‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 89 sur 134 · CXI. A M. LE MARQUIS DE VILLEÏÏE · texte numérisé non relu

CXI. A M. LE MARQUIS DE VILLEÏÏE

iVxoN Dieu! que vos rimes en ine

M'ont fait jiasser de doux moments !

Je reconnais les agréments

Et la légèreté badine

De tous ces contes amusants

Qui faisaient I.-., doux passe-temps

De ma nièce et de ma voisine.

.Te suis sorcier , car je devine

Ce que seront les jeunes gens ;

Et je prévis bien dès ce temps

Que votre muse libertine

Serait philosophe à trente ans:

Alcibiade en son printemps Etait Socrate à la sourdine.

Plus je relis et j'examine "Vos vers sensés et très plaisants, Plus j'y trouve un fonds de doctrine Tout pro[)re à messieurs les savants , IN on pas à messieurs les pédants , De qui la science chagrine Est l'éteignoir des sentiments.

Adieu : réunissez long-temps La gaité , la grâce si lîne De vos folâtres enjoùments , Avec ces grands traits de bon sens Dont la clarté nous illumine.

.Te ne crains jjoint qu'une coquine Vous fasse oublier les absents ; C'est pourquoi je me détermine A vous ennuyer de mes ents Entrelacés avec des ine.

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