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pour autrui le renoncement aux biens de ce monde, se mêlant enfin avec ardeur à la vie politique et recherchant la gloire des armes. « On trouve aujourd'hui des évèques qui regardent comme un plus grand honneur pour eux de marcher escortés de trois cents cavaliers armés de balistes, de lances et de mousquets, que de porter partout avec eux les Livres saints, entourés de diacres pieux et savants. Pourquoi se croient-ils grandis par cet éclat que méprisaient tant les grands évèques auxquels ils ont succédé? Pourquoi les trompettes et les clairons résonnent-ils plus agréablement à leurs oreilles que la parole de Dieu ' ? » Il n'était pas rare de trouver dans les armées un cardinal général, un duc évèque^ des comtes abbés. « Ils ressemblent à des statues faites de pierreries et de boue, » dit Erasme, et il conseille au clergé d'Allemagne d'imiter celui d'Angleterre, qui ne se mêle ni de politique ni de guerre ^ Le clergé se laissait ainsi, par oubli de ses vrais devoirs, envahir par les moines. « Les prêtres qui se nomment séculiers, comme s'ils étaient voués au monde et non au Christ, rejettent tout le fardeau sur les réguliers, les réguliers sur les moines', les moines plus relâchés sur les moines dont la règle est plus étroite; ceux-ci sur les mendiants, les mendiants sur les chartreux, les seuls cîiez qui la piété demeure cachée, mais si bien cachée qu'il est presque impossible de l'apercevoir ^ »
': 1. InEvanrj. Mm-ci.