LX. AU ROI DE PRUSSE
J'ai donc vu ce Postdaru , et je ne vous vois pai ; On dit qu'ainsi que moi vous prenez médecine. Que de conformités m'attachent .«.ur vos pas !
Le dieu de la double colline , L'amour de tous les arts, la haine des dévots ; Raisonner quelquefois sur l'essence divine;
Peu hanter nosseigneurs les sots ; Au corps comme à l'esprit donner peu de repos ;
Mettre l'ennui toujours en fuite; Manger trop quelquefois, et me purger ensuite; Savourer les plaisirs , et me moquer des maux ; Sentir et réprimer ma vive impatience: Voilà quel est mon lot , voilà ma ressemblance
Avec mon aimable héros.
O vous , maitres du monde , ô vous rois que j'atteste ^ Indolents dans la paix , ou de sang abreuvés. . . .
Ressemblez-lui dans tout le reste.