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portaitavecimpatience, c'est qu'elle prétendîten garder le monopole. Malgré tout, il est des préjugés que ne brave pas ouvertement dans sa conduite celui même qui les raille dans ses discours.
Erasme dut attendre plusieurs années encore avant de réaliser ce projet. Mais nous sommes ici presque abandonnés par sa correspondance. Une lettre adressée à un prêtre appelé Edmond nous apprend <|u'Erasme se prépare à passer l'hiver de 1500 à 1501 chez le seigneur de Courtemburne, dans son château, à peu de distance de Saint-Omer ' . Une autre lettre, d'ailleurs sans importance, est adressée au docteur Adrien, dont Erasme avait suivi à Louvain le cours de théologie, et qui devint le pape Adrien YI -. Ce fui même sur la recommandation spontanée d'Adrien que les magistrats de Louvain offrirent à Erasme la place de lecteur public; celui-ci la refusa, et la principale raison qu'il donna fut qu'il était trop étranger à la langue hollandaise, « qui n'a su faire, ajouta-t-il, que du mal, et n'a encore été utile à personne ^ »
N'acceptant poiu' la vie d'Erasme d'autre autorité que la sienne ou celle de ses lùographes contemporains, nous sommes, il fautl'avouer, condamné à traverser trop rapidement ces premières années de samaturité. Deux lettres seulement se rapportent àl'an 1501. Lapremière, du 30 juillet, est d'Antoine de Bergen, abbédeSaint-Bertin et frère del'évèque de Cambrai ; ilrecommande Erasme, qui passe l'été auprès de lui, aux fj.veurs du cardinal Jean de Médicis, h' futur r.éonX '*. Une seconcbOelti-e d'iM-nsme hiiiiiêiiir nous ;ip|»r<'i)(l ([u";iu mois de dcccnihrc il rsl h i >rlf'';iiiscli('/.,l.'l'iit(»r. Il l't'ldiinic ;"i IViiis cl, le I .'{ IV' \ ri ci' l.'iO^,