‹ ErasmeChapitre 111 sur 247 · NdV. Tr.st'irn., iio!. p. ')IJo · texte numérisé non relu

NdV. Tr.st'irn., iio!. p. ')IJo

à ces moines qui avaient défriché les campagnes, abattu les forêts, partout vaincu les forces aveugles de la nature ? Eux aussi, dans Tordre intellectuel, ne nous ontils pas rendu, arrosé de leurs sueurs, ce sol précieux de l'antiquité, depuis si longtemps caché sous les ronces? L'érudition moderne ne s'est-elle pas élevée à l'abri de leur science, comme autrefois les villes naissaient à l'ombre des cloîtres ? Il serait juste de nous le rappeler et de ne pas nous croire quittes envers la mémoire de ces ancêtres, parce que nous avons daigné recueillir leur héritage. Nous nous efforcerons du moins de ne pas l'oublier nous-même , et dans l'étude des œuvres d'Erasme, nous chercherons à concilier la reconnaissance qu'il mérite avec le respect que l'on doit à la vérité.

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