EPITAPHE DU CANADIEN
(Il est plus beau d'inventer que d’apprendre,}
Noble jargon, admirable patois, Fort ressemblant à notre: ancien gaulois,
Qu'on entend bien, . mais qu’on ue peut comprendre.
N'ayant le sens ni le goût qu'a chacun, Par une sage et savante métliods,
Il sut former l’ur et l’autre!à aa mode, Et son bon-sens: diiaquæ le sens-commun.
Muni d’un ton, d’un goût'et d’une langue Tout différents de ceux que nous avions,
H nous fit voir-que.nous déraisonnions,
Par maint discours et par mainte harangue.
Il nous montra que nous’n’y voyions rien ;
Qu'il faut louer ce qu'on croyait blämable, Et condamner ce qu’on croyait louable, Mettant le mal à la place du bien.
11 promettait déjà monts et merveilles: , Hélas ! sitôt devait-il, donc périr ! ; Oui, ses efforts,. ses travaux et ses veilles, Avant le.temps, l’ont forcé de mourir ; Car sous les coups de la mort tout sugcombe ! , # Sur son destin,. passant, verse des pleurs :
Si tu ne veux y répandre des fleurs. 1 Jette du moins des chardons sur sa tombe, ‘k Nota béné : j'en pourrais dire plus, .
Mais je ne veux, épuiser la matière ; :
Libre à chacun de fournir la carrière, 7 n.
Et d’exalter mieux, que moi ses vertus. .
ce EE Deer ce Le CES
À | PLSLSISISS ESS SL LSLLSSICLSICISOTITIE | ? VERS rs ie fn à. à 1 A UN CORRESPONDANT DU HERALD, QUI: TROUVAIT: MAUVAIS À QUE LES CANADIENS. FE, VOULUSSENT, PAS CHANGER DE LANGUE.—( 1829) | L | ï Tv perds l'esprit, ou plutôt la raison, !
À Ou je n’ai rien compris à ta harangue : \ 4 Y penses-tu, mon compère Simox, (a) | | à De comparer le cœur avec la langue ? /] hs : On baille un cœur, mais une langue, non : { à Je ne crois pas même que l’on en change } 4 Comme d’habit, ou bien d’affection ; L % Et ta leçon me semble assez étrange, , À
Et puis donnée assez mal à propos ;
Me souvenant qu'en-dépit d’un héros,
(Je veux parler de ce:bon roi Gui£rawmz;) (b)
Maître absolu dans son nouveau/royaume,
4 Tous les Anglais parlent encore anglais :
É (J'entends ici les Anglais d'Angleterre.) W Moi, sans craindre le procès, {
Je veux parler le français, Langue de mes père et mère ; Et la raison à le faire
Me porte par maint endroit :
4 (a) Simox était la signature fictive du correspondant. u # (b) Guniraumr le Conqüérant, duc de Normandie en France, voulut, comme on sait, faire adopter de force aux Anglais, non À seulement les lois, mais encore Ja langue de son pays natal.
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mn,
Mais, sürtoût, -je veut éompreudre.
Ces grands mots: Dasu Tr mon DROIT, Que tout Anglais doit entendre,
Et que plus d’un n'entend pas.
Que si quelqu’ans’en offense,
Je réponds, sans embarras ; :
- Honni S01T QUI MAL Fr PRNSE.
EPPLLLISS LISE PLSSSSLCLL CICLOLTAI LA LOTTERIE.