Musurus , Cremonini , etc. ).
/32; Péripatélisme dans l'Église protetiante. = (Mélanchton, Camérarius, Schegk^ Scherbius, etc.).
/3) Fondation d'un nouveau système d'Empirisme sur le principe : Sum ergo cogito {]". Commencement de la 4'. période historique). = Sensualisme (École anglaise).
«2} Tendance scientifique.
«3) Primitive. = (Bacon, Newton, Tschirnhausen , Clarke, etc.). /35) Dérivée. = (Gassendi , Charlelon, Gravcsand, Hemsterhuys, etc. ).
/32) Tendance populaire. = Abus du Bon-Sens ou Onto.machie. «5) Originaire. ■= ( Reid , Bcattie, Oswald , etc.). ^•') Imitée. --= ( Royer-Colard, Cousin, Jouffroy, etc.). b5) Savoir in abstracto combiné avec la réalité in abstracto ( U. S. ).
= Prépondérance des Réalistes (V )
«) Élaboration transcendante du Noologisme des Grecs ( Transition de la d". à la h°. période historique). ^^ Platonisme moderne, en remontant à VÉcole stoique ( Juste-Lippse , Scioppius , etc. ) et jusqu'à VÉcole éléatique ( Bernhard Télésius).
«2) Platonisme dans l'Église romaine. =^ ( Pletho , Bessarion , Ficin , Barlaam, etc. ).
/32) Platonisme dans l'Église protestante. =
/3) Fondation d'un nouveau système de Noologisme , sur le principe: Cogito ergo sum ( 2°. Commencement de la 4°. période historique ). = Intellectualisme (École française).
«2) Tendance scientifique.
«3) Primitive. = Philosophie cartésien.ne ( Descartes ). «4j Sectateurs.
«5) En France. = ( Clcrselier, Rohault, Régis, Lcgrand, etc.). ^5) Dans les autres pays.
«B) Dans le Nord. = ( Witlich , Gculinx, Roëll , Heercbord, etc.j et surtout Clauberg).
/36) Dans le Midi. =
/84) Adversaires. = (Gassendi, Huet, Arnauld, Mcrscnnc, les Théologiens batavcs, etc.).
iS3) Dérivée. = ( Mallebranche , les Écrivains du Port -Royal, do la Forge , etc. ).
/32) Tendance populaire. = (Bossuct, Fénélon, Pascal, etc.). h4) Éléments dérivés , médiats ou transitifs .-
a5) Transition du Sensualisme à l'Intellectualisme, le premier faisant fonction du second; facultés de l'âme (T. E. ). ^ PsvciioLor.isME. (VI) «) Tendance scientifique. ^ PiiiLosorHiE de Locke (avouée ou désavouée, mais toujours avec des principes psychologiques de Locke). «21 Primitive. = (Locke, Shaftesbury, Scarch, Watts, Cléricus, etc.).
82) Dérivée. ^= (Bonnet, Herder, Académie de Berlin, Bonstetten , Bolingbroke , Hartley, Priestley, etc.).
/3) Tendance populaire. =■ Abus des Mots ou Logomachie (Condillac, d'Alembert, Condorcet^ Cabanis, Destut-Tracy, etc. ). b5) Transition de V Intellectualisme au Sensualisme, le premier faisant fonction du second,- transcendance (T. S.). = Rationalisme. (VII) «) Tendance scientifique. -— Philosophie de Leibnitz. «-') Primitive. = (Leibnitz).
«5) Sectateurs. = (Jacques et Jean BernouUi, Bilfinger, Hansh,
Ernesti, Kœhler, la marquise du Chàtelet , etc.). /33) Adversaires. ^= (Foucher, Bayle, Crousaz, etc.). /32) Dérivée. = (Rudiger, Crusius, Basedow, Reinhard, etc.). $) Tendance esthétique. = (Baumgarten, Sulzer, Lessing, Mendelssohn, Abbt, Engel, Schwab, etc.).
b2) Partie systématique. = Solutio.vs systématiques (au nombre de quatre). a3) Diversité dans la réunion systématique des deux éléments primordiaux, de l'Être et du Savoir, considérés in abstracto. a4) Influence partielle .•
a5) Influence du Savoir dans l'Être considérés in abstracto ( S. en E. ). ^Métaphysique ou Ontologie (Darjès, Creuz, Lambert, Plouquel , Reimarus [père et fils], Eberhard, Platner, Abel, Ulrick, d'Irwing,
etc. ) ( I )
b5) Influence de VÊtre dans le Savoir, considérés m abstracto (E. en S.).
