X. LA CLEMENCE DE LOUIS XIV ET DE LOUIS XV DANS LA VICTOIRE
IJ E V o I R des rois , leçon des sage» , Vertu digne des immortels , Clémence, de quelles images Dois-je décorer tes autels.* Dans les débris du Capitole
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Irai-je chercher ton symbole?
K.ome seule a-t-elle un Titus ?
Les Trajaus et les Marc-Aureles ■ Sont-ils les stériles modèles Des inimitables vertus?
Ce monarque brillant, illustre.
Digne en effet du nom de grand , Louis , ne dut-il tant de lustre Qu'aux triomphes du conquérant?
Il le doit à ces arts utiles Dont Colbert enrichit nos villes , Aux bienfaits versés avec choix, A ses vaisseaux maîtres de l'onde, A la paix qu'il donnait au monde , Aux exemples qu'il donne aux rois.
Imitez , maîtres de la terre ,
Et sa justice et sa bonté ;
Que les maux cruels de la guerre
Soient ceux de la nécessité ;
Que dans les horreurs du carnage
Le vainqueur généreux soulage
L'ennemi que son bras détruit.
Héros entourés de victimes,
Vos exploits sont autant de crimes
Si la paix n'en est pas le fruit.
La paix est fîUe de la guerre :
Ainsi les rapides éclairs Par les vents et par le tonnerre Epurent les champs et les airs :
Ainsi les alcyons paisibles , Après les tempêtes horribles.
Sur les eaux chantent leurs amours :
Ainsi , quand Nimegue étonnée
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Vit par Louis la paix donnée , Ij'Europe entière eut de beaux jours.
Telle est la brillante carrière i Qu'ouvrit le dernier de nos rois :
Son fils la remplit tout entière Par sa clëmence et ses exploits ; Comme lui bienfaiteur du monde , Son cœur est la source fécoxide De la publique utilité ; Comme lui conquérant et sage.
Il sait combattre avec courage, Et secourir avec bonté.
Adorateurs de la Clémence , Transportez--v ous à Fontenoi.
Le jour luit , le combat commence , Belloue admire votre roi.
"Voyez cette plialauge altiere, Dans sa marche tranquille et fiere , En tous nos rangs porter la mort; Et Louis . plus inébranlable , Par son couras'e inaltérable Changer et maîtriser le sort.
Ce jour est le iour de la gloire , Il est celui de la vertu.
Louis au sein de la victoire PU'ure jou ri\al al>aitu.
Les succès n'ont rien qui l'enivre, Il sait qu'un héros ne doit vivre Que pour le bonheur des humains; Parmi les feux qui Tenvironneut, Sous les lauriers qui le couronnent.
L'olive est toujourt dans se» nuùns.
Gnemers frappés de son tonnerre Et secourus par ses bienfaits , Dans les bras sanglants de la guerre Il daigne demander )a paix.
Par quelles maximes funestes Préférez-vous aux dons célestes Les fléaux qu'il veut détourner?
O victimes de sa justice, Quoi ! vous voulez qu'il vous punisse Quand il ne veut que pardonner !