‹ ErasmeChapitre 12 sur 247 · I. Kl., 11. — J. 1.1. ■III · texte numérisé non relu

I. Kl., 11. — J. 1.1. ■III

hommes distingués, dont quelques uns lui restèrent toujours unis, William (Irocyn, l'élève de Yitelli et de Politien, Linaere, écrivain scrupuleux et habile médecin, qu'Erasme aimait à consulter dans ses fréquentes maladies, Thomas Wolsey, alors hoursier du collège de la Madeleine, John Claimond, Thomas Ilalsey, Colet enfin et Thomas Morus, qui avait à peine dix-huit ans, et dont Erasme louait déjà « l'heureux, le doux et gracieux esprit ' . »

Dans lu correspondance d'Erasme, les lettres qui se rapportent à ce premier séjour en Angleterre sont comme éclairées d'un sourire qui s'efface bientôt dans celles qu'il éci'it de Paris. Eà il se retrouve en présence de la gêne. Privé par la malice d'un envicuix de son élève Thomas Grey, fils du marquis de Dorset, il se voit contraint, malgré Téloignement qu'il ressentait pour les fonctions de précepteur, de se charger d'un jeune homme de Lubeck, nommé Christiern, et dont le père lui avait promis, pour prix de ses soins, « trente deux écus et un habit \ » Sa santé était chancelante. Il craignait les fièvres épidémiques, si fréquentes à cette époque, et, pour échapper à leur influence contagieuse, il n'hésitait pas à changer de quartier, ou encore à se réfugier à Orléans, chez son ami Jacques Tutor, professeur de droit canon. « Pour bien vivre, disait-il, encore faut-il vivre. »

L'une des surprises qui attend le biographe des érudits de la Renaissance, c'(^st le sp(?ctacle de leur prodigieuse activité. On a p(Mne à les suivre courant les grandes rout(^s, et partout che\ancliant en Irisle é(pii- ]»age, à la recbercbe (b's livres iioiiNcaiix, i\Hu |>rof'es-

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