‹ ErasmeChapitre 198 sur 247 · hi psalmiim i,xxxv. — 2. ColL Proci et puellœ · texte numérisé non relu

hi psalmiim i,xxxv. — 2. ColL Proci et puellœ

pitation avec laquelle on s'engage des deux côtés dans une aussi décisive affaire que le mariage. Cependant « il en est comme à la guerre, où il n'est pas permis de se tromper deux fois. » Il suffit à la plupart des hommes d'avoir vu la jeune fille dont ils recherchent la main; ils ne causent même pas avec elle, ils ne s'informent pas si elle a été bien élevée, surtout si elle a les qualités qui leur manquent à eux-mêmes. « Il en est qui font consister toute l'éducation d'une jeune fille à bien faire la révérence, à tenir les mains croisées, à pincer les lèvres cjuand elle rit, à ne boire et manger que le moins possible dans un repas, après l'avoir fait dans son particulier, à ne pas présenter la main gauche pour la droite, à toucher les mets du bout des doigts. Instruite de ces niaiseries, elle leur paraît bonne à marier * ! » Erasme ne veut même pas que la beauté physique suffise à fixer notre choix. Pour lui comme pour Montaigne, le mariage est une « compagnie plus encore d'amitié que d'amour, » et, avec plus de délicatesse que l'auteur des Essais, il invite le jeune homme « à ne pas contempler seulement dans la femme qu'il recherche le domicile élégant et fleuri, mais l'hôte qui y habite, son âme, dont la beauté croîtra avec les années. ^ » Prévenant Rousseau, Erasme voudrait qu'une jeune fille apprît un métier, comme celui de tisser la soie, qui fût dans l'aisance un secours contre l'oisiveté et put devenir une ressource utile dans la pauvreté. De leur côté les jeunes filles ont encore un plus grand intérêt à se montrer avisées dans le choix de leurs maris. Erasme les engage à préférer un agriculteur à un soldat; mais surtout il k'S presse de ncî pas si; laiss(;r séduire par un

i. I)<! Mdtriin. christ. — 2. Coll. Proci et j)iu'//,r.

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