CHANGER DE LANGUE
Tu perds l'esprit, ou plutôt la raison, Ou je n'ai rien compris à ta harangue ; Y penses-tu, mon compère Simon, (a) De comparer le cœur avec la langue ?
On baille un cœur, mais une langue, non 9 Je ne crois pas même que l'on en change Comme d'habit, ou bien d'affection ; Et ta leçon me semble assez étrange, Et puis donnée assez mal à propos ; Me souvenant qu'en dépit d'un héros, (Je veux parler de ce bon roi Guillaume,) (5) . Maître absolu dans son nouveau royaume.
Tous les Anglais parlent encore anglais :
(J'entends ici les Anglais d'Angleterre.)
Moi, sans craindre le procès,
Je veux parler le français, , Langue de mes père et mère 5
Et la raison à le faire
Me porte par maint endroit :
(a) Simon était la signature fictive du correspondant.
{b) Guillaume le Con(]i)érant, duc de Normandie en France, voulut, comme on sait, faire adopter de force aux Anglais, no^ (i«i(leincnt le3 lois, mais encore la langue de aon pays natal,
Mai», tiirtottt, je veax comprendre Ces grands mots : Distx bt mon dhoit»
Que tout Anglais doit entendre, Et que plus d'un n'entend pas, Que si quelqu^'un s'en offense,^ Je réponds, sans embarras :
I{0QNI SQIT l^ni MAI4 T PBNSi;«