‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 96 sur 134 · V. A Madame DU BOCAGE · texte numérisé non relu

V. A Madame DU BOCAGE

IVliLTOii dont vous suivez les traces Yoas prête ses transports divins ; Eve est la mère des humains , Et vous êtes celle des Grâces.

Comment n'eùt-elle pas séduit La raison la plus iudomtable f

STANCES. ao7

Vous lui donnez tout votre esprit ; Adam était Lien pardonnable.

Eve le rendit criminel ,

Et vous méritez nos louanges;

Eve sédnisit un mortel ,

Et vous auriez séduit les anges.

Sa faute a perdu l'univers; Elle ne doit plus nous déplaire, Et sou erreur nous devient chère Dès que nous lui devons vos vers.

Eve, par sa coquetterie.

Nous a fermé le paradis ; I/amour, les grâces, le génie , Nous l'ont rouvert par vos écrits.

VI. Au yRÉsiDENT HENAULT, en lui envoyant le manuscrit de Mérope,

Juin 1740.

J joRSQu'À la ville un solitaire envoie Des fruits nouveaux , honneur de ses jardins, Nés sous ses.yeux et plantés de ses mains, IX les croit; bous , et prétend qu'on le croie.

Quand , par le don de sou portrait flatté, La jeune Aminte à sts lois vous engage, Elle ressemble à la, divinité Qui veut vous, faire adorer son image..

Quand un auteur de son œuvre entêté

aoS STANCES.

Modestement vous en fait nne offrande , Que veut de vons sa fausse humilité?

C'est de l'enceDs que son orgueil demande.

r Las ! je suis loin de tant de vanité.

r A tous ces traits gardez de reconnaître

i Ce qui par moi vons sera présenté;

Wf C'est un tribut , et je l'offre à mon maître.

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