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pas chez les mendiants. Enfin toute la race dos moines crie de concert : Le Christ est ici, il n'est pas chez les prêtres qui ne portent pas le capuchon. On n'entend partout que des voix qui crient : Le Christ est ici. Mais que dit le Christ lui-même? Ne les croyez pas. Le Christ n'est pas divisé, il n'est pas dans les choses corporelles. Le Christ n'est nulle part où ne sont pas des sentiments dignes du Christ. Il veut appartenir à tous, lui qui est le soleil du monde '. »
Avec moins de verve, mais peut-être plus de colère que Rahelais, Erasme adresse aux moines les mêmes reproches ; il croit tout ce que l'on en dit quand on en parle mal ; il ne paraît pas soupçonner que la passion qui l'anime trop visihlemcnt est plus capable d'éveiller la défiance qu'une satire mesurée, qui frapperait au bon endroit. En outre, nous ne pouvons guère ne pas relever comme une contradiction la prétendue tyrannie des moines et la liberté avec laquelle Erasme les attaque ; aussi Voltaire nous semble avoir singulièrement exagéré les dangers que courait Erasme de ce côté, quand il lui fait dire « qu'il étail entouré de fanatiques et qu'il avait besoin d'une grande circonspection pour n'être pas brûlé par les uns ou assassiné par les autres ^ »
Erasme, on le sait déjà, ne tarit pas sur l'ignorance des moines : ils ne comprennent pas même leurs psaumes, et le supérieur, comme l'abbé mis en scène par Rabelais \ entretient cette ignorance avec soin, pour qu'ils ne s'avisent pas de contredire et de citer les Uécrétak's \ Ils élèvent de riches monastères, « pendant que