‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 48 sur 134 · LX. AU ROI DE PRUSSE · texte numérisé non relu

LX. AU ROI DE PRUSSE

J'ai donc vu ce Postdaru , et je ne vous vois pai ; On dit qu'ainsi que moi vous prenez médecine. Que de conformités m'attachent .«.ur vos pas !

Le dieu de la double colline , L'amour de tous les arts, la haine des dévots ; Raisonner quelquefois sur l'essence divine;

Peu hanter nosseigneurs les sots ; Au corps comme à l'esprit donner peu de repos ;

Mettre l'ennui toujours en fuite; Manger trop quelquefois, et me purger ensuite; Savourer les plaisirs , et me moquer des maux ; Sentir et réprimer ma vive impatience: Voilà quel est mon lot , voilà ma ressemblance

Avec mon aimable héros.

O vous , maitres du monde , ô vous rois que j'atteste ^ Indolents dans la paix , ou de sang abreuvés. . . .

Ressemblez-lui dans tout le reste.

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