‹ ErasmeChapitre 138 sur 247 · Histoire (If; hi pnpouté nu seizième siècle, p · texte numérisé non relu

Histoire (If; hi pnpouté nu seizième siècle, p

2. Rabau .Maur, né à Mayence vers 776, et mort eu 836, combattit les erreurs de fJottcschallv daus sou livre intitulé : De prxdestinalioiie adverses Godescimhnn epistoix très.

ther, a complètement corrompu la nature humaine; c'est pourquoi Fhomme nait complètement serf. Ainsi déchu, il ne mérite que la réprobation divine. Dire que l'homme puisse faire lé bien par ses propres forces est une parole impie : c'est la détestable hérésie que Pelage a puisée chez Aristote. Comment alors, nés ennemis de Dieu et esclaves du démon, pouvons-nous èire justifiés, c'est-à-dire redevenir agréables à Dieu? Nous sommes justifiés, parce que Dieu nous impute la justice de Jésus- Christ comme si elle était la nôtre propre, et qgHg^ justice imputée, c'est par la foi que nous nous l'approprions ^ Mais l'homme ne peut qu'attendre passivement cette grâce de la foi qui lui donne la promesse infaillible de sa justification. Tous ne la reçoivent pas : « l'Esprit souffle où il veut ; » nous ne pouvons ni la mériter, ni y disposer notre âme par nos œuvres, puisque nos œuvres sont mortes, que nos meilleures actions, faites en dehors de la foi, sont des péchés mortels. « Dieu, dit Luther, fait en nous le bien comme le mal... Il vous plaît quand il couronne des indignes; il ne doit pas vous déplaire quand il damne des innocents K » Sans aller jusqu'à la prédestination calviniste, qui est la certitude de l'inamissibilité de la grâce et du salut éternel, Luther veut que le lidèle soit assuré de sa justitication, tant qu'il a la foi, sans être assuré pour cela qu'il n'ait

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