XCIV. A Madasîe i.a ditcuesse DE CHOISEUI
\j ES dames de Paris Roilcau lit la satire. De la moitié du monde , hélas , faut-il médire ? .Teau-.lacque , assez connu par ses témérités. En nouveau Diogene aboie à nos beautés : 11 leur a préféré l'innocente faibless;' , Les faciles appas île sa grosse SuissesM^ Qui, contre son amant ayant peu combattu. Se défait d'un faux germe, et garde sa vertu. Miiis nos dames , dit-il , sont fausses et galantes . Sans esprit, sans pudeur , et fort impertinentes ; Elles ont l'air hautain, mais l'accueil familier. Le ton d'un petit-maitre, et l'œil d'un grenadier. O le méchant esprit ! gardez-vous bieu de lire De ce grave insensé l'insipide délire.
Auteurs mieux élevés , fêtez dans vos écrits Les dames de Yersaille et celles de Paris: Etudiez leur goût ; vous trouverez chez elles De l'esprit sans effort , des grâces naiurelles, ÉriTP.rs , etc. i 4
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De l'art de converser les naïves douceurs , L'honnête liberté qui réforma nos mœurs. Et tous ces agréments que souvent Polyranie Dédaigna d'accorder aux hommes de génie.
Ne cotfnaissez-vous point une femme de bien Aimable en ses propos, décente en son ruaintien, Belle sans être vaine, instruite, et pourtant sage? Elle n'est pas pour vous; mais briguez son suffrage.
Après un tel portrait cherchez-vous encor plus? Avec tous les attraits vous faut-il des vertus? Faites-vous présenter par certain secrétaire Chez certaine beauté dont le nom doit se taire ; C'est Vénus-lJranie , épouse du dieu Marî ; C'est elle dont l'esprit anime les beaux arts , Non celle qu'on voyait, sous le lils de Cynire De son frippon d'enfant suivant l'injuste empire. Entre Adonis et Mars partager ses faveurs.
II est vrai qu'en sa cour il est très peu d'auteurs : Dans les palais des dieux elle vit retirée; Vénus est philosophe au sein de l'empyrée ; Mais sa jjhilosophie est de faire du bien: Elle exige sur-tout qne je n'en dise rien; Sur mille infortunés que sa bonté console J'ai promis le secret, et je lui tiens parole.
Toi qui peignis si bien , dans un slyle épuré, Une tendre novice, un honnête curé, Toi dont le goût formé voudrait encor s'instruire, Entre Mars et Vénus tâche de l'introduire : Déjà de leurs bienfaits lu connais le pouvoir; Il est un plus grand bien, c'est celui de les voir. Mais ce jjouheur est rare , et le dieu de la guerre Garde sou cabinet dont on n'a2)proche guère. •le sais plus d'un brave homme à sa porte assidu. Qui lui doit sa fortune et ne l'a jamais vu. Il faut entrer pourtant; il faut que les Apelles Puissent à leur plaisir contempler leurs modèles,
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Et, plein» de lears vertus ainsi que de leurs traits, En transmettre à nos yeux de fidèles portraits.
Tes vers seront plus beaux , et ta muse plus fiere D'un pas nlus assuré va fournir sa carrière. CoUrtin jadis en vers à Sonning dit: Adieu , Faites mes compliments à Vabbé de Chaulieu: Moi je te dis en prose : Enfant de rbarmonie, Présente mon hommage à Vénus -Uranie.