LES PEINES DE L'AMOUR
Traduit libremext.ou imité de l'anglais.
tJjs'E âme dont l'amour s'était fait souverain, Quand de sa fausse joie elle est désabusée. Voudrait-elle passer par le même chemin, Pour les plaisirs de l'Elysée,
Si ces plaisirs vantés de l'immortel séjour Rendaient les esprits serfs et les âmes esclaves ; S'ils étaient imparfaits comme ceux de l'amourj Comme eux jettaient dans les entraves ?
Quels seraient les plaisirs réservés aux élus, Dans les lambris sacrés de la céleste voûte. S'ils n'étaient pas plus grands, s'i's ne valaient pas plus Que ceux que par l'amour on goûte ?
Qu'on ne me parle point des divines hcuris : J'abhorre leurs appas et méprise leurs charmes^ Si leurs charmants regards, leurs gracieux souris, Comme ici font verser des larmes.
L'insensé qui brûla l'encens sur tes autels, O Vénus, encensa la mère des folies :
Le vulgaire te dit fille lies Immortels ; Tu n'es que la sœur des Furies,
Dans le cœur des humains tu portes tous les maux^ La crainte, la douleur, la triste jalousie ; Les soucis accablants, les pénibles travaux, La fureur et la frénésie.