CXIV. A M. i.E MARQUIS DE VILLETTE
Les adieux du vieillard.
Paris, 177S.
A. DIEU, mon cher Tibulle , autrefois si volage, Mais toujours chéri d'Apollon,
aosî EPÏTRES.
Au Parnasse fêté comme aux bords da Lignon,
Et dont l'Ainoiir a fait un sage.
D^s champs élys ens , adieu , pompenx rivage , De palais, de jardins, de pT>dices bordé, Qa'unt encore embt-lli . pour Thonneur de notre âsre ^ Les enfants d'Henr -Qaa're et ceux du grand Condé ; Combien vousm'eîii^hantipz. Muses, Grâces nouvelles, Dont les talents et les écrits Seraient de tous nos besiix esprits On la censura on les modèles !
Que Paris est changé '. les Velcbes n'y sont plus. Je n'entends plus siffl-r ces ténébreux reptiles, Les Tartuffes alfreux, l^s insolenîs Zoiles: J'ai passé; ne la terre ils étaient d-spams. Mes yeux, après trente ans, n'ont va qn'nn peuple
aimable, Instfu t , mais indnlijeT'.t , do'ix . vif, et sociable, n est né pour aimer : l'élite des français Est l'exemple dn monde, et vaut tons les Anglais. , De la société les douceurs désirées Dans viii^t états pnissants sont encore ignorées : On les soute à Paris: c'est le premier des aits. Peuple heureux, il naqi^it, il règne en vos remparts. Je m'arrache en pleurant à son charmant empire; Je rrtonrne à ces monts qui menacent les cieux, A ces antres glacés où la nature expire: Je vous regretterais à la table des dieux.
SIK DES EPlTaES.