‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 47 sur 134 · FRAGMENT · texte numérisé non relu

FRAGMENT

Ah ! mon priuce, c'est grand dommage Que vons n'ayez point votre image ; Un fils par la gloire animé, Un fils par vous accoutumé A rogner ce grand héritage Que l'Autriche s'était formé.

Il est doux de se reconnaître Dans sa noble postérité ; Un grand homme en doit faire naître :

Voyez comme le roi mon maître De ce devoir s'est acquitté.

Son dauphin, comme vous, appelle Auprès de lui les plus beaux arts De le Brun , de LuUi, d'Handelle, Tout aussi-bien que ceux de Mars:

11 apprit la langue espagnole ; Il entend celle des Césars , Mais des Césars du capitole.

"Vous me demanderez comment Dans le beau printemps de sa vie Un danphin peut en savoir tant; Qui fut son maître? le génie :

Ce fut là votre précepteur.

Je sais bien qu'un peu de culture Rend encor le terrain meilleur; Mais l'art fait moins que la nature.

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