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du leuco-dérivé est diminuée, ce qui se traduit par une diminution de la coloration bleue de l'urine émise. » Mais Muller, n’a fait que signaler l’action produite in vitro, par le sang sur le bleu, sans chercher à savoir ce qui se passe dans l’organisme. ]
C’est également l’objection que l’on peut faire aux recherches de Le Goff sur la question : il a constaté que le sang normal et surtout diabétique neutralisait le bleu in vitro, mais il n’a pas cherché à savoir si le même processus se produisait dans Porganisme.
En revanche, Albarran et Léon Bernard ont cherché à savoir ce que devenait le bleu injecté dans l’organisme. Ils ont essayé de le trouver, dans des sérums provenant soit de sujets avant recu la dose habituelle de la solution de bleu et saignés, soit de chiens ayant recu une forte dose (20 c. c.) de la solution de bleu et saignés par l’artère rénale ou par Partére fémorale. Les sérums ainsi obtenus, ne présentaient aucune coloration, ni la réaction spectroscopique du bleu de méthylène, et par aucun procédé chimique on ne pouvait déceler la matière colorante. Mais, quoique la couleur du sang ne fut nullement modifiée, les auteurs se sont assurés que la présence du bleu dans lesang, évidente « priori, s’y confirmait aisément. Ils ont injecté dans le tissu cellulaire sous-cutané d’un chien, 1 c. €. d’une solution de bleu à 1/20. Une heure après, le bleu passait dans les urines ; ils faisaient ensuite au bout de quatre heures une saignée par l’artère fémorale, puis, du sérum obtenu par cette saignée, ils injectaient 40 €. c. dans le tissu cellulaire d’un autre chien, qui une heure après pissait du bleu. Ils en concluent que le sérum sanguin, quoique non coloré en bleu, contient un dérivé du bleu. Mais ils ne poussent pas plus loin leurs conclusions, et n’émettent même