‹ Équilibre Physique Équilibre Biologique Équilibre ÉconomiqueChapitre 22 sur 42 · V. — CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

V. — CONCLUSIONS

34) WaLras a apporté à l’économie la notion d’équilibre de détermination. On n’a pas en général assez apprécié l'importance de cet apport, que l’on peut résumer ainsi : étant donné une grandeur, « le rapport d’échange », qui n’a strictement de sens que dans un acte bien particulier, quelles sont les conditions nécessaires à la généralisation de cette grandeur dans toute l’économie ?

Ce sont de telles simplifications qui aident l'esprit humain à comprendre le monde extérieur, et lui permettent. d’en établir des mesures approximatives.

Cet apport est définitif dans l'Économie. Malheureusement, il faut le défendre contre WaLras lui-même.

Il faut d’abord le défendre contre la mauvaise logique de Wazras qui revendique pour lui le monopole de Ia science pure, alors qu’il n’en est qu’un premier pas : l'étude de l’économie dans l'hypothèse de l’équilibre ; cette prétention interdit l'examen plus approfondi de la réalité où la valeur d'échange n’est pas déterminée, ce qui permettrait de situer complètement l'équilibre walrassien dans la science économique.

Il faut le défendre aussi contre la prétention de WaLras d’en faire un mécanisme mathématique, alors qu'il est l'étude approchée d’un phénomène social, ce qui indispose également mathématiciens et économistes.

Il faut le défendre contre l’imprécision de WaLRras qui n’analyse pas parfaitement la concurrence parfaite, base de tout son système, et ne donne pas toujours à celle-ci dans ses énoncés la place de donnée ou d’hypothèse qui lui revient.

Il faut le défendre contre les abandons de WaLras qui sans raison aucune va chercher dans une évolution les éléments instantanés de l’équilibre du taux de revenu.

Il faut le défendre contre toutes les adjonctions des théories alors en vedette que Wazras s’est cru forcé d'inclure dans un cours : théorie quantitative de la monnaie, théorie de la variation des prix.

Alors ainsi épuré, cet équilibre forme un tout cohérent, valable pour un instant très court et qui peut servir de base à tous les développements de la théorie économique momentanée.

Mais si l’on veut « animer » le schéma, lui donner une valeur dans le temps, il en faut renforcer un des deux pieds, qui est d’argile : la notion d'utilité. Il faut compléter celle-ci ou lui substituer une autre grandeur fondamenta'e que le temps n’altère pas.

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