‹ ErasmeChapitre 216 sur 247 · V. IKi. -2. Ihid · texte numérisé non relu

V. IKi. -2. Ihid

ÉCOLES D'E.\SEIGNE:\IENT secondaire. .'iOl

lée par Tattaque de la légion , elle se repliait sans désordre et bientôt présentait à l'ennemi toujours un peu dispersé ses rangs reformés et encore redoutables.

Les causes qui entravaient le progrès des lettres en Allemagne avaient encore, on le comprend, une action plus sensible sur les écoles qui répondaient à peu près à ce qu'on appelle aujourd'hui l'enseignement secondaire.

Au-dessous des universités, qui ressemblent, nous dit Erasme, à de vrais royaumes « où l'on trouve recteur, porte-sceptres, chancelier, conservateurs, doyens et autres magistrats ' , » on comptait en effet beaucoup d'écoles, dont la surveillance était confiée à des membres du clergé régulier, et trop rarement Ruco)isidde la ville. Un préfet, sous le nom de sc/iolasteres, gouvernait la maison, et des maîtres proprement appelés ludi magistri enseignaient sous sa direction. Erasme nous donne la plus triste idée de ces écoles. On aurait peine à admettre tout ce qu'il en dit, si son témoignage sur plusieurs points n'était confirmé par l'autorité grave de Yivès '. Elles avaient gardé la rudesse des âges précédents. Pour être admis et « avoir le droit d't^couter le plus souvent les leçons d'un âne, » il fallait, Erasme le répète plusieurs fois, faire acte de soumission envers les maîtres comme envers les écoliers, et subir sans murmure certaines épreuves ridicules ou odieuses, qui étaient le signe extérieur de cette parfaite obéissance. On peut soupçonner ce que devaient être les brimades inventées par des écoliers allemands du quinzième siècle. Le nouveau venu portait sur le dos tous ceux qui voulaient y che-

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