‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 116 sur 134 · XXVIII. STANCES · texte numérisé non relu

XXVIII. STANCES

sur ralliance renouveléi; entre la France et les Canton* Lelvéticpies , jurée daus l'église de Soleure , le i5 auguste 1777.

V^UF, Li,E est dans ces lieux saints cette solemnité

Des fiers enfants de la Victoire.^ Ik marchent aux autels de la Fidélité,

De la Yaleur , et de la Gloire.

Tels on vit ces héros qui , dans les champs d'Yvri , Contre la ligue, et Rome , et l'Enfer et sa rage ,

Vengeaient les droits du grand Henri ,

Et l'égalaient dans son courage.

C'est un dieu bienfaisant, c'est un ange de paix Qui vient renouveler cette auguste alliance ; Je vois des jours nouveaux marqués par des bienfaits, Par de plus douces aiœurs , et la même vaillance, éw'tres, etc. 20

23o STANCES.

On joint le caducée an bonclier de Mars

Sous les auspices de Vergennes.

O monts helvétiens, vous êtes les remparts

Des beaux lieux qu'arrose la Seine.

Les meilleurs citoyens sont les meilleurs gueriiers: Ainsi Philadelphie étonne l'Angleterre ;

Elle unit l'olive aux lauriers, Et défend son pays en condamnant la guerre.

Si le ciel la permet, c'est pour la liberté. Dieu forma l'homme libre alors qu'il le lit naître; L'homme, émané des cieux pour l'immortahlé. N'eut que Dieu pour père et pour maitre.

On est libre en effet sous d'équitables lois; Et la félicité ( s'il en est dans ce monde) Est d'être en sûreté dans une paix profonde Avec de tels amis et le meilleur des rois.

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