= Logique ou Logologie ( Philosophie de Wolf ) ( II )
«) Sectateurs. = ( Thummig , Reinbeck, Reusch, Gottshed, Winkler,
Baumeister, Ernesti, Sliebritz , Canz , Cramer, Kahlé,etc. ). /S) Adversaires. = (Langé [père et fils], Buddée , Walch, Strachler, Muller , etc . ) .
b4) Influence réciproque de ces éléments primordiaux; harmonie systématique entre l'Être et le Savoir ^ considérés in abstracto, par leur concours téléologique à la constitution de la Réalité in abstracto ( C. F. ). = Dialectisme réel ou Analytisme philosophique ( prétendue méthode
analytique ) ( III )
Nota. — Ce dialectisme réel consiste dans une discussion sur la vérité de toutes choses avec une absence complète de principes ; discussion qui est encore aujourd'hui le caractère dislinctif des Mémoires de la Classe philosophique de l'Institut de France.
b3) Identité finale dans la réunion systématique des deux éléments dérivés distincts, du Sensualisme et de V Intellectualisme , par le moyen de l'élément fondamental qui leur est commun , c'est-à-dire , par le moyen de la Réalité in abstracto (P. C. ). = Scepticisme réel [ou Réalité sceptique]
(Hume, surtout Price, et antérieurement Glanwill ) (IV)
b) Forme ou relation de celte même solution spéculative, r^ (Ici appartiennent
de nouveau toutes les combinaisons et dégénéralions^ ainsi que tous les développements et mélanges des susdites solutions originaires et distinctes). B) Technie ou Autoyénie ; ce qu'il a fallu faire dans la solution du problème du Vrai relatif, pour accomplir celte deuxième création du Vrai, a) Dans le contenu ou dans la constituimi de cette deuxième création. a2) Dans la partie élémentaire de cette constitution. a3) Pour les éléments immédiats ou distincts .-
a4) Accomplissement de la solution donnée par le Sensualisme ( I. U. E.); exclusion de toute réalité objective de l'Intellect. = Hyléisme ou Maté- RTALisME BRUT ( Lamcttrie , Holbach?, Lagrange, etc., et les Encyclopédistes français).
Nota. — C'est là proprement la prétendue Philosophie du dix-huitième siècle, dont les soi-disant Esprits forts se glorifient encore aujourd'hui. b4) Accomplissement de la solution donnée par V Intellectualisme ( I. U S. ); exclusion de toute réalité objective des Sens. = Idéalis.me ou Spiritualisme outré (Arthur Collier, surtout Berkeley, etc.). b3) Pour les éléments médiats ou transitifs .-
a4) Accomplissement de la solution donnée par le Psychologisme (I. T. E.); le moi empirique considéré comme principe de toute connaissance réelle , c'est-à-dire , de toute réalité objective. =: Philosophie psychologique (Dégénération en Franco de la Philosophie de Locke, par un prétendu perfectionnement de la susdite Ontomachie de Reid, par Royer- Colard, Cousin, et surtout par Jouffroy ). b4) Accomplissement de la solution donnée par le Rationalisme (I. T. S.); le mot logique considéré comme principe de toute connaissance réelle, c'est-à-dire, de toute réalité objective. a) Dans la pensée elle-même. ^= Philosophie sophistique (Les Sophistes
modernes ).
/3) Dans les signes de la pensée. ^^ Philosophie linguistique ( R. Maurus, Duret, Walton, Harris [auteur du Hermès], de Brosses, Court de Gebelin, Montboddo, Bealtie , Gcsner, Muller, Frank, Sundewcll , Uerder, Fulda, Adclung, Zobel, Schiskow, Schlegel, etc.). 1)2) Dans la partie systématique de cette même constitution. a3) Pour l'accomplissement de Yharmonie préétablie ou de la prcformaiiott primitive des deux éléments primordiaux ; préformalion qui oiïre les raisons s^iffisantes pour l'accomplissenient du Dialectisme réel ( R. S. ,. = Éclectisme-réel SPÉCULATIF.
«) Puisé , par réalisation , dans la précédente philosophie virtuelle. «^2) Électisme immanent. — (La Ramée, Taurellus, Campanella, Cud-
worth, Clarke, etc.).
/32) Électisme transcendant. = (Bruno, Vanini , Cosalpin , More, Wollaston, etc. ).
.s) Puisé, par compilation, dans la présaUc philosophie réelle. -- Éclec-
TisME FRANÇAIS OU prétendue Philosophie française ( comme complément et probablement comme prétendue base nouvelle de la vraie Philosophie cartésienne ) .
jVoia. — Ainsi, il existe maintenant, et à la fois, trois philosophics françaises, fondées sur des principes hétérogènes, savoir: 1°. la nouvelle philosophie cartésienne ,■ fondée sur l'ancien intellectualisme de Descartes; 2°. la philosophie psychologique, fondée sur la dégénération de l'abus du bon -sens ou de l'ontologie de Reid, appartenant à la philosophie anglaise; et 3". la philosophie éclectique, fondée sur un mélange de choses discordantes, prises dans la philosophie allemande. Et remarquez que ces trois philosophics tout à fait hétérogènes, sont professées, tour à tour, par un même homme, nommé M. Cousin, qui, probablement pour y introduire une unité philosophique, les appelle philosophie nationale.
