‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 109 sur 134 · XX. A M. DEODATI DE TOVAZI · texte numérisé non relu

XX. A M. DEODATI DE TOVAZI

qui lui avait envoyé une dissertation sur l'excellence de la langue italienne.

A Ferney, le i février 1761.

Hj t a I. F. z moins votre alioudance , Votre origiae et vos honneurs -, Il ne sied pus aux grands seigneurs De se vanter de leur naissance.

L'Italie instruisit la France ; Mais par uu reproche indiscret Nous serions forcés à regret A manquer de reconnaissance.

Dès long-temps sortis de l'enfance, Nous avons quitté les genoux D'une nourrice en décadence Dont le lait n'est plus fait pour nous.

Nous pourrions devenir jaloux Quand vous parlez notre langage ; Puisqu'il est embelli par vous.

Cessez donc de lui faire outrage.

L'égalité contente nn sage :

Terminons ainsi le procès; Quand on est égal aux Français Ce n'est pas un mauvais partage.

StANCES.

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