‹ ErasmeChapitre 15 sur 247 · E|j. 4>. — i. /)'• (iiiii>lc(t<-ii(l(i fiifiiti · texte numérisé non relu

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tenir sa pension qu'à force de pressantes réclamations. Jusqu'au xvnf siècle, l'écrivain restera ainsi le client des grandes familles, et les esprits môme les plus fiers accepteront ce patronage, quitte à se soulager par d'amères sorties contre cette noblesse qui les fait vivre.

Le désir et l'espoir de rencontrer une destinée meilleure, la crainte aussi des épidémies, nous expliquent les courses continuelles d'Erasme de Paris en Hollande et de Hollande en Angleterre. Ce qui déroute le biographe, c'est qu'il lit parfois dans sa correspondance des lettres écrites en des lieux différents, et qui portent la même date '. Quoiqu'il en soit, au mois de juillet 1499, il est à ïornhoens, auprès de Battus. Il y goûte quelque douceur et écrit à un de ses amis : « Ce serait en vérité la vie des dieux, si nous avions un peu plus de livres -. » Au mois d'octobre, il est à Oxford, et de là il engage Fauste Andrelin à venir partager son heureuse fortune : « Vous trouverez ici des nymphes faciles et souriantes que vous préférerez bientôt aux Muses ellesmêmes. Partout où vous allez, ce ne sont ({ue baisers ^ » Mais, à son départ, l']rasme est victime d'une fâcheuse aventure <ju'il supporta d'ailleurs avec une résignation toute! philosoplii(jue. Il parait qu'un règlement défendait aux étrangers de sortir du royaume en emportant plus de six angelots ', et (jue les agents i\o la douane

1. l.a date de iihisiciirs Ictlros irÉrasinc a (Ht' hennnisemonl corrigt'e par .M. Ucrmiugard dans son iniportanlo piililicatinn : Correspondu itre (les réfornudeuvs lUnis les pays de lanf/ue franniise, 4 vol. in-S", 18(iG- 1872. Lévy.

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