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cation, c’est-à-dire la transformation des services (et de certaines RAA | en marchandises et la consommation.

Les services existants sont fonction du capital qui les produit et des conditions dans lesquelles ce capital les produit : ainsi les services qu’apporte la terre dépendent des quantités de terre cultivée et des conditions atmosphériques.

La fabrication est sous la dépendance du progrès technique.

La consommation résulte d’un partage de la produchion en production de marchandises consommables et production de capitaux neufs. Il faut y ajouter l'amortissement et l’assurance des capitaux.

Parmi toutes ces données sujettes à des variations à long terme, WaLrAs remarque fort justement qu'il n’en est qu’une qui ne soit pas déterminée par des considérations étrangères à l’économie : le partage de la production entre capitaux neufs et produits de consommation.

Nous avons vu qu'il lui donne un rôle dans l’équilibre instantané, ce qui est tout à fait criticable puisque c’est un phénomène qui demande du temps pour produire un effet.

Malgré cette grave contradiction avec lui-même, il faut louer WazLras d’avoir vu qu'il y avait là une liaison, c'est-à-dire d’avoir établi que ce partage de la production entre capitaux neufs et consommation était en relation avec la capitalisation, c'est-à- dire le rapport de la valeur d'échange d’un service à celle du capital cie la produit.

Elle ne peut en être la cause, quoi qu’en pense WaLras, elle en est peut-être la conséquence, mais tout le monde ne s’accorde pas pour trouver par quel truchement. Il ÿ a donc encore une indétermination dans les variations de l'équilibre (1).

{1) C’est à lever cette indétermination par l'introduction d’une liaison supplémentaire que s'efforce KEyNEs en introduisant le « multiplicateur ».

Mais à côté de ces variations de quantités, il y a les variations de l'utilité et WaLras n’en parle pas.

Il aurait dû se rappeler que son équilibre momentané avait comme élément l'utilité et qu’il avait énoncé des lois de variations de la valeur d'échange en fonction de l'utilité des richesses sociales, aussi bien qu’en fonction de leur quantité.

Seulement l'utilité est une grandeur momentanée. L'on n’a aucun moyen de comparer deux utilités à des époques nettement différentes. Le concept de variation d'utilité n’est pas un « concept opérationnel » au sens du philosophe américain BrIDGMAN. Nous dirons en français qu’on ne sait pas ce que c’est que la variation de l'utilité dans le temps parce que l’on n’a aucune idée de la manière, même théorique, dont on pourrait l’apprécier.

Et il est fort à craindre que cette objection soit dirimante, c’est-à-dire que toute dynamique soit interdite à Wazras, et qu'il lui soit à jamais défendu d’ « animer » son schéma.

WaLras a basé son approximation de la réalité sur la considération de deux grandeurs : la quantité de richesses sociales et leur utilité pour un même individu : cette dernière était une abstraction qui n’a de valeur rigoureuse qu’à un moment donné, et de valeur approximative qu’en un court espace de temps. Dès ce moment, tout le schéma de WazLras était condamné à n'avoir de valeur qu en un instant, ou au plus au jour le jour.

B) L’évolution de l’équilibre «

33) Il reste à voir comment les données de l’équilibre, quantités et utilités varient naturellement, entraînant la valeur d'échange.

Nous venons de voir que la variation des utilités était une locution sans signification réelle, ce qui détruit tout.

espoir de retrouver une loi de l’évolution économique. grâce au schéma de WaLras. 4

Mais il y avait déjà à l’époque plusieurs lois de l’évolution : lois du progrès économique, lois de Mazraus, lois des prix, et WaLras dans un cours était.bien forcé d’en parler.

Wazras analyse parfaitement le progrès qui améliore: les conditions de fabrication et surtout précise que « le progrès ne saurait consister en autre chose que dans la diminution des raretés ou des intensités des derniers besoins satisfaits des produits chez une population croissante » (Ab., 244), mais il ne voit pas que cette fine analyse lui interdit d'apprécier le progrès.

Comment comparer des besoins d'industries différentes. à des époques différentes ?

La variation de la rareté infirme de même tous les développements par lesquels WazLras se croit obligé de retrouver les lois de variation des prix énoncées par l’école anglaise (4b., 251-252-253).

Ces essais infructueux pour « animer » son schéma occupent d’ailleurs une place limitée dans l’œuvre de Wazras et participent plus de son travail pédagogique. que de son apport scientifique.

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