‹ Épitres, satires, contes, épigrammes de Voltaire, suivis de fragments de la PucelleChapitre 174 sur 273 · Voyes 1m notes sur le Dialogue de Pégate et du Vieillard · texte numérisé non relu

Voyes 1m notes sur le Dialogue de Pégate et du Vieillard

9. M. Guibert a fait une tragédie du Connétable de Bourbon, dans laquelle le chevalier Bayard dit des choses admirables.

8. L'idée d'une paix perpétuelle entre tous les hommes est plus chimérique sans doute que le projet d'une langue uniTerselle. Il est trop Trai que la guerre est un fléau contradictoire avec la nature humaine et avec presque toutes les religions; et cependant un fléau aussi ancien que cette nature humaine, et antérieur à toute religion. Il est aussi difficile d'empêcher les hommes de se faire la guerre que d'empêcher les loups de manger des moutons.

La guerse est quelque chose de si exécrable, que plus nos nations barbares, qui sont Tenues envahir, ensanglanter, ravager toute notre Europe, se sont un peu policées, plus elles ont adouci les horreurs que la guerre traînait après elle.

Ce n'est point assurément l'ouvrage immense de Grotius, sur le droit prétendu de la guerre et de la paix, qui a rendu les hommes moins féroces ; ce ne sont point ses citations de Carnéade, de Quintilien, de Porphyre, d'Aristote, de Juvénal, et du Pentateuque; ce n'est point parce qu'après le déluge il fut défendu de manger les animaux avec leur ame et leur sang, comme le rapporte Barbeirac son commentateur; ce n'est point, en un mot, par tous les arguments profondément frivoles de Grotius et de Puffendorf ; c'est uniquement parce qu'on ne voit plus parmi nous des hordes sauvages et affamées sortir de leur pays pour en aller détruire un autre. No* peuples ne font plus la

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