CXIII. A M. LE PRINCE DE LIGNE
sur le faux bruit de la mort de l'auteur, annoncée dans la gazette de Bruxelles, au mois de février 1778.
Jr R I N c E , dont le charma nt esprit Avec tant de grâce m'attire ; Si j'étais mort, comme on l'a dit, N'auriez-vous pas eu le crédit De m'arracher du sombre empire?
Car je sais très bien qu'il suffit De quelques sons de votre lyre.
C'est ainsi qu'Orphée en usait Dans l'antiquité révérée ; Et c'est nue chose avérée Que plus d'un mort ressuscitait.
Croyez que dans votre gazette.
Lorsqu'on parlait de mou trépas, ('e n'était pas chose indiscrète ; Ces messieurs ne se trompaient pas.
En effet qu'est-ce que la vie ?
C'est un jour , tel est son destin ; Qu'importe qu'elle soit finie "Vers le soir ou vers le matin ?