‹ Equitation des damesChapitre 13 sur 68 · NON · texte numérisé non relu

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parfaite et en contact avec le mors, par la tension des rènes. — Il nous reste tuatre effets distincts à lui demander :

* 1° Soutenir et arrêler, en augmentant la résistance de la main, en raison directe de la résistance que le

cheval oppose:

2° Rendre, en diminuant cette tension par degrés :

3° Tourner le cheval à droite, à l'aide de l'écart et de l’appui, procédés du demi-temps d'arrêt où soulien ;

4° Tourner à gauche, dans les mêmes conditions. On distingue, dans Ja main, le haut et le bas.

Le haut, c'est le pouce, l'index et le médius, qui sont destinés à assujettir les rênes; —le pouce reste fermé à plat sur la seconde articulation de l'index.

Le bas est donc le petit doigt et l’annulaire, qui agissent directement sur les rênes, les séparent, et, en raison de leurs fonctions, doivent être pourvus, à un haut degré, de tact et de sensibilité. —Ces doigts conserveront une grande indépendance d'action, et à l’état fixe de la main, ne seront jamais serrés ni con-

tractés, au point de perdre leur sensibilité. —Cesera donc du bas de cette main que partiront tous les effets qui, au moyen des rênes, se communiqueront à la bouche du cheval; en sorte que, le haut de la main restant pivot, le bas n’aura de déplacement qu'au tiers de cet axe. Ainsi, lorsque vous voudrez arrêter, vous assurerez, par une contraction croissante, le bas de votre main légèrement rapprochée de votre ceinture. Voilà, Madame, un premier effet obtenu, soutien et arrêt.

Passons au second, qui lui est étroitement uni, c’est l’action de rendre ou remise de main, qui consiste à décontracter graduellement le bas de la main et à le ramener à sa première position.

Le troisième effet a pour but de tourner à droite, et se composera d’un soutien où demi-temps d'arrêt obtenu par l'emploi du premier effet que nous venons de définir ; avec cette seule différence, qu'iln’arrêtera pas complétement le mouvement. — Après ce demitemps d'arrêt, le bas de la main se tournera obliquement de droite à gauche, le petit doigt dirigé du côté de votre épaule gauche, les ongles un peu en dessus; puis, le poignet et l’avant-bras se porteront à droite, d’une manière d'autant moins sensible que la finesse du cheval sera plus grande. Que se produira-t-11 alors? Un léger écart de rêne droite plus

CARE tendue que la gauche par la disposition du poignet, et enfin une pression de la rêne gauche sur l’encolure, qui détermine le mouvement latéral qu'on se

propose d'exécuter.

Le même demi-temps d'arrêt où soutien, le même déplacement du bas du poignet, mais dans un sens inverse, et enfin le porter de cette même main dans le sens du mouvement, se reproduisent pour le four-

ner à gauche.

Pour que ces légères modifications du poignet deviennent sensibles, soient appréciées instantanément par l’animal, il faut, et Je ne saurais trop insister sur ce point, que le poignet ne s'affaisse pas et que la dépression qui se fait remarquer entre le pouce et l’'avant-bras ne tende pas à s’effacer et à mettre le poignet sur la ligne de l’avant-bras; car, alors, les rênes cessant d’être égales, on aurait beau ramener le bas du poignet dans la direction convenable, l’écart de la rêne ne se produirait pas, et le plus grand soutien s’effectuerait sur la rêne destinée seulement à l'appui. Nous appellerons ce défaut : Laisser tomber

le poignet.

Cependant, Madame, n'allez pas vous préoccuper par trop de la scrupuleuse régularité d'exécution de ces mouvements, attachez-vous plutôt à vous en faire

RE

une idée bien juste, quitte à arriver, avec le temps, à ce degré de perfection. Bornez-vous, dans le commencement, à laisser votre main bien fixe se porter, après le demi-temps d'arrêt, à droite ou à gauche. Votre cheval alors tournera de l’un ou de l’autre côté, par la pression de la rêne opposée, combinée avec le demi-temps d'arrêt. Le dressage, auquel ce cheval a été soumis, l’a habitué à se mobiliser et à répondre à la plus légère différence que vous mettrez entre les diverses actions de la main, et, en définitive, un cheval, retenez-le bien, peut être tourné à droite par la seule rêne droite, par la rêne gauche, ou par l'accord ou l’action simultanée des deux

rènes, ce qui sera le nec plus ultra de la justesse. Nous en reparlerons plus tard.

Vous le voyez, Madame, les mouvements de votre main, déjà très-restreints, devront se resserrer d'autant plus que le cheval sera plus fin et mieux dressé, et que, de votre côté, vous vous serez plus intimement mise en contact avec lui.

Permettez-nous maintenant de dire au Jeune professeur quelle marche il doit suivre, s’il veut promptement faire atteindre ce degré de perfection à son

élève.

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