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sulfonate que l’on emploie. Entre les mains de Dreyfus et de Jean Lépine, elle a donné des renseignements très intéressants qui confirment tout à fait notre procédé, dont le leur n’est, d’ailleurs, qu'un dérivé.
A Toulouse, les observations de Baylac et Pérés rapportées à la Société médicale des hôpitaux de Paris, confirment entiérement nos recherches, de plus dans sa thèse basée sur 81 observations Pérés déclare que « le procédé du bleu de méthylène constitue un procédé de choix pour létude de la fonction éliminatrice du rein. Ce procédé, d’une innocuité absolue, fera apprécier, non seulement les lésions rénales dans les affections diverses, mais aussi la valeur physiologique des éléments du rein. Dans chaque cas, il contribuera à établir un pronostic exact ».
A Montpellier, Léon Imbert a, par l’association du cathétérisme de luretère à épreuve du bleu, contribué à montrer la valeur clinique de Pépreuve du bleu, Gibert, dans sa thèse basée sur 60 observations personnelles, confirme, sur tous les points, les résultats obtenus grâce à la méthode du bleu de méthylène, et nous ne pouvons mieux faire que de citer les conclusions de chacun de ses chapitres, qui ont porté successivement sur la valeur de lépreuve pour les accoucheurs, les chirurgiens et les médecins. Pour l’obstétrique, il conclut ainsi : « Quand, dans le cours de la grossese, Palbuminurie, symptôme isolé, coïncide avec uneélimination normale du bleu, on peut affirmer l’intégrité physiologique du rein. L’élimination retardée chez une femme enceinte albuminurique signe la néphrite interstitielle et possède une réelle valeur diagnostique et pronostique. » Il montre de même les services que peut rendre l'épreuve du bleu à la chirurgie rénale : « Ce petit chapitre de séméiologie chirurgicale, dit-il, en terminant, pourra s’étendre ultérieurement :
d'ores et déjà, nous pouvons conclure que le procédé du bleu permet, le plus souvent, de résoudre les questions suivantes : 1° Un sujet présentant des troubles divers qui paraissent d’origine rénale, est-il réellement porteur d'une affection du rein ? 2° Un malade pisse du pus, du sang, de l’'albumine, a-t-il une lésion vésicale ou rénale? 3° L’indication de la néphrotomie se présentant, quel est l’état de l’autre rein ? » Pour les cas médicaux, il met en relief surtout les points suivants : « De tous ces faits relatifs aux néphrites, on peut conclure que l'épreuve du bleu, hormis les cas de néphrites mixtes encore entourées d’obseurité, donne une notion juste de l’état fonctionnel du rein. Elle rend les plus grands services, en ce qui concerne les néphrites interstitielles, c’est-à-dire dans les circonstances où le diagnostic clinique est le plus difficile : ne serait-ce qu’à ce titre, elle mériterait une place de premier ordre parmi les signes révélateurs des siléroses rénales. » Considérant ensuite les services que peut rendre la méthode, pour apprécier les causes d’une intolérance médicamenteuse, il dit que, pour sa part, avant de pratiquer des injections mercurielles, dans le service du professeur Brousse, il recherchait l’état de la perméabilité rénale par le bleu de méthylène et il croit que « si Pon répétait cette expérience danstousles cas d’intolérance médicamen teuse, on verrait, sans nul doute, que beaucoup d’idiosyncrasies peuvent être mises sur le compte d’un trouble de la perméabilité rénale. » Ses conclusions générales sont tout aussi nettes : « De cela, il ressort en dernière analyse, dit-il, que le procédé du bleu, par sa simplicité et la valeur de ses résultats, est venu s'ajouter heureusement et remplacer en partie les signes cliniques précédemment employés pour arriver au diagnostic des affections rénales. »
A Marseille, Reynaud et Olmer ont rapporté 343 obser-
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vations indiquant les renseignements fournis par l'épreuve du bleu dans les cas les plus différents. Ils en concluent que : dans toutes les manifestations de sclérose (néphrite interstitielle, artério-sclérose, etc.) l'élimination du bleu est constamment retardée et prolongée. Il existe un trouble analogue, dans la plupart des cas de néphrite diffuse chroniqne. Dans les maladies du foie, lorsqu'il existe une altération organique ou fonctionnelle de la cellule hépatique, l'élimination du bleu procède par à-coups, offrant le type intermittent ou polycyclique. Dans les maladies infectieuses et les divers états morbides, l'épreuve du bleu (élimination massive et rapide ou dissociée; apparition tardive et prolongée) renseignera utilement sur la valeur physiologique des reins. Elle révélera des altérations, que l'absence d’albumine dans l'urine ne permet pas de soupconner; il en résultera des indications capitales pour le pronostic et le traitement.
En Italie, Galleazzi et Grillo ont repris à leur point de départ, pour ainsi dire les recherches sur l'épreuve du bleu de méthylène, c’est-à-dire qu'ils ont d’abord contrôlé la méthode sur des sujets sains, et ils ont trouvé des résultats absolument conformes aux nôtres, puis ils ont montré que, dans les affections chirurgicales des reins, on peut avoir par ce procédé des renseignements très utiles, au point de vue du diagnostic, du pronostic et du traitement. Enfin, ils ont mis en relief des troubles passagers de perméabilité rénale survenant à la suite de la chloroformisation.
En Hollande, Van de Velde a repris la question, au point de vue particulier de la grossesse et de l'accouchement; dans sa thèse et dans un rapport au congrès international de gynécologie, il montre les avantages que l’on peut retirer de l’emploi systématique de lépreuve chez les femmes enceintes.