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CHAPITRE IV

I. La morale au moyeu âge. — Naissance du casuitisme. — Eu quoi cousiste la sécularisation de la morale ? — Sa légitimité, ses excès. — II. Érasme et .Montaigne moralistes. — Caractère des œuvres morales d'Érasme. — De la part qu'il réserve à l'antiquité dans la morale. — Tendance à transformer la religion en une philosophie morale. — Du mariage et du divorce. — Préventions contre les pratiques extérieures. — Coutradictious chez Érasme. — De la mort. — III. La famille. — Conditions d'un mariage heureux. — Conseils à la jeune femme. — Devoirs du mari. — La mère de famille. — Première éducation de l'eufaut. — IV. Questions de morale sociale au début du xvi<= siècle. — Rapports de l'Église et de l'État. — L'éducation du prince — Opposition avec Machiavel. —De la liberté du travail et du commerce. — Causes morales de la faiblesse de l'Europe contre les Turcs.

Érasmo n'est pas un de ces moralistes philosophes qui s'appliquent à découvrir et à formuler le }>rincipe sur lequel la morale doit reposer. Sa place naturelle est au milieu des moralistes observateurs qui, à la manière de Plutarque, cherchent, par de sages conseils fmement exprimés, à nous rendre plus avisés, plus sages, plus heureux. Ceux-ci, pour la [dupait. aimcM-aieiil, sans nous humilier, nous amener à iec«»nnaiU'e nos infirmités et à prendre en patience celles des autres, puisque le [>lus s(uiV(Mi( nous ne |H)u\<»ns inuis iiU('rir(U's n(')lres. Ils n(; s'esliinrnl [);is (h's titres sul'lisiinls pour réclamer

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