V. A Madame DU BOCAGE
IVliLTOii dont vous suivez les traces Yoas prête ses transports divins ; Eve est la mère des humains , Et vous êtes celle des Grâces.
Comment n'eùt-elle pas séduit La raison la plus iudomtable f
STANCES. ao7
Vous lui donnez tout votre esprit ; Adam était Lien pardonnable.
Eve le rendit criminel ,
Et vous méritez nos louanges;
Eve sédnisit un mortel ,
Et vous auriez séduit les anges.
Sa faute a perdu l'univers; Elle ne doit plus nous déplaire, Et sou erreur nous devient chère Dès que nous lui devons vos vers.
Eve, par sa coquetterie.
Nous a fermé le paradis ; I/amour, les grâces, le génie , Nous l'ont rouvert par vos écrits.
VI. Au yRÉsiDENT HENAULT, en lui envoyant le manuscrit de Mérope,
Juin 1740.
J joRSQu'À la ville un solitaire envoie Des fruits nouveaux , honneur de ses jardins, Nés sous ses.yeux et plantés de ses mains, IX les croit; bous , et prétend qu'on le croie.
Quand , par le don de sou portrait flatté, La jeune Aminte à sts lois vous engage, Elle ressemble à la, divinité Qui veut vous, faire adorer son image..
Quand un auteur de son œuvre entêté
aoS STANCES.
Modestement vous en fait nne offrande , Que veut de vons sa fausse humilité?
C'est de l'enceDs que son orgueil demande.
r Las ! je suis loin de tant de vanité.
r A tous ces traits gardez de reconnaître
i Ce qui par moi vons sera présenté;
Wf C'est un tribut , et je l'offre à mon maître.