TRADUIT LIBREMENT,OU IMITÉ DE L’ANGLAIS
Uxe âme dont l'amour s'était fait souverain,
Quand de sa fausse joie elle est désabusée,
Voudrait-elle passer par le même chemin, Pour les plaisirs de l'Élysée,
Si ces plaisirs vantés de l’immortel séjour ce, Rendaient les esprits serfs et les âmes esclaves : S'ils étaient imparfaits comme ceux de l’amour, Comme eux jettaient dans les entraves ?
Quels seraient les plaisirs réservés aux élus,
Dans les lambris sacrés de la céleste voute,
S’ils n'étaient pas plus grands, s’ils ne valaient pas plus Que ceux que par l'amour on goûte ?
‘Qu'on ne me parle point des divines houris : J’abhorre leurs appas et méprise leurs charmes, Si leurs charmants regards, leurs gracieux souris,
Comme ici font verser des larmes.
L'insensé qui brula l’encens sur tes autels, O Vénus, encensa la mèré des folies :
Le vulgaire te dit fille des Immortels :
Tu n'es que la sœur des Furies.
Dans le cœur des humains tu portes tous les maux, La crainte, la douleur, la triste jalousie ; Les soucis accablants, les pénibles travaux,
À La fureur et la frénésie.
oh
sé PA
| dé sl LE HEROS CANADIEN.
La muse qui parfois m’inspire Une épigramme, une chanson, D'’Horace me prètant la lyre; M'ordonneé de hausser le ton, Pour chanter dignement la gloire Du héros qui, dans notre histoire, S'est fait un immortel renom.
Quel est ce guerrier magnanimé Qu'on remarque entre six héros, (a) Que l’amour de la gloire anime,
Et porte aux exploits les plus beaux ?
IBervILLE, nom que j'honore,
Qui mérite de vivre encore,
Inspire-moi des chants nouveaux.
Honneur de la chevalerie, Cherchant la gloire et le danger; Îl court partout où la patrie Succombe aux coups de l'étranger:
Les forêts, l'élément liquide,
Le pôle, la zône torride,
Ne le sauraient décourager.
Du chevalier suivons les traces Dans les tristes climats du nord;
(a) Les six autres fils de M. Lemoyno,
Région de neige et de glaces, Lugubre image de la mort:
Tantôt marinier intrépide,.
T'antôt fantassin homicide, Tout succombe sous son effort,
Souvent, dans son abord rapide, Chez les ennemis de son roi,
Son nom, comme celui d'Azcipe, Porte la terreur et l’effroi :
Et dans leurs paniques alarmes,
Se troublant, jettant bas leurs armes,
Es se remettent sous sa loi,
Si l’ordre du roi ne l’appelle
Dans les camps, parmi les soldats, Soudain, entrainé par son zèle,
Il vole au milieu des combats :”
Il entend alors la patrie, Qui d’une voix forte lui crie:
« Gucrrier ne te repose pas.»
Les guerriers n’ont plus rien à craindre, Quand IserviLLe est avec eux:
Ah! que ses rivaux sont à plaindre, S'il est au milieu de ses preux |
Deux fois aux rives acadiennes,
Avec ses bandes canadiennes,
A demeure victorieux.
Ba
Autre théâtre de sa gloire, ÿ La grande Ile Anglaise (b) le voit Courir de victoire en victoire, Entasser exploit sur exploit :
A l'aspect seul de son épée,
La Ville, (c) de terreur frappée, Du vainqueur reconnaît le droit.
La plage septentrionale Le voit pour la troisième fois; Mais, las! la tempête fatale
Le semble réduire aux abois :
Jl n’a plus qu'un vaisseau sur quatre, | Et le sort l’oblige à combattre
Ses ennemis, seul contre trois.
Faut-il que le héros succombe,
Victime d’un malheureux sort ?
Qu'il soit captif, ou que la tombe |
Pour lui se trouve sur son bord?
Du combat quelle fut la suite ?
L'un périt, l’autre prend la fuite,
Et l’autre entre captif au port. ‘
De son roi le vœu pacifique L'éloignant du sein des combats, Pour le bien de la république, | (b) L'ile de Tetre-Neuve, (c) St. Jean, capitale de la partie anglaise de l'ile de Terre- Neuve.
ÿ H paraît en d'autres climats :
ÿ Se transportant de plage en plage, | Notre héros devient un sage, Et fonde de nouveaux états.
Ce grand homme comblé de gloire, IBerviczr, était Canadien ;
Mais pour honorer sa mémoire, Son pays encor n’a fait rien :
De ses bienfaits reconnaissante, Ailleurs, (d) une ville naissante
À pris son nom, et le retient.
: cages (d) Dans la Louisiane.
Ps gemmes Lis . re a near den rene ner use " —r Laos BA med 1 cat era enr rene
OTF@-