‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 105 sur 134 · XV. IMPROMPTU · texte numérisé non relu

XV. IMPROMPTU

'. fait à un souper dans une cour d'Allemagne.

Al faut penser, sans quoi l'homme devient, Malgré son arae, un vrai cheval de somme. Il faut aimer , c'e.'ît ce qui nous soutient ; Sans r.en aimer, il est triste d'être homme.

Il faut avoir douce société

De gens savants, instruits sans suffisance.

Et de plaisirs grande variété,

Sans quoi les jourssuntpluslongsqa'on ne pense.

Il faut avoir an ami qu'en tout temps Pour son bonheur on écuute, on consulte, Qui puisse rendre à notre ame en tumulte Les maux moins vifs, et les plaisirs plus grands.

STANCES. ai7

Il faut,l#soir^ uu soaper délectable , Où l'on soit libre, où l'on goûte à propos Les mets exqu's , les bous vins , l'^s bons mots ; Et sans être ivre ii faut sortir de table.

Il faut , la nuit , tenir entre deux draps Le tendre objet que votre cœur ado\e, Le caresser, s'endormir dans ses bras , Et le matin i-ecoramencer encore.

Mes cbers amis , avouez que voili De quoi passer une assez douce vie :

Or , dès l'instant que i'aiiiiai ma Sylvie , Sans trop chercher j'ai tiouvé tout cela.

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