b3) Pour l'accomplissement de l'identité finale dans les deux éléments dérivés distincts, le Sensualisme et V Intellectualisme , par l'ascension à l'identité primitive des deux éléments primordiaux; identité primitive qui offre, comme loi suprême, l'accomplissement de la présente Solution du problème du Vrai relatif (L. S.). = Solution de la synthèse relative des éléments primordiaux dans la Réalité in absiracto. h) Dans la forme ou dans la relation de cette deuxième création du Vrai. a2) Dans la partie élémentaire de cette relation; accomplissement des éléments dérivés ou organiques dans la présente Solution du problème du Vrai relatif, en vue de l'tmifonnité dans sa production, comme règle ou comme canon génétique du développement de la Réalité in abstracto (C. G.). = Antinomies spéculatives (comme règle de l'achèvement complet de la présente Solution du problème du Vrai relatif).
A'oto. — Ce sont ces Antinomies spéculatives qui, comme règle, ont, à leur tour, servi évidemment de direction au développement progressif de cette deuxième création du Vrai, en finissant par se constituer ouvertement dans la Parité-Coronale (P. C. ) de ce système de réalités, d'abord, comme scepticisme réel, par Hume, et ensuite surtout, comme contradiction réelle, par Price.
b2) Dans la partie systématique de cette même relation; accomplissement des parties systématiques dans la présente Solution du problème du Vrai relatif, en vue de son identité finale, comme problème -universel de la réalité in abstracto du monde créé (P. U. ). = Fixation définitive de la science (Ce problème - universel recevra ainsi, par l'application ultérieure de la loi de création, une solution progressive qui formera la création ultérieure du Vrai, nommément, le troisième degré de cette création).
Troisième degré de la création du Vrai; fixation définitive de la science. = Problème DO Vrai absolu dans la création du Monde (problème proposé, dans notre raison relative ou temporelle, par la détermination du caractère extérieur de l'Absolu, consistant dans Y identité primitive du Savoir et de l'Être, de ces deux éléments primordiaux de la Réalité).
Nota. — Voyez, dans les Prolégomènes du Messianisme, aux pages 75 à 78, le Tableau génétique de la dernière réforme de la philosophie en Allemagne, et aux pages suivantes 78 à 85, ainsi qu'aux pages 445 à 470 , l'explication de ce tableau génétique, qui, toujours d'après la loi de création, présente le développement progressif du présent troisième degré de la création du Vrai, nommément, dans les travaux progressifs de Kant, le fondateur de celte réforme, et de ses successeurs, l'Enésidème moderne (Schultze), Reinhold, Jacob i , Fichté , Spinosa (antérieurement), Bardili, Bouterweck, Hegel, Krause, jusqu'à Schelling, qui posa la couronne à cette réforme de la philosophie, en y aboutissant efîectivement , par cette Cxation définitive de la science, à la détermination positive et didactique du caractère extérieur (chrémalique) de 1 'Absolu , consistant, comme nous venons de le dire, dans l'identité primitive du Savoir et de l'Être, c'est-à-dire, dans la détermination didactique de l'idéal de Dieu, et constituant ainsi le problème du Vrai absolu, dont la solution est donnée dans le quatrième degré suivant de la création du Vrai.
Quatrième et dernier degré de la création du Vrai ; fondation péremptoire de la scte/ice. ^ Solution du problème du Vr.u absolu (solution opérée, dans notre raison absolue, par la découverte de V essence intime ( achrématique ) de I'Absolu , constituant, en Dieu, le principe de sa création propre, et par là même, le principe de la création du Monde ).
Nota. — Voyez, dans le Tome II de la Eé forme du Savoir humain, aux pages 523 à 548, le Prototype de la Création de l'Univers, qui, en suivant toujours et essentiellement la loi de création, présente, dans ses quatre premiers ordres, le développement de ce dernier degré de la création du Vrai, c'esl-à-dirc, la création du Vrai absolu, en partant de l'essence intime X de l'Absolu, et par conséquent de la création propre de Dieu, et en aboutissant, par cette fondation péremptoire de la science, à la création de l'Homme, à ce dernier terme de la création du Monde; à ce terme où l'Homme, comme nouveau créateur, en opérant la création progressive du Bien, jusqu'à celle du Bien absolu, retourne à cette même essence inttmc X du Verbe, et opère ainsi, à son tour, sa création propre, son immortalité, comme nous allons le voir dans l'ordre suivant de la création, dans celui de la Création du Bien.
Fi:< DE LA CRÉ.\TIO?i DU VRAI SLR LA TERRE.